Résultat de recherche d'images pour J'ai beaucoup aimé les trois romans précédents d'Agnès Ledig. Aussi, c'était avec une certaine impatience que j'attendais la sortie de "On regrettera plus tard" et que j'ai commencé cette lecture.

Verdict? Bof ! Cette fois, je n'ai pas vraiment accroché à l'écriture de l'auteure. Je n'ai ressenti aucun sentiment en lisant ce livre. Valentine, le personnage principal, jeune femme qui a peur d'aimer et de s'attacher à un homme, n'est pas arrivée à me séduire.

Eric, l'homme qu'elle rencontre, un veuf qui vit dans une roulotte avec sa petite fille de 7 ans, je ne l'ai pas trouvé sympathique. Je sais qu'il a été blessé par la vie, qu'il ne veut pas oublier sa femme, qu'il ne veut pas partager l'amour de sa fille avec quelqu'un d'autre. Oui, je le comprends, mais voilà, je n'ai pas réussi à l'apprécier.

La petite est adorable, mais beaucoup trop adulte dans ses réactions et ses réflexions. Elle n'a que 7 ans quand même...

Ensuite il y a Gaël, le collègue de Valentine, amoureux de deux femmes à la fois. Son histoire à lui ne m'a pas convaincu du tout.

Et pour terminer, il y a Gustave, un vieil homme, voisin de Valentine et un peu son protecteur. Je n'ai pas compris qui il était avant la fin du livre. J'ai trouvé son histoire plus émouvante que celle de Valentine. 

Valentine est institutrice et j'ai beaucoup aimé la façon qu'a eue l'auteure de présenter son métier que beaucoup dénigrent. Je ne peux m'empêcher de vous livrer un passage du livre :

" - Mais vous faites quoi?

- Je corrige les cahiers, je prépare ce que je vais faire dans les jours qui viennent et, là, en ce moment, je commence à remplir les bulletins de fin d'année.

- Je ne pensais pas que ça prenait autant de temps.

- Peu de gens pensent qu'on travaille en dehors des heures de classe.  Ils s'imaginent qu'on a fini en même temps que les enfants, qu'on ferme l'école et qu'on rentre chez nous lire le dernier Télérama ou tricoter des pulls de laine. Et que, pendant les vacances, on est vraiment en vacances. 

- Et ce n'est pas le cas?

- S'occuper de trente enfants une journée entière, vous avez déjà imaginé la situation?

- Non.

- Essayez, vous verrez, c'est drôle.

- J'en serais incapable.

- Ah, ça, c'est encore une réaction très répandue. Les gens pensent que nous avons un métier très sympa et facile, mais ils se sentiraient incapables de prendre notre place. Ça ne les empêche pas d'avoir tous un avis sur la question. Sous prétexte qu'ils sont passés par l'école un jour....

... Le plaisir n'annule pas la difficulté. Je ne me plains pas, j'ai la sécurité de l'emploi, j'ai des congés, c'est un métier intéressant et varié, mais j'ai du mal à supporter quand on me dit que je ne fous rien. Et puis, il y a la responsabilité d'enfants qui ne sont pas les vôtres....

... C'est épuisant, parce qu'il y a une pression permanente. On n'a pas un instant de répit. A part à la récréation. Et encore, nous devons garder la vigilance en position ON. Dans la classe, l'attention est continue. Il faut savoir gérer plusieurs choses en même temps. Faire face à des enfants turbulents, voire violents avec leurs camarades, et pouvoir en même temps s'occuper de celui qui, ultradiscret, ne fera rien si on ne vient pas le chercher et le prendre par la main...."

Une dernière chose : Je pense que depuis les 50 nuances de gris (que je n'ai pas lu), la mode est à l'érotisme. Agnès Ledig s'y est essayée à deux ou trois reprises dans ce livre. Pour moi, ce n'était pas nécessaire, mais c'est peut-être une façon d'accrocher certains lecteurs...