D'un livre à l'autre

01 juillet 2015

L'enfant des Lumières de Françoise Chandernagor

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Voilà plusieurs années que je voulais découvrir Françoise Chandernagor. Le mot enfant dans le titre de ce roman m'en a donné l'occasion. Un pavé de 500 pages que j'ai abandonné après en avoir lu 150. Je commençais à passer trop de paragraphes, ce qui est un mauvais signe, signe d'un manque d'intérêt certain.

Et pourtant, les personnages sont intéressants : Madame de Breyves, mariée par intérêt au comte Henri de Breyves dont elle tombe amoureuse et à qui est voue un véritable culte, leur fils, Alexis, charmant bambin de sept ans à qui on a caché le suicide de son père, toujours prêt à faire les quatre cents coups. 

Nous sommes à  la fin du XVIIIe siècle, la Révolution n'est pas loin, le siècle des Lumières s'achève, l'ancien régime vacille sur ses bases et madame de Breyves veut faire de son fils un homme apte à tous les combats. 

C'est une mère inquiète, tourmentée, émouvante, divisée, passionnée et un professeur d'immoralité que Françoise Chandernagor nous dépeint ici.

Le style est parfait. L'auteure, membre de l'Académie Goncourt, écrit admirablement bien.

Et pourtant..., et pourtant, je n'ai pas vraiment accroché au récit que j'ai trouvé trop long. J'ai mis trop de temps pour atteindre la 150e page qui m'a fait renoncer à ma lecture, j'ai passé trop de paragrapes, ce qui prouve mon désintérêt. J'ai donc mis fin à une lecture qui aurait pu m'instruire sur cette période en France. Tant pis. Je n'ai sans doute pas choisi le bon moment pour découvrir l'auteure.

Un livre de qualité mais qui n'a pas su m'accrocher...

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vacances

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30 juin 2015

Le mardi sur son 31

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Dernier mardi de juin, celui que je préfère, celui qui me libère du joug des élèves pour deux mois. 

J'ai commencé un pavé (que je ne lirai sans doute pas jusqu'au bout) : "L'enfant des lumières" de Françoise Chandernagor. C'est le premier livre que je lis de cette auteure que je voulais découvrir depuis longtemps.

Malgré un style parfait, je n'arrive pas vraiment à m'intéresser à la vie de Madame de Breyves, veuve à 30 ans, ruinée, réfugiée avec son fils à la campagne, loin de la Cour et de Paris.

Nous sommes à la veille de la Révolution, à la fin du siècle des Lumières, quand l'ancien régime vacille sur ses bases.

A la page 31, on peut notamment lire :

"Un instant, elle pensa à mettre en garde les gobe-mouches de l'auberge contre les risques qu'ils couraient. Puis, elle se dit qu'un colosse qui ne dédaignait pas d'affronter un David de sept ans pour le "plumer" n'était pas non plus trop digne d'intérêt : il semblait juste qu'il fût dupé, s'il devait l'être. "

 

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27 juin 2015

Les enfants de l'hiver de Gilbert Bordes

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Six enfants, tous des fils de résistants recherchés par les Allemands, sont perdus dans les Pyrénées. Ceux qui devaient les faire passer en Espagne ont été tués par les Allemands. Ils ont trouvé refuge dans une grotte et ils attendent les secours. Seulement, les jours passent et les secours n'arrivent pas.

Il faut bien se rendre à l'évidence : les secours ne viendront pas et les enfants devront se débrouiller tout seuls! Au bout de quelques jours, ils décident de retourner d'où ils viennent. Seulement la passerelle qui leur permettrait de retourner au village a été détruite par les Allemands. Les voilà pris au piège de la montagne et l'hiver s'annonce rude, froid et enneigé. 

Une seule solution s'offre à eux : trouver le passage qui les conduira en Espagne. 

Deux d'entre eux partent à travers la montagne. Ils tombent sur des contrebandiers qui comptent les vendre aux Allemands en même temps que leurs deux petits prisonniers : un jeune garçon et une petite fille, frère et soeur. 

Lors d'une soirée très arrosée, l'un des contrebandiers tue l'autre. Un des deux ados tue le deuxième et les voilà à nouveau seuls dans la montagne. Ils renoncent à chercher le passage vers l'Espagne, le chemin est trop dangereux, le froid trop vif, la nourriture manquante, les avalanches toujours possibles...

Ils décident donc de retrouver les autres à la grotte. 

Ces six enfants (huit avec les deux gosses arrachés aux contrebandiers), tous très différents, de culture différente, de religion différente, vont devoir apprendre à vivre en communauté, à vivre dans la montagne, à se nourrir de peu de choses, à s'organiser, à se connaitre...

Un roman qui pourrait plaire aux ados même s'il n'est pas écrit pour eux.

J'ai aimé ce récit même si je le trouve peu crédible. Les enfants découvrent trop de choses "par hasard" (un briquet, des couvertures, de la farine, une radio dans un avion,...)

Quatrième livre lu dans le cadre de mon challenge.

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Quinzième livre que je lis de l'auteur. Je le lis toujours avec un certain plaisir. 

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24 juin 2015

Mal d'enfant d'Elizabeth George

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J'ai découvert Elizabeth George il y a peu avec "Enquête dans le brouillard" qui ne m'avait pas tellement enthousiasmé. J'ai surtout reproché à ce livre sa longueur et les longues descriptions.

J'ai lu "Mal d'enfant" parce qu'il était dans ma PAL et qu'il correspondait à mon challenge.

Ici, je n'ai pas été déçu même si j'ai passé quelques paragraphes comme je le fais généralement avec les pavés.

Dans ce roman, on retrouve les mêmes personnages que dans son premier bouquin : l'inspecteur Linley, son copain Saint-James et la femme de celui-ci qui n'arrive pas à concevoir un enfant.

L'enfant (le manque d'enfants, la mort d'un enfant) est au centre de ce récit et ne prend tout son sens qu'à la fin du roman. 

Deborah Saint-James est dépressive, elle veut donner un enfant à son mari mais n'y arrive pas. Dans un musée, elle rencontre un pasteur Robin Sage qui l'invite chez lui dans le Lancashire. 

Quelques mois plus tard, elle s'y rend avec son mari et découvre le presbytère vide. Le pasteur est mort empoisonné par de la ciguë qu'une femme lui a servi lors d'un souper. 

L'enquête a conclu à une mort accidentelle mais la femme en question est herboriste et il est impossible qu'elle ait confondu la ciguë avec du panais sauvage comme elle le prétend.

Saint-James se demande à qui profiterait le crime et fait venir son ami et inspecteur Linley qui reprend l'enquête...

Pendant toute ma lecture, j'ai tenu le titre du roman en tête. Je me suis dit que le manque d'enfant devait forcément y jouer un rôle et le dénouement nous le prouve.

Suspense donc jusqu'au bout du bouquin. Plusieurs suspects possibles et l'auteur nous envoie sur des fausses pistes.

Les personnages d'Elizabeth George sont bien décrits, parfois trop, et leur vie peut sembler inutile au récit. Il y a toujours moyen de sauter quelques passages si, comme moi, vous avez envie de connaitre la fin sans vous attarder sur des détails.

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" et dans le cadre du challenge "Un pavé par mois" de Bianca

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Ajoutons le challenge américain de Noctenbule et "Les dames en noir" que j'oublie toujours! 

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23 juin 2015

Le mardi sur son 31

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Depuis la semaine dernière, j'ai terminé "Mal d'enfant" d'Elizabeth George et je termine "Les enfants de l'hiver" de Gilbert Bordes.

Ils sont six d'âges différents, ils sont juifs ou catholiques, fils de bourgeois ou d'ouvriers. Leur point commun : ce sont des enfants de résistants et les Allemands veulent les capturer.

Ils sont seuls, en montagne, en plein hiver et devront survivre en attendant les secours.

A la page 31, on trouve notamment :

- Les salauds! grogne le garçon.

La passerelle n'existe plus. Les Allemands l'ont fait sauter. 

-On va passer ailleurs, propose Mathieu, que l'absence de passerelle ne désole pas. 

- Impossible, dit Marie-Hélène. Loïc a dit qu'on ne pouvait passer que par là.

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17 juin 2015

L'enfant qui chante de Frank Andriat

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En fouillant ma PAL, j'ai retrouvé ce titre de Frank Andriat. Le mot "enfant" m'a poussé à lire ce court roman dans le cadre de mon challenge.

L'auteur se met dans la peau d'un ado de 14 ans, sans père, élevé par une mère dépressive. Jean se retrouve dans un home "L'enfant qui chante" car sa mère a dû être hospitalisée.

Lui qui a vécu, seul avec sa mère, qui a obéi presque aveuglément pour ne pas "rendre sa mère malade", se retrouve au milieu d'orphelins, de petits délinquants, dans un cadre qui lui est inconnu, livré à lui-même par moments. 

Dans cet établissement, il est clair qu'il devra apprendre la vie.

Chaque weekend, il se rend chez un commandant, ancien voisin, où il apprendra ce qu'est une vraie famille.

En face du home, il remarque une jeune fille qu'il prénomme Nathalie et à propos de laquelle il fantasme.

Il en veut à sa mère d'être toujours malade et, parfois, se met en colère. Malgré tout, sa mère lui manque et il espère que, bientôt, ils pourront rejoindre leur appartement...

Il ne se passe pas grand-chose dans cet ouvrage mais les personnages sont dépeints avec soin et j'ai aimé vivre ces quelques instants avec Jean.

Petit bémol : Ce livre a été écrit il y a quelques années et je pense qu'un ado de 14 ans, aujourd'hui, ne réagirait plus comme le fait Jean.

Challenge jeunesse également chez Muti

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16 juin 2015

Le mardi sur son 31

Nouveau mardi, nouveau pavé : deuxième roman d'Elizabeth George : "Mal d'enfant". Suspense garanti... Je me creuse la tête pour dénouer l'intrigue...

Un pasteur est mort empoisonné par de la ciguë. L'enquête mène à une mort accidentelle. Pourtant l'empoisonneuse est montrée du doigt. Comment une herboriste peut-elle confondre la ciguë avec le panais sauvage qu'elle a servi au pasteur?

A la page 31, on trouve notamment

"Ils allaient être unis aujourd'hui devant Dieu et devant les hommes. Et ce n'était pas l'absence du révérend Sage qui entraverait le cours inéluctable es choses."

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13 juin 2015

L'enfant rebelle de Christian Laborie

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Nous sommes en 1898. Deux enfants sont abandonnés chez les soeurs.

L'un sera appelé Raphaël, c'est le fils d'une fille-mère, Adèle, orpheline, qui s'est enfuie de la ferme dans laquelle on l'avait recueillie. Le père est sans doute le fils de la maison qui a profité de la situation pour violer sa "soeur", mais elle préfère croire qu'il est le fils du pasteur dont elle est amoureuse. 

L'autre, Vincent, est le fils d'une riche famille, les Rochefort. Il est déposé chez les soeurs pas un mystérieux individu.

Un couple de paysans sans enfants se présente à l'orphelinat. Raphaël est adopté et sera maltraité tout le temps qu'il restera chez les Simon. Un jour, il met le feu à la grange et placé dans un centre fermé. 

Il s'évade mais la guerre le rattrape et il est porté disparu. 

Pourtant, plusieurs années plus tard, une "gueule cassée" se présente chez les Rochefort. Il prétend être Raphaël et dit que la mère supérieure de l'orphelinat s'est trompée lors de l'adoption et qu'il est un Rochefort. Il réclame son héritage...

Roman du terroir, peinture de la France politique et économique au début du XXe siècle, de la société rurale et urbaine récit de guerre, secrets de famille, intrigue, ... "L'enfant rebelle" est un roman complet, un peu long mais le rebondissement à la fin le rend intéressant.

Pour les amateurs du genre. 

Livre lu dans le cadre de mon challenge dont la contrainte est "l'enfance". Je participe également au challenge de Bianca "Un pavé par mois" avec ce roman de près de  500 pages. 

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10 juin 2015

L'instant présent de Guillaume Musso

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Si j'avais arrêté ce bouquin avant la fin, je vous aurais dit qu'il était plutôt nul, le moins bon de tous les Musso. Mais je suis allé au bout de ce récit et mon avis est maintenant beaucoup plus mitigé.

Je vous explique. 

Arthur Costello est un jeune médecin qui subit une malédiction. Son père lui a interdit d'ouvrir une porte cachée derrière un mur de briques dans le phare qui lui appartient. En même temps, il lui fournit tous les outils pour démolir le mur. Arthur comprend bien que son père n'attend qu'une chose : que son fils lui désobéisse et qu'il sache avant sa mort ce que son propre père lui a caché.

Arthur s'empresse de forcer la porte, entre dans une pièce vide et la malédiction s'abat sur lui.

Pendant 24 ans, il ne vivra qu'un jour par an. Le reste du temps, il n'existera pas. 

Et, au bout de ces 24 années/journées, plus rien de ce qu'il a connu n'existera. C'est ce qui est arrivé à son grand-père qu'il retrouve dans un asile psychiatrique. Il le fait évader avec l'aide de Lisa, jeune femme qui rêve de devenir comédienne, et dans la chambre de laquelle il est atterri lors d'un de ses "premiers voyages". 

En effet, à la fin de la journée vécue réellement, le monde s'écroule sous les pieds d'Arthur et il atterrit dans un lieu différent à chaque fois.

Evidemment, le lecteur ne comprend rien et se pose mille questions auxquelles il n'aura les réponses qu'à la fin du récit. Tout cela est bien sûr voulu.

Là, où, pour moi, le bât blesse, c'est que ces journées sont très répétitives et, finalement, ennuyantes. C'est pourquoi j'ai trouvé ce roman bien en dessous de ce que fait Guillaume Musso habituellement.

Et puis, pouf, à la fin, tout s'éclaire et je me suis dit que le roman est fichtrement bien ficelé. D'où le revirement dans mes pensées et mon opinion sur le livre.

A lire donc si le côté répétitif ne vous ennuie pas.

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09 juin 2015

Le mardi sur son 31

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En ce mardi, un petit livre d'une bonne centaine de pages "L'enfant qui chante" de Frank Andriat, un auteur que je lis régulièrement.

"L'enfant qui chante" est le nom d'un home d'enfants dans lequel est placé Jean, enfant sans père et dont la mère est à l'hôpital. Le voici plongé dans un monde qu'il ne connaissait pas du tout. A lui de faire l'apprentissage de la vie.

A la page 31, on trouve notamment :

"Autant il courait pour rejoindre l'appartement où Maman l'attendait, autant il traine pour rentrer à "L'enfant qui chante". 

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