D'un livre à l'autre

16 août 2017

Outre-mère de Dominique Costermans

Résultat de recherche d'images pour "outre-mère costermans"Un Juif nazi, ça a existé? Et pourquoi pas? Fiction ou réalité? 

Lucie fait des recherches sur son grand-père Charles, le père de sa mère, Hélène, qui ne parle pas beaucoup de son passé, encore moins de "l'auteur de ses jours" comme elle l'appelle, qui a lâchement abandonné sa femme, l'a même envoyée en Allemagne parce qu'elle a prévenu des voisins juifs qu'ils allaient être arrêtés et qui a caché sa fille Hélène avant de prendre la fuite après la guerre.

Charles était juif, mais il a réussi à passer dans le camp ennemi et peut-être à envoyer des Juifs dans des camps de concentration.

Quand sa femme Suzy est revenue d'Allemagne, elle a retrouvé sa fille, Hélène, placée chez des gens, et son petit garçon Mischa, mort ! La mère adoptive de la petite a tout fait pour éloigner Suzy de sa propre fille. La gamine a vécu en croyant que sa mère vivait loin de chez elle, alors qu'elle était là, à proximité. 

"Outre-mère", c'est l'histoire de ce Juif collabo, mais c'est aussi l'histoire d'une famille, de ses quatre femmes, de ses enfants, des dommages collatéraux causés par sa trahison à son pays, la Belgique. 

Les choses auraient-elles été différentes si Charles avait été accepté par l'armée belge? Aurait-il combattu pour la liberté de la Belgique au lieu de trahir son pays?

"Outre-mère", c'est aussi l'histoire d'un homme autoritaire, violent parfois, peut-être même pédophile.

"Outre-mère", c'est l'histoire d'une femme, Lucie, des générations précédentes, des quatre femmes qui ont rencontré celui qui forgera leur destin.

"Outre-mère" n'est pas un livre sur la guerre, plutôt une analyse de ce qui est, ce qui a été, et ce qui aurait pu être différent si...si Charles n'avait pas existé, s'il avait été un autre homme, s'il avait été quelqu'un de bien...

Un livre que j'ai apprécié et pourtant j'ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture avec les différents personnages. Heureusement, l'auteur a fourni un arbre généalogique de la famille qui est une aide précieuse ! Malgré cela, j'ai cru abandonné le livre dans les premières pages, car je devais trop souvent me référer à cet arbre généalogique.

Ce qui m'a le plus gêné (il a fallu le temps que je le comprenne), c'est que Lucie est parfois la narratrice du récit, parfois l'héroïne racontée par un narrateur (l'auteur) sans que cela se remarque de manière typographique. Une fois que j'ai compris ça, l'histoire a coulé de source.

Un premier roman réussi pour Dominique Costermans, auteure de nouvelles parues aux éditions Quadrature ou Luce Wilquin. 

 

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15 août 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

challenge mardi

Aujourd'hui, je vous présente un livre qui m'a été chaudement recommandé lors de la foire du livre de Mons. Il s'agit de "C'est un secret entre nous" de Martine Roland.

Alban est le résultat d'un viol perpétré sur sa mère alors âgée de seize ans. Il grandit dans un climat incestueux avec une mère qu'il adore et hait tout à la fois...

A la page 31, on peut notamment lire

"Elle se laissa choyer, non sans étonnement, par ce fils qui n'avait jamais cessé de la surprendre, et se dit qu'il valait mieux en profiter avant que le vent ne tournât à nouveau dans son esprit lunatique et insaisissable."

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09 août 2017

Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle Monnin

Résultat de recherche d'images pour "des gens dans l'enveloppe"Tout le monde connait l'originalité de ce livre : des photos achetées sur Internet ont donné naissance à un récit suivi d'une enquête pour retrouver les personnages figurant sur les portraits.

Rencontré à plusieurs reprises sur les blogs, j'ai eu envie de découvrir aussi ce roman particulier découpé en deux parties.

La première partie raconte donc l'histoire d'une famille inspirée par les photos achetées par l'auteure. L'héroïne est une petite fille : Laurence. Un jour, sa mère disparait sans laisser de traces, sans avoir rien laisser présager de son départ. Michelle est-elle morte? A-t-elle été enlevée? Est-elle partie de son plein gré en abandonnant sa fille? 

Toute sa vie, cette petite qui a grandi sans mère n'aura de cesse de la retrouver, de savoir ce qui a motivé son départ, ce qui les a séparés. 

La première partie est elle-même divisée en 3 morceaux : 

- le premier raconte la vie de Laurence s'étalant sur dix années, de 1978 à 1988

- le deuxlème est antérieur à ces années. C'est Michelle qui raconte les événements qui ont précédé sa disparition et la raison pour laquelle elle est partie

- le troisième raconte la vie de Simone, la grand-mère qui a remplacé la mère absente. Sa biographie est entrecoupée des lettres que lui écrit sa petite-fille de 1988 à 1994. Laurence est, en effet, partie à la recherche de sa mère et de l'amant de celle-ci  à Buenos Aires où elle a fini par s'établir. 

Serge, le père de la petite n'est pas absent. On le retrouve à travers les différents morceaux. Il conclura d'ailleurs le récit.

La deuxième partie du livre, tout à fait différente, raconte l'enquête menée par Isabelle Monnin pour retrouver les vrais personnages de son récit. Coïncidence curieuse : la petite s'appelait effectivement Laurence. 

Elle commence par rencontrer Serge qui se nomme Michel puis elle rencontre Laurence, son héroïne qui a des traits de ressemblance avec son personnage de fiction.

Deux récits donc, deux livres en un, très différents l'un de l'autre. Une expérience très intéressante. J'imagine aisément le trouble causé par la rencontre des personnages réels très dissemblables ou pas de ceux imaginés par l'auteur.

Si le lecteur peut relever de très belles phrases écrites par Isabelle Monnin dans la première partie du livre, j'ai, moi, eu du mal avec son style, notamment dans la partie réservée à la grand-mère. 

ex. "Sa colère rentre à la maison, des cailloux dans le coeur, des ronces dans la gorge. Chut, pas parler"

"Elle voudrait pouvoir se coudre. Coudre ses paupières, manger les photos et puis coudre sa bouche. Se coudre pour tout garder dedans."

Bien sûr, des phrases tirées de leur contexte n'ont plus le même impact et l'auteure a utilisé un style différent selon les personnages et surtout selon leur âge, mais quelque chose m'a gêné dans l'écriture d'Isabelle Monnin.

Alex Beaupain, le compagnon d'Isabelle Monnin, a fait de ce livre un album de chansons que j'ai aimé découvrir. 

A vous de vous faire votre propre opinion sur l'ensemble si ce n'est déjà fait. Un livre que je conseille malgré mon avis mitigé.

 

 

 

 

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08 août 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

De retour de vacances (une semaine passée dans la Loire) où j'ai enfin pu trouver le calme et la quiétude dont j'avais besoin, je lis un roman très addictif "La femme à droite sur la photo" de Valentin Musso

1959 : Une femme à qui on promettait une grande carrière d'actrice disparait en abandonnant son petit garçon d'un an. 39 ans plus tard, son fils, scénariste, veut savoir ce qui s'est passé le jour de la disparition de sa mère. Il rencontre un metteur en scène qui a dirigé sa mère...

A la page 31, on trouve notamment : 

"Je fus étonné qu'il m'appelle par mon prénom. Ce détail mis de côté, la première impression qu'il me fit fut celle d'une étonnante familiarité. Tout, dans la manière qu'il eut de se lever, dans la poignée de main affable qu'il me tendit, dans le ton enjoué avec lequel il me salua, créait un contraste saisissant avec le message lapidaire qu'il m'avait laissé. Il me faisait l'effet d'accueillir un ami qu'il aurait simplement quitté la veille."

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02 août 2017

Les arcanes du chaos, Prédateurs, La théorie Gaïa de Maxime Chattam

Et voilà, j'ai terminé ma première trilogie de l'été. J'ai découvert Maxime Chattam il y a deux ans avec la trilogie du Mal qui m'avait scotché à ma chaise. 

Cette année, je me suis lancé dans "Le cycle de l'homme", une trilogie dont les livres peuvent être lus indépendamment les uns des autres, et sans ordre précis. 

Le premier s'intitule "Les arcanes du chaos" et a pour thème la manipulation du peuple, les mensonges de ceux qui nous dirigent, la recherche du pouvoir et de l'argent. 

Le titre du deuxième est "Prédateurs". Je me suis rendu compte que j'ai lu ce roman l'an dernier. Je ne savais pas alors qu'il faisait partie d'une série. Il parlait des serial killers et de leur enfance. Dans ce tome, Maxime Chattam s'est intéressé à l'essence même du meurtre.

Et le troisième "La théorie Gaïa" met l'homme en cause dans les dérèglements climatiques. 

Les arcanes du chaos

Résultat de recherche d'images pour "les arcanes du chaos + blog"Si on m'avait donné ce roman en cachant le nom de l'auteur, je n'aurais pas trouvé Maxime Chattam. J'aurais plutôt pensé à Dan Brown tant la construction m'a rappelé le "Da Vinci Code" ou encore "Anges et démons". 

Une héroïne, un compagnon, des courses-poursuites, des tueurs, la recherche de la vérité, des faits historiques, font de ce roman un page-turner dans le style de ceux cités plus haut ! 

Yael vit seul dans un appartement au-dessus des catacombes de Paris. Chez elle, le sol est en verre, et en allumant des lampes, sa vue plonge dans les profondeurs de la ville lumière ! 

Un jour, des ombres se manifestent à elle. Des messages apparaissent sur son ordinateur ou ailleurs. Elle prend peur, se croit folle, et en parle à Thomas, un reporter rencontré dans un bar. 

Les voilà pris dans un tourbillon infernal dont nul ne peut sortir indemne ! 

De l'assassinat de Lincoln ou de Kennedy à la mort de Marylin Monroe, en passant par le Titanic ou l'explosion des tours jumelles, Maxime Chattam veut faire croire à ses lecteurs que rien n'est dû au hasard, que des "ombres" agissent dans l'ombre pour nous manipuler, pour changer l'Histoire, pour accéder au pouvoir et à la richesse, nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, éliminant toux ceux qui pourraient mettre un frein à leur gourmandise sans fin, manipulant la presse,...

Et le pire, c'est qu'à la fin du livre, on se demande où est la part de vérité dans ce roman dérangeant...

Maxime plonge également ses lecteurs dans des organisations secrètes genre Illuminati ou Skulls  and Bones dont je n'avais jamais entendu parler. 

Un roman très différent de ce que j'ai lu de Chattam jusqu'à présent. Je m'attendais à tout autre chose. Un roman intéressant pour ceux qui ont des connaissances historiques mondiales, difficile pour les autres...

Ce qui m'a le plus embêté, c'est le genre "super woman" de l'héroïne qui échappe à tout ... ou presque. De sa voiture criblée de balles, elle sort, par exemple, indemne et n'est même pas interpellée par la police. Et puis, pourquoi doit-elle aller chercher les messages qui lui sont destinés à des endroits inaccessibles? Les lui donner directement aurait été beaucoup plus simple ! 

Un billet en mi-teinte donc. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voir ce billet très complet : ici

Prédateurs.

Résultat de recherche d'images pour Je vous remets mon billet de l'année dernière puisque je l'ai lu en septembre 2016 :

Avec Chattam, il faut s'y attendre : le sang coule et les tortures sont partie prenante du récit.

L'histoire se passe pendant la guerre, au milieu de soldats. 

Tout d'abord, un homme a été assassiné sur un bateau de guerre. Il a été décapité et l'on a changé sa tête par celle d'un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police Militaire est chargé de l'enquête. 

Une infirmière, Ann Dawson, veut absolument l'aider à démasquer le psychopathe qui agit dans l'ombre. 

Les meurtres se poursuivent et l'enquête se dirige vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme quasiment une secte dans laquelle chacun s'entraide. 

Le meurtrier finit par être tué ! 

L'histoire s'arrête là? Impossible car il y reste plus de cent pages à lire ! C'est donc sans surprise que les meurtres reprennent. Six mois ont passé depuis l'assassinat du présumé coupable. Frewin et Ann Dawson se sont perdus de vue. Le lieutenant la rappelle pour continuer l'enquête...

Le Mal rôde, le Mal est là, tout autour de nous. Il est partout. Frewin l'a en lui également, il cache une partie de son passé. Quant à Ann Dawson, elle ne veut rien révéler de son enfance et du Mal qui la ronge...

Un thriller qui m'a beaucoup plu malgré les détails de torture ou d'autopsie que je n'aime pas lire et malgré quelques imperfections. Le meurtrier tue de manière barbare. Comment peut-il rentrer au camp sans se faire remarquer. Ses vêtements doivent être maculés du sang de ses victimes ! Et même s'il arrive à passer inaperçu, le sang est très difficile à faire disparaitre des tissus. Comment y arrive-t-il?

Un petit truc qui m'a embêté aussi : les 3 premières victimes sont tuées selon un rite basé sur l'astrologie. Les suivantes n'ont plus rien à voir avec l'art de la divination. C'est rare un serial-killer qui change de modus operandi, même si c'est pour tromper les enquêteurs...

Les chapitres sont courts, se lisent vite. Les pages se tournent très vite avec l'envie d'en savoir plus sur le tueur qui pourrait être n'importe quel personnage finalement. Aucun indice ne permet de découvrir son identité...

La théorie Gaïa

La théorie Gaïa par Chattam Je pensais que le thème de ce roman était les changements climatiques provoqués par les activités humaines, mais si le mauvais temps joue un grand rôle dans le récit, ce n'en est pas le thème principal. Maxime Chattam plonge, dans ses trois romans, au coeur de l'âme humaine. Des expériences sur des tueurs en série ont lieu sur une île de Polynésie. Tout est orchestré et analysé depuis l'observatoire du Pic du Midi. 

C'est dans ces deux endroits que sont envoyés Peter, biologiste et son beau-frère Benjamin, sociologue tandis qu'Emma, la femme de Peter, paléoanthropologue part pour Fatu Hiva. 

Tous les trois y sont bloqués par les conditions atmosphériques. C'est la Commission Européenne qui les a envoyés là afin de vérifier les agissements de chercheurs. 

Chaque chapitre du roman alterne les découvertes faites en métropole ou sur l'île. 

Si dans le premier tome de cette trilogie j'ai pensé à Dan Brown, dans la partie de l'histoire qui se déroule avec Emma à Fatu Hiva, j'ai cru être plongé dans un roman de Stephen King. Ici, les monstres sont des hommes, des tueurs en série "volés" dans les prisons, le pire que la terre peut engendrer ! Et la pauvre Emma devra faire face à ces démons échappés de leur enclos où leur cerveau était sujet d'étude. 

Qu'est-ce qui fait qu'un quidam, un jour, se révèle être un monstre? Certains gènes sont-ils à l'origine de la violence dont font preuve bon nombre de nos compatriotes? 

Réponse dans l'excellent tome 3 de la série " Le cycle de l'homme", une trilogie que je conseille vivement. 

Réflexion supplémentaire issue du bouquin : Dans la cour des petits de l'école maternelle, on peut remarquer des enfants dominateurs, violents, sans pitié. Sont-ce de futurs leaders ? dictateurs ? manipulateurs? Il semblerait que tout enfant qui nait a cette violence en lui, cet instinct de prédateur qui date de la préhistoire; c'est l'éducation que l'enfant reçoit qui enfermerait cette violence à l'intérieur de lui ou qui la ferait exploser... C'est grave, non? 

Le sujet vous intéresse? Cliquez ici

trilogie de l'été1ère trilogie lue pour mon challenge

 

 

 

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01 août 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

 Si je vous dis "Le cri", vous pensez invariablement à l'oeuvre de Munch ! Vous pourrez maintenant penser au thriller de Nicolas Beuglet. "Le cri", c'est celui qu'a poussé un malade enfermé dans un hôpital psychiatrique en mourant.

Sarah Geringën, inspectrice est appelée dans un hôpital psychiatrique. Un résident s'est donné la mort par strangulation. Lorsqu'elle arrive sur les lieux, la version change : le type est décédé d'une crise cardiaque... Sarah décide de s'y intéresser quand même...

A la page 31, on trouve notamment

"- Bien, si je comprends bien, maintenant que vous êtes là, autant aller jusqu'au bout de la procédure. Cela dit, je pense que l'affaire ne vous prendra guère de temps. Par ici, s'il vous plait."

 

 

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26 juillet 2017

La Rinascente d'Edmée de Xhavée

Sous le titre "La Rinascente" qu'on traduit par "La renaissante" se cache un recueil de huit nouvelles, huit destins de femmes qui aiment, qui sont fidèles ou trompent leur mari, qui n'aiment qu'une fois ou plusieurs fois, qui restent toute la vie avec celui qui leur a dit "oui" ou qui le quittent en espérant vivre un amour plus grand, plus fort, plus long, à jamais.

Avec Edmée, l'amour n'est jamais simple, l'amour n'est jamais infini; les relations hommes/femmes sont toujours compliquées, parsemées d'embûches; l'union n'est jamais immuable. 

Pourtant, elles y croient, ces héroïnes au coeur tendre, palpitant d'amour, blessé, fendu, en morceaux, recollé, rajeuni,... Mais la vie décide pour elles. Et certains (car tous ceux qui aiment ne sont pas de sexe féminin) tiendront leur amour enfoui en eux jusqu'au tombeau où les attend l'être aimé. 

Et pourquoi ce titre? Car après avoir gardé le patrimoine familial grâce au mariage, élevé des enfants, aimé ou subi un mari imposé ou choisi pour diverses raisons, après avoir mûri, vieilli, goûté aux plaisirs et aux contraintes de la vie à deux, ces femmes renaissent parfois à la vie, lui donnant une seconde chance avant qu'il ne soit trop tard, que la vie disparaisse,...

Histoires d'un amour, oui, mais aussi histoire d'une classe sociale, de lieux, de souvenirs d'enfance, de traditions oubliées,...

J'aime la plume d'Edmée, ce n'est pas un secret, et Edmée excelle dans l'écriture de nouvelles; je ne pouvais donc qu'être conquis par "La Rinascente" que je conseille à tous les amateurs du genre. Moi, j'aime lire une nouvelle entre chaque roman, plutôt que toutes les histoires à la suite.

Et voici la réponse d'Edmée à mon interrogation : "Un peu pessimiste quand elle parle d'amour, Edmée, non?"

"  Philippe, c'est bizarre, les hommes trouvent que ma vision est sombre, les femmes que ma vision est réaliste. Je crois tout à fait en l'amour, mais le mariage, quant à lui, est plus aléatoire. On y reste parfois pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'amour. Mais c'est une vieille histoire. Et il y a les "arrangements", qui ne sont pas toujours preuve de veulerie mais d'objectivité, d'ouverture d'esprit"

 

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25 juillet 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Cette semaine, je lis un livre que j'ai offert à mon père au nouvel an. C'est pratique ce genre de cadeau, ça me sert aussi puisque tous les livres voyagent entre mon père, ma soeur et moi. Nous sommes 3 grands lecteurs ! 

J'avais vu la publicité pour ce livre quelque part, le sujet me semblait intéressant : un Juif qui a travaillé pour les Allemands pendant la guerre. Sa petite-fille enquête à son sujet. 

Le titre : Outre-mère.

L'auteure : Dominique Costermans

Les éditions : Luce Wilquin

A la page 31, on trouve notamment

"Je leur raconte l'histoire de ma mère, l'enfant cachée à Tournai. De mes grands-parents disparus. Je leur raconte la partie dicible de l'histoire. Je ne mens pas - sinon par omission."

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23 juillet 2017

J'aurais préféré vive de Thierry Cohen

Résultat de recherche d'images pour "j'aurais préféré vivre"Voilà un livre que j'avais très envie de découvrir et, un jour, je l'ai trouvé dans ma boite à livres. L'occasion fait le larron et j'en ai commencé la lecture tout de suite. 

Jeremy a vingt ans. Il a enfin osé déclarer sa flamme à la fille qu'il aime, Victoria. Celle-ci l'a rejeté. Elle va en épouser un autre. Jeremy ne tient plus à la vie, il se suicide. 

Tout juste un an plus tard, il se réveille auprès de la jeune fille, très amoureuse de lui. 

Que s'est-il passé? A-t-il raté son suicide? Qu'est-ce qui a fait que Victoria ait laissé tomber son fiancé pour lui? Jeremy ne se souvient de rien. Cette année passée s'est effacée entièrement de sa mémoire.

Plus tard, il se réveillera père d'un garçon, puis d'un deuxième, ensuite divorcé et, à chaque fois, les années écoulées n'auront nullement marqué sa mémoire. Il en apprend donc sur sa propre vie par sa femme ou ses fils et ce qu'il découvre ne lui plait pas du tout. Il se rend compte que celui qui a vécu sa vie n'est pas lui. Le personnage qui prend sa place possède une tout autre personnalité; sa femme et ses enfants ont peur de lui, ils le détestent et craignent même pour leur vie. 

Il va falloir que Jeremy change le destin, influence sa vie future...

Un roman assez captivant, inattendu, qui torture le cerveau du lecteur et j'aime ça ! 

Un roman que je conseille aux amateurs d'histoires qui sortent de l'ordinaire...

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19 juillet 2017

Gravé dans le sable de Michel Bussi

Résultat de recherche d'images pour "gravé dans le sable + bussi + blogs"Depuis que j'ai découvert Michel Bussi et adoré ses "Nymphéas noirs", je lis un de ses romans de temps en temps. Je pense qu'il ne m'en reste plus qu'un à lire...

Avec "Gravé dans le sable", nous sommes en juin 1944. Le débarquement est proche. 178 rangers vont se lancer à l'assaut de la Pointe Guillaume. Mais, avant de pouvoir escalader la falaise, il faut creuser un passage dans le mur qui interdit son accès. Un tirage au sort sera effectué afin de connaitre l'ordre dans lequel les soldats partiront à l'assaut du mur. 

Oscar Arlington, fils d'une sénatrice,  tire le numéro 4. Il a peu de chances de survivre à l'attaque. Contre 1,44 millions, il échange son billet avec celui de Lucky. Si ce dernier n'en réchappe pas, l'argent devra être versé à sa fiancée, Alice Queen. 

Quant à Alan Woe, il ne quittera plus la France après avoir rencontré une jolie Française, Lison. 

Après un pèlerinage et la recherche de son fiancé en Normandie, Alice Queen s'exile en Australie. 

Vingt ans plus tard, Alan Woe part subitement pour les États-Unis, promettant à Lison de revenir très vite, promesse qu'il ne pourra pas tenir. 

Son départ coïncide à peu près avec le retour d'Alice qui va rencontrer des vétérans venus en France pour commémorer le débarquement. L'un d'entre eux lui apprend l'existence de ce contrat et de la somme qui n'a jamais été versée à la jeune fille. 

Alice décide donc de partir retrouver Arlington et lui faire payer sa dette. Pour cela, elle engage un détective privé...

Le récit se déroule sur différentes époques : 1944, 1964, 1975 et se termine en 1994. Le suspense est présent d'un bout à l'autre du récit. Une fois de plus, l'auteur m'a bluffé ! La première partie est très intéressante historiquement parlant, les autres interpellent sans cesse le lecteur qui a la tête pleine de questions. Alice Queen a-t-elle menti? N'a-t-elle pas reçu la somme promise en 1944? N'essaye-t-elle pas de gagner le pactole une deuxième fois? Qui tire les ficelles? Oscar Arlington, le peureux, le fils de riches? A-t-il caché son manque de courage à sa mère? La sénatrice elle-même? Petit à petit, Alice et son détective approchent de la vérité. Mais attention cela peut devenir dangereux et même très dangereux...

J'ai à nouveau beaucoup aimé le style de Michel Bussi et sa façon de balader ses lecteurs. La fin est, comme d'habitude, une surprise. 

A lire si vous aimez Bussi ou si vous voulez le découvrir. Un roman qui est tout d'abord sorti sous le titre "Omaha Crimes" et qui a été retravaillé par l'auteur avant sa réédition. 

PS De tous les personnages, celui que j'ai trouvé le plus sympathique est le détective, amoureux de la belle Alice, qui étale ses états d'âme dans le récit et ne manque pas d'humour.

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