D'un livre à l'autre

13 juillet 2020

Les déraisons d'Odile d'Oultremont

Les déraisons » d'Odile d'Oultremont - LES LECTURES DU MOUTONSur mon blog consacré à la Belgique, je vous parle aujourd'hui d'un livre que j'ai pas mal rencontré sur les réseaux sociaux : "Les déraisons". 

Si vous voulez en savoir plus sur ce roman et sur Odile d'Oultremont, cette auteure belge, cliquez ici

Je lis belge

 

 

 

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10 juillet 2020

Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre d'Antoine Paje

Il y a 6 ans, je découvrais Antoine Paje avec le roman "Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne", livre qui a lancé l'auteur sur la voie de la réussite. 

Depuis, j'ai lu "Et elle me parla d'un érable, du sourire de l'eau et de l'éternité" et "Les mots sont les fleurs de ton silence". 

Jamais un coup de coeur, mais toujours des livres qui m'interpellent et dans lesquelles je souligne pas mal de phrases. A chaque fois, un titre un peu spécial et une très belle couverture. 

J'attendais donc avec impatience la sortie de "Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre", titre clin d'oeil à l'ouvrage de Masanobu Fukuoka. 

Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre | Lisez!Petite déception pour moi. On ne peut pas gagner à tous les coups ! 

Arthur a la trentaine, il est chimiste, son père est mort suite à la maladie d'Alzheimer et il recherche un médicament pour soigner cette fichue maladie ! 

Je pensais que c'était là le thème du livre, mais non. 

Arthur ne se sent plus à sa place dans le laboratoire où il travaille, c'est l'argent qui les tient et non pas le désir de guérir les gens, il quitte alors son boulot. 

J'ai alors pensé qu'Antoine Paje allait nous parler des lobbies pharmaceutiques, mais non. Ce n'était pas le sujet. 

Antoine se fait plaquer par sa compagne qui le laisse seul avec son chat. N'ayant plus rien à perdre, il décide de partir vivre à la campagne. 

Voilà donc le thème du roman : les néo-ruraux. Tous ces citadins qui quittent la ville pour habiter la campagne mais qui voudraient retrouver la ville à la campagne, avec ses commerces, ses activités,... Ils ne savent pas qu'un coq, ça chante, en été, dès 5h du matin ou que le fumier, ça sent mauvais. 

Antoine a pour voisine madame la maire qui est aussi vétérinaire et une vraie tête de bois. Pourtant, elle l'attire irrésistiblement...

Une histoire d'amour vient se mêler au thème et, je trouve que ce n'était pas nécessaire. L'auteure aurait dû plus se pencher sur les joies et les difficultés de vivre à la campagne...

Un roman qui, pour moi, n'est pas abouti.

Certains passages sont toutefois très intéressants et je continuerai à lire l'auteur. 

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07 juillet 2020

Ce qui est nommé reste en vie de Claire Fercak

Ce qui est nommé reste en vie - Verticales - Verticales ...J'ai perdu maman le 25 mars 2020. Avant cette date fatidique tant redoutée, nous avons vécu des choses ensemble. Nous n'avons sans doute jamais été aussi proches, même si je me sentais bien impuissant face à cette vie qui s'éteignait. 

J'ai vécu avec maman des moments très douloureux, des moments d'espoir (n'espère-t-on pas toujours?), des moments de tendresse et un partage de l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre extraordinaire. 

La période qui a précédé son départ fut à la fois très intense et très dure à vivre. Je dois avouer que j'ai eu du mal à résister jusqu'au bout. Le jour où je n'ai plus pu supporter cette souffrance, où elle est devenue trop intense, où j'avais décidé de faire un pas en arrière pour ma propre santé, maman a fermé les yeux définitivement. L'a-t-elle senti? A-t-elle entendu mes paroles de désespoir? Je ne le saurai jamais. 

Une cousine m'a conseillé ce livre que j'ai lu en un jour. 

Comment l'auteure pouvait-elle raconter mon propre vécu? Tout ce qu'elle raconte dans son bouquin, je l'ai ressenti, j'en ai été témoin, je l'ai entendu, je l'ai ressenti.

Ce livre ne donne pas des conseils pour vivre sans l'être aimé. Il n'est pas positif ni optimiste. C'est simplement une énonciation de faits, de paroles entendues dans des chambres d'hôpitaux, des réactions, des sentiments relevés. 

Ce livre fait comprendre qu'on n'est pas seul à avoir vécu cette expérience inoubliable dont on se serait bien passée ! 

Pour tous ceux qui sont passés par là...

Pour tous ceux qui vivent ces épreuves actuellement...

PS J'ai réagi aux propos tenus par l'auteure sur ma page FB. Si ça intéresse quelqu'un, elle est en mode libre...

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04 juillet 2020

Le plan de vol a changé d'Olivier Coutier-Delgosha

Une fois de plus, je remercie les éditons Quadrature pour ce partenariat et je découvre un auteur qui m'étonnait inconnu : Olivier Coutier-Delghosha, professeur et chercheur en mécanique des fluides qui vit aux USA.

Tous les histoires relatées dans ces textes se déroulent dans un aéroport ou à bord d'un avion. Ces nouvelles sont de qualité ! 

Dans un recueil, certains textes plaisent plus que d'autres et c'est bien normal. 

- Le premier "Un travail d'artiste" est particulier car l'héroïne et la narratrice est la mort elle-même, toujours prête à provoquer des catastrophes pour assouvir ses pulsions...

- Dans "Rendez-vous dans 20 ans", un couple se sépare et se donne rendez-vous 20 plus tard. Nul ne sait alors que c'est leur propre fille qui ira au RDV.

- L'histoire d'une adoption est racontée dans "Le premier jour du reste de ma vie". 

- Quant à la nouvelle intitulée "Casablanca", je suis resté dubitatif...

- J'ai trouvé la nouvelle "Hawaï" sans intérêt. Un couple va partir en vacances, mais le mari ne veut pas prendre l'avion. Il fera tout pour ne pas partir..

- La suivante "Quatre-cent-mille euros au soleil" fait partie de mes préférées. Un casse et on se casse, oui mais...

- Dans "Nice 1944", Mamie retrouve son premier amour...

- Dans "New York me voilà", le lecteur sera surpris à la fin par l'identité du héros.

- "Hawaï 2" reprend les mêmes personnages et, du coup, ça devient plus intéressant. 

- Dans "Le petit chauve à la cravate rose", l'héroïne se rend compte combien on peut changer ! 

- Alzheimer rend "L'avion de Bangkol" assez émouvant ! 

- On retrouve à nouveau Thomas et Elsa dans "Hawaï 3" qui nous donne plus d'explications sur l'histoire. 

- Dans "La solitude du douanier", tel est pris qui croyait prendre. 

- "Les yeux d'Alice" nous parle d'une vie antérieure. 

- Alzheimer revient dans "Voyage imprévu". 

- L'histoire de Thomas et Elsa se termine dans "Hawaï 4".

- Les vacances commencent bien mal pour la famille nombreuse qui part à Los Angeles dans "Los Angeles, vacances de rêve". 

- "Un tout petit monde" ressemble à une lettre posthume de Saint-Exupéry. 

Un recueil que je vous recommande si vous aimez les nouvelles. Un des meilleurs que j'ai lus chez Quadrature. 

 

 

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03 juillet 2020

L'univers rêvé d'Armand Konan

Couverture de L'Univers Rêvé par Armand KonanComment parler d'un livre très bien écrit, mais dans lequel on n'a pas retrouvé son univers familier? 

J'ai découvert ce tout petit livre d'Armand Konan (67 pages) sur le site Simplement. Je remercie l'auteur et la maison d'éditions Delambe pour ce service de presse. 

J'ai été tenté de lire ce premier récit de l'auteur tout d'abord parce que la couverture m'a attiré, ensuite, parce que la 4e de couverture m'a incité à plonger dans cette histoire. 

"... il devra vaincre un ennemi qui n'est autre que la personnification de ses peurs", voilà la phrase qui m'a poussé vers ce roman. 

Le résumé parle aussi de "réalité parallèle", un thème qui peut m'attirer, mais qui m'a laissé de glace dans ce livre. 

Je suis très ennuyé car, vous l'avez compris, je n'ai pas du tout adhéré à cette histoire, mais le récit est très bien conçu, l'orthographe est impeccable, la syntaxe parfaite, le style agréable. 

Un livre qui n'est pas du tout fait pour moi mais qui ravira les amateurs du genre fantastique. N'hésitez pas si vous en êtes. 

Si vous voulez en savoir plus, vous vous rendez sur le site du livre "www.luniversreve.com

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30 juin 2020

Le spectateur de Virginie Vanos

Le spectateur par VanosQuatrième livre que je lis de Virginie Vanos. Un livre un peu différent, plus intimiste, je dirais. Il y a moins d'actions, moins de mouvement, plus de réflexions peut-être. 

Un psy qui tombe amoureux d'une de ses patientes. Une reporter qui ne sait pas trop ce qu'elle veut. Une histoire entre eux est-elle possible?

Vous le découvrirez sur mon blog dédié à la Belgique en cliquant ici

 

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28 juin 2020

Challenge de l'été

Voilà le temps des vacances dans cette année très spéciale. Partir ne pas partir? Rester encore confiné de peur d'être contaminé? Notre passion commune, elle, ne comporte aucun risque. Alors, lisons, lisons et oublions le monde extérieur et ses multiples dangers. 

Comme chaque année, je vous propose le challenge "trilogie" qui s'est petit à petit transformé en challenge "série" ou même "livres du même auteur. 

A vous de faire votre choix si vous me suivez dans cette aventure estivale. 

trilogie de l'été

Moi, comme chaque année, j'ai l'intention de lire une trilogie de Juliette Benzoni. Et puis, cette année, j'ai envie de découvrir Donato Carrisi. L'avez-vous déjà lu? 

Ensuite, je verrai s'il me reste du temps, mais Cédric Sire attend également mon bon vouloir...

Alors, qui me suit dans cette aventure? 

Résultat début septembre, disons le 6. On y sera vite ! 

Comme d'habitude, le challenge se passera sur le blog qui était réservé à "Lire sous la contrainte" : ici

 

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25 juin 2020

Les victorieuses de Laetitia Colombani

Les victorieuses par ColombaniLe premier roman de Laetitia Colombani "La tresse" a été mon premier coup de coeur de l'année 2018. J'attendais la sortie en poche de son second livre pour voir de quoi elle est capable et je n'ai pas été déçu. 

Ici, je suis passé très près du coup de coeur. Je suivrai donc cette auteure. Souvent, les écrivains sont attendus au tournant lors de la sortie de leur deuxième opus. Sera-t-il aussi bon que le premier ou était-ce un coup de chance?

Solène est avocate. En sortant de la salle d'audiance dans laquelle son client a été condamné, Solène assiste à son suicide. Elle ne s'en remettra pas et tombera dans une grave dépression. 

Pour en sortir, son psy lui propose de faire du bénévolat. Elle accepte un poste d'écrivain public au Palais de la Femme, un foyer de l'Armée du Salut créé en 1926 dans le but d'accueillir des femmes seules.

Les époux Peyron acquièrent un bâtiment avec ses 630 chambres afin d'y loger des femmes en détresse. L'histoire de Blanche Peyron est étroitement liée à celle de Solène et est très intéressante. 

Solène va rencontrer des résidentes, bien décidée à trouver sa place parmi ces femmes au destin tourmenté. 

J'ai beaucoup aimé le côté historique du bouquin dans lequel l'auteure a intégré une héroïne d'aujourd'hui. 

Un très bon roman sur la pauvreté, les femmes battues, les difficultés de l'existence surtout si on est une femme ! 

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21 juin 2020

Une bête au paradis de Cécile Coulon

Une bête au paradis par CoulonJe ne connaissais pas Cécile Coulon, une trentenaire qui a déjà écrit et publié une douzaine d'ouvrages dont des romans, des essais, des nouvelles, de la poésie, avant de rencontrer maintes et maintes fois sa "bête au paradis" sur Instagram notamment. 

Poussé par les avis très positifs sur l'auteure et son roman, j'ai voulu me faire ma propre idée sur ce livre. 

Mon avis sera plus mitigé que celui de la plupart de ses lecteurs. Non pas que je n'ai pas aimé, mais j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et surtout à ressentir de l'empathie pour les personnages. 

A côté de ça, j'ai trouvé l'écriute très belle, très précise, irréprochable. Chapeau pour une jeune auteure ! 

Les personnages sont peu nombreux : 

- l'héroïne, c'est Blanche qui a perdu ses parents très jeune et qui vit avec sa grand-mère Emilienne et son frère Gabriel

- Emilienne, c'est la matriarche, la paysanne dure et courageuse qui élève ses petits-enfants à la sueur de son front

- Gabriel, le frère, c'est un être un peu à part, marqué par la disparition de ses parents

Puis il y a : 

- Louis, le commis, un garçon qui a fui la maison familiale à cause de son père violent et qui s'est installé chez Emilienne. Il fait un peu partie de la famille. Pourtant, il est parfois exclu du cercle familial. Amoureux de Blanche, il sait qu'il n'a aucune chance de lui plaire.

- Alexandre, le premier et dernier amoureux de Blanche. Après l'école, il quitte le village, dévoré par son ambition. La rupture sera douloureuse pour Blanche. 
12 ans plus tard, Alexandre revient et Blanche renait, mais...

La suite n'est pas du tout celle qu'on pourrait imaginer. On n'a pas affaire ici à un feel good ! 

Je me pose la question : pourquoi ai-je eu du mal à vivre avec ces personnages au travers d'une histoire très bien écrite? 

Les voies de la lecture sont décidément impénétrables ! 

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18 juin 2020

Binti de Deborah Ellis

Binti, une enfance dans la tourmente africaine par EllisAprès Parvana qui emmenait son lecteur au Pakistan, voici Binti qui l'emmène en Afrique, et plus particulièrement au Malawi, où beaucoup de gens ont le sida ou sont séropositifs ! 

Un livre sur la vie là-bas qui plaira aux plus jeunes comme aux adultes. Je l'ai, moi-même, beaucoup aimé. J'ai aimé le personnage de Binti, une fille différente des autres, qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui se révolte contre la misère. 

Son frère, sa soeur et elle vivent avec leur père, leur mère étant décédée du sida sans doute. Le père fabrique des cercueils, gagne bien sa vie, mais envoie une grosse partie de son argent aux cousins. Lorsqu'il meurt, lui aussi, des suites du sida, ces fameux cousins raflent tout et emmènent les enfants qui seront maltraités et séparés. 

Binti fuit et se retrouve chez sa grand-mère, une femme adorable, mais qui n'a pas la vie éternelle non plus. L'important pour Binti, c'est de rassembler la fratrie, sortir son frère de prison et sa soeur de la mauvaise vie dans laquelle elle est entrée pour gagner de l'argent. Etre gentil avec les hommes peut rapporter pas mal, c'est ce que la vie lui a appris...

Un livre que je recommande aux ados et aux adultes intéressés par la vie des enfants dans le monde. 

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Avec cette lecture, je participe au challenge "jeunesse" de Muti

challenge jeunesse 2019

 

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