D'un livre à l'autre

02 mars 2015

Oriane ou la cinquième couleur de Paul-Loup Sulitzer

oriane

Le mot du mois chez Aperto est "couleur". En fouillant dans ma bibliothèque, j'ai trouvé ce roman qui m'attend depuis des années. Je suppose qu'il appartient à ma soeur car je n'achète pas ce genre de livre.  C'était le moment de l'ouvrir tout en ayant un doute sur son intérêt.

Je l'ai arrêté. Comme chaque fois qu'un livre ne me plait pas, je me force à aller jusqu'à la page 100. Une fois arrivé là, s'il ne me plait toujours pas, je l'abandonne sans regrets. Je dois dire qu'ici j'ai hésité un peu avant de m'arrêter car l'intrigue n'est pas mal du tout. Seulement je ne comprends pas tout ce que je lis et ça m'énerve. Je n'y connais rien en finances ni en politique et encore moins en corruption. J'ai donc eu du mal à m'y retrouver dans l'histoire.

Oriane est juge dans la Galerie financière. Alors qu'elle sort de son bureau, une femme est assassinée devant ses yeux. Cette femme est une amie à elle et l'épouse d'un magistrat qui s'est soi-disant suicidé quelques jours auparavant. Oriane ne s'occupe pas de ce genre d'affaire pourtant elle veut faire la lumière sur ces morts successives d'autant plus que le fils de ses amis vient lui demander de l'aide. 

Je n'en sais pas plus. J'aurais bien voulu savoir le fin mot de l'histoire (surtout que la fin est inattendue, parait-il) mais le monde politco-financier n'est pas ma tasse de thé. 

Je n'ai rien à reprocher à ce bouquin. C'est moi qui n'ai pas accroché par manque de connaissances dans le domaine cité. 

Un livre lu  sorti de la bibliothèque pour le challenge Un mot, des titres. 

Challenge Un-mot-des-titres

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01 mars 2015

Lire sous la contrainte 19e édition

challenge Lire sous la contrainte

Nous sommes le 1er mars (bon anniversaire, maman) et c'est l'heure de relever les copies.

A l'heure où j'écris ce billet : 12 personnes ont participé à mon challenge, 25 livres ont été lus (dont 4 par moi-même). 

Les mots en rapport avec la météo que vous avez trouvés sont : vent - air - nuage - ouragan - brouillard -brume - orage - soleil - rain (pourquoi pas?) - tempête - glace- beau jour - brume

Cette contrainte m'a permis de retirer des pavés de ma bibliothèque et donc d'y faire une petite place qui sera vite comblée, je me connais! 

Pour voir les résultats, comme d'habitude, c'est ici. (lien modifié, cela devrait fonctionner, sinon phildes2.canalblog.com)

Allez, c'est parti pour la vingtième session! Ça devient difficile de trouver une contrainte qui me permette de faire diminuer ma PAL puisque c'est quand même un des buts de ce challenge.

Alors, cette fois, ce sera : 

challenge Lire sous la contrainte

Drôle de contrainte? Pas tant que ça! Nombreux sont les titres qui contiennent le mot "mort" ou un mot en rapport avec la mort : mortel, décès, enterrement, tombe, caveau, sépulture, outre-tombe, revenant, zombie, défunt et même requiem. Je pense que vous en trouverez d'autres. 

Reste à trouver la date ultime : 19 avril (fin des vacances de Pâques chez nous). 

 

 

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27 février 2015

Le dernier orage de Gilbert Bordes

orage

Dans ce deuxième tome des "Colères du ciel et de la terre", les catastrophes continuent. Cette fois, Gilbert Bordes axe son récit sur l'agriculture : des pucerons envahissent les cultures; ils résistent de plus en plus aux insecticides. Les insectes mutent, se multiplient, pullulent et détruisent les récoltes. 

La surpopulation ajoute encore au fléau : l'agriculture n'arrivera plus à nourrir tout le monde. Les terres deviennent incultes. Le climat change, le réchauffement climatique et la déforestation laissent des terres incultes. La zone céréalière disparait petit à petit. 

Pour l'association "Les droits de la terre" rencontrée dans le tome 1, il n'y a qu'une solution : réduire de moitié la population mondiale. 

Retour au Moyen Age : la peste atypique se répand partout en Europe. Les gens meurent par milliers. Un vaccin existe mais ladite association attend le bon moment pour le commercialiser. "Les droits de la terre" sont devenus un parti politique qui s'oppose à "Clean World". Quand le vaccin sera disponible, l'association montera d'un cran dans l'estime publique.

Quelques années plus tard, un virus de la grippe bien costaud est élevé en laboratoire. "Les droits de la terre" sont prêts à le répandre sur terre afin de limiter la population. Tuer des milliards de personnes ne leur fait pas peur.

Dans ce tome, on retrouve les mêmes personnages 8 ans plus tard.

Armand Montrémy, le propriétaire de l'usine d'embouteillage est enfermé dans un village de travail en Sibérie. Il y rencontre le médecin qui a mis au point le vaccin contre la peste atypique et qu'on a mis au frais quelque temps. Les deux hommes arriveront à s'évader et se retrouveront à Saint-Petersbourg où séjourne le gros gitan qui tire les ficelles. 

Le fils handicapé d'Armand, Julien, s'est mis à cultiver la terre et à vendre ses légumes mais les pucerons le conduisent à une nouvelle ruine.

L'autre fils, le camé, Renaud, a retrouvé sa mère dans sa secte. Il s'évade après avoir réussi à se désintoxiquer de la fée blanche. 

Pétronille, la fille d'Armand, qui vit chez ses oncles, a 18 ans et un caractère épouvantable. 

La seule personne qu'elle aime vraiment, c'est Ghislaine, l'institutrice qui l'a sauvée du tremblement de terre (qui a eu lieu dans le tome 1). Mais voilà, Ghislaine semble l'avoir abandonnée. En fait, elle a été prise en otages dans un pays d'Afrique. Délivrée et de retour en France, elle tombe sous le joug d'un ex-président africain qui la force à l'épouser. La voilà à nouveau en prison! 

Et au milieu de tout ça se battent les hommes de pouvoir, ceux qui veulent guérir le monde mais aussi le gouverner...

Comme le premier tome, le deuxième est long, avec beaucoup de répétitions. J'ai eu la même impression de tourner en rond. Nous sommes à nouveau face à un scénario catastrophe. L'auteur insiste bien sur le fait que la terre est malade et qu'il est grand temps de la soigner.

Des intrigues intéressantes, un thème important mais pas mal de longueurs et une histoire pas toujours facile à comprendre. Pas mal de personnages interviennent dans le récit et ce n'est pas toujours simple de s'y retrouver. 

Livre lu dans le cadre de mon challenge dont la contrainte était "la météo" et qui me permet de participer au challenge de Bianca avec un pavé de 570 pages.

challenge Lire sous la contraintelire sous la contrainte 4/4

challenge-un-pave-par-mois Bianca

 

 

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25 février 2015

La discipline positive de Jane Nelsen

discipline

Voici un livre qui m'a été offert par Mousse et qui peut être lu par tout parent et tout enseignant. Chacun y trouvera quelque chose à en retirer. 

Il m'a fallu plusieurs mois pour le lire car ce n'est pas un roman et je n'ai pas tout lu à la suite. J'ai souligné quelques passages importants et je vous en livre quelques-uns. 

Il s'agit ici de la psychologie adlérienne qui se veut d'aider les enfants à apprendre l'autodiscipline, la responsabilité, la coopération et les qualités nécessaires à la résolution de problèmes. 

Il s'agit d'installer en famille (ou à l'école) le respect mutuel, la coopération, la joie et l'amour. 

(Je sais que personne ne lira ce long billet jusqu'au bout mais comme je fais ce blog d'abord pour moi, pour me souvenir de mes lectures, je n'ai pas hésité à l'écrire.)

1) L'approche positive

Pourquoi les enfants d'aujourd'hui ne développent-ils pas le même sens des responsabilités et la même motivation que ceux que l'on trouvait aux générations précédentes?

Parmi les réponses généralement proposées, on trouve des structures familiales en mutation ou éclatées, l'abus de télévision et de jeux vidéo, le développement de l'activité professionnelle des mères. 

Les adultes ne sont plus pour les enfants des modèles de soumission et d'obéissance. Les modèles d'autorité sont aujourd'hui en mutation. 

"Le jour où le père a perdu son contrôle sur la mère, les deux ont perdu leur contrôle sur leurs enfants." Rudolf Dreikurs"

A l'époque, le père obéissait à son employeur...

Les enfants ne font que suivre les exemples qu'ils ont autour d'eux. Il est essentiel que les adultes les éduquent à la responsabilité. 

Aujourd'hui, au nom de l'amour, nous leur donnons trop, sans qu'ils aient besoin de fournir un quelconque effort ou investissement, ce qui les conduit à se comporter comme si tout leur était dû. 

Trop de pères et de mères pensent que leur rôle est de protéger leurs enfants de toutes les déceptions. Ils les surprotègent , privant ainsi leurs enfants de l'opportunité de développer une confiance solide dans leurs capacités à faire face aux aléas de la vie.

Les agendas chargés n'offrent pas toujours spontanément ce que l'on sait indispensable au développement du savoir-faire de l'enfant. 

Les enfants acquièrent progressivement le sens des responsabilités lorsque leurs apprentissages se déroulent dans un cadre où fermeté et bienveillance garantissent dignité et respect mutuel. 

Se détourner des punitions ne signifient en aucun cas autoriser les enfants à faire tout ce qu'ils veulent. 

Certains enfants développent l'idée suivante : "On ne m'aime pas si on ne s'occupe pas de moi, si je ne suis pas le centre de leur attention."

Une coopération fondée sur le respect mutuel et le partage des responsabilités est aujourd'hui plus efficace et durable que le modèle autoritaire.

"Nous allons décider ensemble des règles qui seront bénéfiques pour tous. Nous allons aussi nous mettre d'accord sur des solutions qui aideront chacun lorsque nous rencontrerons un problème."

Le premier critère, bienveillance et fermeté simultanées, fait partie des concepts fondateurs de la discipline positive.

Les méthodes autoritaires manquent généralement de bienveillance, alors que les méthodes permissives manquent de fermeté. 

La fermeté se conjugue avec la bienveillance. 

Agir au bon moment.

Le moment où tout le monde est contrarié est probablement le pire moment pour agir. Les mots dépassent souvent notre pensée.

Imposer les limites et les faire respecter à force de punitions, de grands discours et de contrôle risquent d'encourager la rébellion et les luttes de pouvoir. 

Plus les enfants participent à la mise en place de limites fondées sur leurs besoins, plus ils sont disposés à les respecter.

Les questions de curiosité sont souvent fort utiles : 

"Que s'est-il passé?"

"A ton avis, qu'est-ce qui a provoqué cette situation?"

"Qu'est-ce que tu proposes comme solution? Comment peux-tu résoudre le problème?"

"Qu'as-tu appris qui pourra t'aider la prochaine fois?"

2) Principes adlériens : les fondements de la discipline positive.

L'application de ces principes ne prend son sens que si elle s'accompagne d'encouragement, de compréhension et de respect. 

Sans l'estime de soi, tout apprentissage devient plus difficile. 

Que se passe-t-il lorsque l'enfant est convaincu que sa valeur personnelle dépend de l'opinion des autres et vient donc de l'extérieur? 

Et si nous regardions tout simplement les comportements inappropriés comme des stratégies de survie?

Les enfants ont besoin de sentir que leur présence est désirée (besoin d'appartenance).

"Ne faites pas pour un enfant ce qu'il est capable de faire tout seul." (Dreikurs) En faisant trop de choses pour eux, nous privons les enfants de beaucoup d'occasions de développer, par l'expérience, leur sentiment d'être capables. Au contraire, ils risquent de croire qu'ils ont besoin d'être pris en charge ou qu'ils ont le droit à un traitement de faveur. 

La première étape dans l'enseignement de la responsabilité est l'enseignement de l'autonomie. Quand les adultes assument le rôle du "super" parent et du "super" enseignant, les enfants apprennent à attendre des autres qu'ils soient à leur service au lieu de se rendre eux-mêmes disponibles aux autres. 

4 étapes pour gagner la coopération des enfants

- Montrer à l'enfant que l'on comprend ses émotions en lui posant des questions et en reformulant ses émotions.

- Faire preuve d'empathie sans pour autant excuser ou approuver. 

- Partager nos perceptions et ressentis en tant qu'adultes. 

- Inviter l'enfant à se centrer sur une solution. Lui demander s'il a des idées sur ce qui pourrait être mis en place afin d'éviter le problème à l'avenir. Si les idées manquent, lui faire des suggestions et parvenir à un accord.

C'est plus responsabilisant pour l'enfant de s'entendre demander ce qu'il doit faire plutôt que de se le faire ordonner. 

Notre société nous apprend à voir l'erreur comme un échec dont il est courant d'avoir honte

Les intentions des adultes sont souvent positives, avec l'envie de motiver les enfants à s'améliorer. Les moyens pourtant ne sont pas toujours réfléchis et trop souvent basés sur la peur. 

"Tu t'es trompé? C'est fantastique! Qu'apprends-tu de cette erreur?"

Apprendre aux enfants à identifier leurs erreurs et à en tirer des bénéfices constructifs.

Autoriser les enfants à se tromper.

Enseigner l'autoévaluation.

Apprendre la résilience aux enfants.

Les erreurs sont de merveilleuses opportunités d'apprentissage.

Les 3 "R" de la réparation

- Reconnaitre sa part de responsabilité.

- Réconcilier. 

- Résoudre. 

Se pardonner à soi-même est un élément important du premier des 3 R de la réparation. 

Deux besoins essentiels de l'être humain : les sentiments d'appartenance et d'importance. 

3) L'impact du rang de naissance.

La plupart des enfants pensent que la seule option qu'ils ont pour avoir un sentiment d'appartenance  est de se différencier au sein de leur fratrie. 

Les ainés sont généralement autoritaires , perfectionnistes, critiques, aimant la compétition, indépendants, prudents, conservateurs...

Dans les groupes de très bons lecteurs, on trouve le plus fort pourcentage d'ainés ou d'enfants uniques. 

Je ne m'attarderai pas sur ce chapitre qui ne m'intéresse pas directement dans le cadre de mon métier.

4) Un nouveau regard sur les comportements inappropriés.

"Un enfant qui se comporte de façon inappropriée est bien souvent un enfant découragé." (Dreikurs) 

C'est un défi éducatif passionnant que celui de regarder les comportements inappropriés comme autant d'opportunités d'apprentissage. 

4 objectifs-mirages qui sous-entendent les comportements inappropriés

- Accaparer l'attention. (Je compte seulement lorsque ton attention est centrée sur moi)

- Prendre le pouvoir. (Je n'ai de sentiment d'appartenance que lorsque je suis en position de force)

- Prendre une revanche. ( Je souffre mais je peux au moins rendre la pareille)

- Confirmer sa croyance d'incapacité. ( Je n'arrive pas à me sentir capable)

Tout le monde a besoin d'attention. Mais un problème survient lorsqu'un enfant veut constamment accaparer l'attention de façon inappropriée. Une demande d'attention immédiate et persistante finit par agacer l'entourage. 

Tout le monde a besoin d'une part de pouvoir, tout dépend de la façon dont on l'utilise.

Contre-attaquer et se défendre lorsque nous sommes touchés est une réaction humaine instinctive.

Révéler les objectifs-mirages

- Demander d'abord à l'enfant s'il sait pourquoi il se comporte ainsi.

- Nommer ou décrire le comportement de manière spécifique. 

Si vous procédez de façon bienveillante et objective, l'enfant sera curieux d'écouter vos inférences. 

- Est-ce que ça pourrait être parce que...

- Est-ce pour attirer mon attention que tu ...

- Est-ce pour te venger de la peine que je t'ai causée que tu ...

- Est-ce que c'est parce que tu sais que tu ne vas pas y arriver et que ce n'est même pas la peine d'essayer que tu ...

La pression de leurs pairs fait loi chez les adolescents. Les enfants plus jeunes sont certes influencés par leurs camarades, mais vouloir plaire à l'adulte reste leur envie la plus forte. 

L'encouragement est une notion centrale.

Beaucoup d'adultes ne sont pas conscients du fait qu'ils participent d'une façon ou d'une autre à l'apparition des comportements inappropriés. 

5) S'éloigner des conséquences logiques pour se concentrer sur les solutions de réparation.

Nous défaire de l'idée fausse qu'un enfant sera motivé à faire mieux s'il se sent d'abord moins bien, c-à-d s'il est puni.

La punition. Plusieurs scénarios sont possibles : 

- L'enfant décide qu'il ne vaut rien.

- L'enfant choisit de ne pas recommencer par peur des représailles.

- Certains enfants réfléchissent au moyen de s'imposer  et aux stratégies qui lui permettront de ne pas se faire prendre dans le futur.

- Beaucoup pensent à se venger.

- D'autres encore ressentent une grande injustice et se laissent envahir par la colère.

La triste ironie, c'est qu'en prenant leur revanche, les enfants se font autant de mal qu'ils n'en causent à leurs parents ou à leurs enseignants. 

Il faut cesser de parler des conséquences pour parler des solutions.

Une conséquence naturelle se produit sans aucune intervention de l'adulte (s'il pleut, on est mouillé; si on ne révise pas, on a une mauvaise note,...). On perd les bénéfices qu'offre la conséquence naturelle si on ne résiste pas à la tentation d'ajouter : "Tu vois, je t'avais prévenu". 

Montrer son empathie et sa compréhension : " J'imagine que ça a dû être pénible pour toi..."

Annoncer à l'avance ce qu'on a décidé de mettre en place est une façon simple mais efficace de respecter l'enfant et de lui donner l'occasion de comprendre les règles du jeu. 

Proposer aux enfants de choisir entre changer de comportement ou d'expérimenter une conséquence logique.

Les 4 R des conséquences logiques :

La conséquence logique doit être : 

- reliée au comportement

- respectueuse

- raisonnable

- révélée à l'avance

Les enfants s'améliorent quand ils se sentent encouragés.

6) Se centrer sur la recherche de solutions.

La discipline positive centre son enseignement sur ce que l'on peut changer pour améliorer l'existant.

Il est nécessaire de retrouver son calme avant de résoudre un conflit d'où un temps de pause.

"Qu'est-ce qui t'aiderait le plus : aller retrouver ton calme en "temps de pause" ou te sens-tu capable de changer d'attitude tout de suite?"

Ne pas oublier les questions de curiosité

"A ton avis, qu'est-ce qui a provoqué cette situation?"

"Qu'est-ce que tu essayais de faire?"

"Comment te sens-tu par rapport à ce qui s'est passé?"

"A ton avis, que s'est-il passé?"

"Qu'as-tu appris?"

"Comment feras-tu à l'avenir?"

"Comment penses-tu résoudre le problème?"

"Comment peux-tu utiliser ce que tu as appris à l'avenir?"

7) Utliser l'encouragement de façon efficace.

Rediriger l'enfant vers des comportements plus constructifs.

"L'encouragement est à l'enfant ce que l'eau est à la plante. Il ne peut survivre sans."

L'encouragement participe à long terme au développement de la confiance en soi.

Ne pas confondre compliment et encouragement.

Le compliment ne pousse pas à oser prendre des risques. Les enfants que l'on couvre de compliments ont tendance à choisir de n'accomplir que des tâches faciles. Ils ne veulent pas courir le risque de commettre une erreur. A l'inverse, les enfants qui sont encouragés pour leurs efforts choisissent, quand ils le peuvent, des tâches plus difficiles.

Un outil de connexion : le temps dédié est une boule d'amour inconditionnel, d'attention exclusive, de présence à l'autre, un bonheur partagé. Il a une influence positive sur le comportement.

Un autre outil de connexion : le geste d'affection.

Derrière tout comportement inapproprié se cache un sentiment de découragement. 

Un outil efficace d'encouragement : les questions de curiosité.

Poser des questions de curiosité incite en outre les enfants à réfléchir.

Les adultes attendent souvent des résultats immédiats alors que bien souvent le temps consacré aux apprentissages n'a pas été suffisant.

L'erreur est une des voies royales de l'apprentissage.

Donner envie de continuer ce qui est bien et de progresser est une des clés de l'encouragement.

Les obstacles à l'encouragement.

Un enfant qui se comporte de façon inappropriée est en train de "mettre en actes" son besoin d'appartenir.

La puniton nous vient souvent plus naturellement que l'encouragement.

8 )Les temps d'échange en famille. 

Un chapitre intéressant mais qui n'entre pas dans ce résumé consacré aux enfants en tant qu'élèves.

9) Les temps d'échange en classe. 

Objectifs :

- Enseigner le respect mutuel. 

"Pourquoi est-ce irrespectueux lorsque plusieurs personnes parlent en même temps?

"En quoi est-ce irrespectueux de déranger les autres?"

"Pourquoi est-ce important d'écouter lorsque quelqu'un est en train de parler?"

- Remercier l'autre pour sa contribution.

- Ne pas gérer les problèmes à chaud.

Apprendre des erreurs passées est plein de sagesse, mais faire payer pour ce qui s'est passé est contre-productif.

Guide pratique

Au lieu d'aller voir l'enseignant pour exposer son problème, l'élève l'inscrit à l'ordre du jour du prochain TEC.

Ne pas citer les noms des personnes concernées.

Former un cercle.

1. Le TEC commence toujours par un tour de compliments, remerciements, appréciations. Le bâton de parole passe de main en main.

2. Lire à voix haute le premier sujet à l'ordre du jour. Demander à l'élève de partager avec la classe la solution qu'il a trouvée à son problème, s'il a déjà été résolu.

3. Rechercher une solution. On commence généralement le tour par l'élève qui a inscrit le problème à l'ordre du jour.
    Le processus de recherche de solutions constitue le véritable apprentissage.

4. Lister toutes les suggestions.

5. L'élève concerné choisit celle qui l'aidera le plus. 

6. Terminer en demandant à l'élève quand il compte mettre en oeuvre sa solution.

Un exemple : "De quelles règles avons-nous besoin pour la classe afin de favoriser une ambiance de travail agréable, qui donne envie de venir à l'école?"

L'ordre du jour n'est pas un moyen de régler leurs différends, mais de s'entraider.

10) Comment notre personnalité affecte-t-elle la leur?

4 priorités  que poursuit l'adulte à travers son "style de vie" : 

- le confort

- le contrôle

- la volonté de faire plaisir

- le sentiment d'importance (supériorité)

Ces priorités peuvent être un facteur d'influence sur les décisions et comportements des enfants.

La carte dominante "contrôle"

Elle invite souvent l'opposition chez l'enfant. 

La fermeté excessive n'offre pas le loisir aux enfants d'être impliqués dans la mise en place des règles et peut aussi susciter la rébellion ou le retrait.

La carte dominante "supériorité"

Cette tendance chez les parents suscite bien souvent chez l'enfant le sentiment de ne pas être capable.

La carte dominante "confort"

Cette priorité peut amener les enfants à se montrer très exigeants à travers des comportements d'enfants gâtés.

La carte dominante "faire plaisir".

Cette priorité peut finir par agacer l'enfant ou l'inviter à en tirer parti.

11) Profiter pleinement du chemin éducatif.

Le temps de pause est un outil essentiel.

Un suivi est indispensable sous la forme d'une recherche de solutions, d'un apprentissage, d'une redirection ou d'un encouragement.

Quitter l'espace conflictuel :

Prendre un livre lorsque le chahut ou le manque d'attention  empêchent de faire cours dans de bonnes conditions.

La première étape consiste toujours à partager avec l'élève ce qu'on a décidé de faire. 

"Comme il m'est impossible d'enseigner, lorsque l'attention est dispersée, je prendrai un livre en attendant que le calme revienne. Vous me direz quand vous serez prêts à assumer votre responsabilité afin que je puisse assumer la mienne."

Impliquer les enfants dans l'établissement des routines.

Traiter tous les enfants de la même manière.

La communication non verbale : Souvent un simple geste (convenu d'avance) est plus efficace qu'un concert de mots.

Précisons que les enfants n'ont pas le choix pour tout. Faire leurs devoirs est une obligation. Par contre, on peut les impliquer sur le "comment" et le "quand". 

L'argent de poche ne doit absolument pas être utilisé pour punir ou récompenser.

En chassant les pensées négatives, nous permettons à nos sentiments positifs de remonter à la surface.

Le mot de la fin

Si l'on se rappelle que l'on fait mieux quand on se sent mieux, rien n'est plus efficace pour se sentir mieux que de se savoir aimé inconditionnellement.

 

 

 

 

 

 

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24 février 2015

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Tome  2 des "Colères du ciel et de la terre" en ce mardi : "Le dernier orage" de Gilbert Bordes.

Après les catastrophes naturelles (séismes, tempêtes, orages, volcanisme), Gilbert Bordes nous fait peur avec des insectes qui ravagent toutes les cultures, catastrophe qui provoquera sans doute une famine mondiale, et une épidémie de peste atypique. Retour au Moyen Age donc avec cette maladie qui cause des ravages dans tous les pays. 

Des recherches ont été faites mais, comme c'est l'argent qui domine le monde, le chercheur a été mis à l'abri en Sibérie...

A la page 31, on peut notamment lire

"Malgré les apparences, les frères Delprat, qui ont eu besoin de lui pour organiser la production et faire tourner l'usine, envisagent désormais de le lâcher parce que ses engagements politiques contre les Droits de la Terre risquent de leur porter préjudice."

 

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22 février 2015

Tag, tag, tag : A la découverte de soi et de son monde livresque

Angeselphie m'a tagué. Il y a un petit moment que je n'ai plus répondu à un tag; je vais donc essayer de répondre à ses 20 questions le mieux possible.

tag

1 ) Plutôt corne ou marque-page ?
 
Sans aucune hésitation, marque-page. Je ne veux en aucun cas abîmer le livre. Par contre, je corne les pages des catalogues de vacances marquant ainsi les endroits où je veux aller. 
 
2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
 
Très peu finalement. Je les achète moi-même. Ma femme ne m'en achète jamais. Elle me dit que j'en ai en suffisance (et même beaucoup trop puisqu'elle ne cesse de me demander de me débarrasser de quelques-uns). Par contre, j'ai une amie (Mousse, pour ne pas la citer) qui connait bien mes goûts et m'envoie régulièrement des bouquins. J'ai aussi eu la chance d'en gagner quelques-uns à des concours sur les blogs. 
 
3) Lis-tu dans ton bain ?
 
Ah oui! J'adore ça! Je m'accorde une pause/détente une fois par semaine. Elle dure une heure, c'est un moment que j'attends chaque vendredi avec impatience. Elle me permet d'éliminer le stress de la semaine. 
 
4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
 
Voilà des dizaines d'années que cette envie m'est venue. J'en ai écrit 3 qui sont restés dans un tiroir pendant des années. Un jour, je me suis lancé et j'ai édité "Textes et nouvelles de moi" aux éditions Elzévir. (On peut dire que je me suis fait arnaquer mais que ne ferait-on pas pour réaliser un rêve?)
Ensuite, j'ai publié "L'étoile magique" aux éditions Chloé des Lys.
Mon roman "Et si ce n'était qu'un rêve" a été refusé par le comité de lecture de la même maison d'éditions. Je vais le retravailler un peu et le proposer ailleurs.
"Le livre magique", suit de "L'étoile magique" est chez l'éditeur. J'attends la décision du comité de lecture.
Et je pense écrire un nouveau recueil de nouvelles (que j'ai commencé). Je voudrais relier chaque texte par un personnage commun. J'y travaille (quand j'en trouve le temps).
 
5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 
 
En général, ça me plait. J'aime bien retrouver les personnages qui font un peu partie de ma vie. Souvent, j'ai de la peine à les quitter. 
 
 6) As-tu un livre culte ? 
 
Non, je ne crois pas. Mais je lis "Loin des yeux, près du coeur" de Thierry Lenain, chaque année à mes élèves. C'est un livre poignant. 
7) Aimes-tu relire ? 
 
Pas du tout. Si je relis un livre lu plusieurs années auparavant, au fur et à mesure de ma lecture, je me souviens des événements et ça m'énerve! 
8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés ?
 
Ça ne m'intéresse pas vraiment. Comme je suis un peu timide, je ne saurais pas quoi leur dire. Par contre, j'aime les écouter dans des émissions littéraires. 
 
9) Aimes-tu parler de tes lectures ? 
 
Oui, mais, malheureusement, j'ai peu de gens autour de moi qui lisent et qui aiment en parler.
Ma soeur et mon père lisent autant que moi mais n'en parlent quasiment jamais.
Ma femme ne lit pas.
Mon fils n'a pas les mêmes lectures que moi. Il aime plutôt les livres d'histoire.
Le blog sert à ça finalement, non?
10) Comment choisis-tu tes livres ? 
 
Beaucoup de critères rentrent en ligne de compte. Mon humeur, ma fatigue, mes partenariats, les challenges auxquels je participe.
 
11)  Une lecture inavouable ? 
 
Je n'ai jamais honte de ce que je fais. 
 
12) Des endroits préférés pour lire ?  
 
Comme dit plus haut : mon bain, mais aussi la nature avec son silence ponctué de chants d'oiseaux. Lire au soleil (mais un soleil léger, printanier ou automnal : le must ! )
 
13) Un livre idéal pour toi serait... : 
 
Le livre idéal est celui qui me déconnecte totalement de la réalité, qui me fait tout oublier, qui m'enferme dans une bulle de bonheur. 
 
14) Lire par-dessus l'épaule ? 
 
Je ne comprends pas trop bien la question. Ce qui est sûr, c'est que je déteste qu'on vienne lire ce que j'écris, par-dessus mon épaule. 
 
15) Télé, jeux-vidéos ou livre :
 
Livres en priorité mais j'aime beaucoup les émissions sur les voyages, la nature, les animaux, le jardinage, ...
16) Lire et manger ?
 
Toujours quand je suis tout seul, mais en compagnie, ce n'est pas très poli, alors non! 
 
17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?
 
En silence de préférence, avec les bruits de la nature, c'est super aussi, mais je peux lire même quand il y a du bruit à condition que j'arrive à me concentrer. 
 
18) Que deviendrais-tu sans livres ?
 
Ah! l'horreur! 
 
19) Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ??

Je réclame! Un livre neuf doit être neuf! J'ai une mauvaise expérience : J'ai renvoyé, par la poste, qu'un livre qu'on m'avait prêté, il est arrivé à destination très abîmé avec les excuses de la poste!" On n'excuse pas, on tue! 

 

20) Quel est l'élément qui t'a donné le goût de la lecture?

 Je me le demande souvent. Petit, je lisais "Petzi" puis "Le club des cinq", "Le clan des sept". J'ai abandonné la lecture quand on m'a obligé à lire des romans qui ne me plaisaient pas (la faute aux profs éteignoirs!). 

Quand ai-je repris la lecture? Je n'en sais plus rien mais j'ai eu une période où j'ai lu des livres sur la vie après la mort, les OVNIS, des trucs bizarres. J'ai aussi eu une période romans à l'eau de rose (vous voyez que je n'ai pas honte de mes lectures!). Et finalement différents auteurs m'ont donné le virus de la lecture.

Je dois ajouter une question. Alors, voyons...

Quel gros succès littéraire(s) as-tu détesté(s)?

 Je dois maintenant taguer d'autres personnes. Alors, comme je ne peux pas prévenir tout le monde (puisque Blogspot notamment n'accepte plus mes coms), Valentyne, Emma, Pauline, Mademoiselle A, Argali, Tiphanie, Martine, Astrid, Coshka, Keisha, A girl, Laeti, Sudisine, et d'autres qui n'y ont pas déjà répondu, si vous passez par ici et si ça vous dit...

Qui veut s'y coller? 

Posté par philippedester à 20:21 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

20 février 2015

La montagne brisée de Gilbert Bordes

montagne

Attention scénario catastrophe! 

Rien ne va plus sur la planète terre : séismes, orages violents, tempêtes à répétition, tornades, éruptions volcaniques, ... et tout ça est dû au mode de vie des hommes à qui la planète n'est que prêtée! Dans quel état vont-ils la transmettre à leurs enfants lorsqu'ils vont quitter ce monde? 

Le premier tome des "Colères du ciel et de la terre" commence par un tremblement de terre dans un petit village tranquille alpin, Chastelnaud. 

Un lac se crée, une source est polluée et l'usine d'embouteillage se voit contrainte de fermer ses portes.  Les habitants soignent leurs plaies, enterrent leurs morts et attendent la réplique qui ne saurait tarder.

La voilà, en effet, suivie d'une mini-tornade qui va achever le travail commencé par le séisme. 

Tout est à reconstruire. Une centaine d'ouvriers de l'usine Montrémy se retrouvent sans emploi. Tant qu'on n'a pas trouvé la cause de la pollution de l'eau de source, celle-ci est inutilisable.

A la tête de l'usine : Armand Montrémy. Il vit avec sa vieille mère acariâtre et un fils handicapé suite à un accident, Julien. Son deuxième fils, Renaud, est un bon à rien, un drogué, un musicien qui est parti tenter sa chance à Paris. 

Sa première femme est partie dans une secte. Sa deuxième femme, la mère de la petite Pétronille, est morte en montagne dans des circonstances étranges, sous les yeux de sa fille. 

Ses deux beaux-frères sont prêts à tout pour récupérer leur petite nièce et pour ruiner Armand. 

Dans ce village, on trouve aussi le maire un peu dépassé par les événements. 

Et puis, il y a aussi un gros gitan, ennemi des beaux-frères, prêt à utiliser le mouton noir de la famille pour arriver à ses fins : se battre contre les fameux beaux-frères qui sont responsables de son incarcération pendant 7 ans. 

Au milieu de tout ça, il y a les organismes de défense de la nature qui voient tout en noir, accusent les hommes et leur insouciance et vont au combat.

On trouve également l'institutrice qui a sauvé la petite Pétronille lors du tremblement de terre et qui est manipulée, à son insu, par le gitan. 

C'est long. J'ai bien aimé le récit mais j'ai eu l'impression qu'on tournait en rond et que l'auteur répétait inlassablement les mêmes choses : toutes les catastrophes naturelles sont dues aux activités insensées des hommes. Je suis d'accord avec lui mais Gilbert Bordes signe ici un véritable scénario catastrophe qui, je l'espère est plus que futuriste. N'empêche, il tire le signal d'alarme et je ne peux que lui donner raison. 

Avec ce roman, je participe au challenge de Bianca puisque le roman fait 620 pages.

challenge-un-pave-par-mois Bianca

 

Et c'est parti pour le deuxième tome qui compte 570 pages. 

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18 février 2015

Complètement cramé de Gilles Legardinier

cramé

Quand on voit un chat sur la couverture d'un roman, on sait qu'il s'agit d'un Legardinier, ce romancier que j'ai découvert avec "Demain, j'arrête". J'avais bien aimé ce roman même si j'avais trouvé certaines situations peu crédibles, la fin surtout.

J'ai voulu continuer à le lire et je suis tombé sur "Complètement cramé" chez Oxfam. 

Je me suis d'abord dit que ce roman n'était pas à la hauteur du premier. Puis, je me suis dit que je passais un bon moment avec ces personnages très sympathiques qui m'ont fait penser à "Et puis Paulette" de Barbara Constantine. 

Plusieurs personnages vivent ensemble, apprennent à se connaitre et à s'apprécier avant de devenir indispensables les uns pour les autres. 

Bon, oui, je sais, on est loin de la vraie vie et certains diront que ça dégouline de bons sentiments. Mais ça fait du bien de lire ce genre de choses, de temps en temps. On est dans une fiction, dans le rêve créé par la lecture. Alors, pourquoi pas? Pourquoi toujours des meurtres, de la corruption, des gens mauvais et roublards? 

J'ai passé de bons moments avec Blake, cet industriel, veuf, éloigné de sa fille unique et qui éprouve un ras-le-bol. Cette situation le pousse, à 66 ans, à tout abandonner pour devenir majordome dans un manoir régi par une veuve à l'étiquette. Dans le domaine vit aussi une cuisinière, un régisseur/jardinier et une jeune domestique abandonnée par son fiancé alors qu'elle est enceinte.

Petit à petit, et grâce à Blake, tous ces gens vont se rencontrer vraiment et s'entraider. De véritables liens vont se tisser et Blake fera tout ce qu'il peut pour aider ces gens et pour sauver le domaine et sa patronne qui est en train de perdre pied.

Finalement, si je devais noter les romans de Legardinier, celui-ci recevrait une note supérieure au premier à cause des situations peu crédibles de "Demain j'arrête". Je ne dirais pas que tout est crédible dans "Complètement cramé" mais je trouve les ficelles moins grosses. 

Un livre que je vous conseille donc si vous voulez lire sans vous prendre la tête.

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17 février 2015

Le mardi sur son 31

challenge mardi

En ce mardi gras, je lis "La montagne brisée", le premier tome des "Colères du ciel et de la terre" de Gilbert Bordès. Un roman que je qualifierais d'écologique. 

Un tremblement de terre, une source polluée, un lac naturel qui se crée et différents groupes s'affrontent : ceux qui veulent sauver l'usine d'embouteillage de l'eau de source, ceux qui veulent favoriser le tourisme autour de ce lac providentiel et ceux qui pour des raisons personnelles veulent la perte du propriétaire de ladite usine. 

A la page 31, on trouve notamment

"La femme qui patauge dans l'eau ne voit que le handicapé étendu dans le couloir transformé en torrent. Entièrement mouillée, les cheveux et les vêtements collés au corps, Véronique Montel ne se pose pas de question : un tremblement de terre ou un attentat, c'est du pareil au même."

 

Posté par philippedester à 06:08 - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 février 2015

Enquête dans le brouillard d'Elizabeth George

enquete

Il parait qu'il vaut mieux lire les romans d'Elizabeth George dans l'ordre. J'ai choisi "Enquête dans le brouillard" à cause de mon challenge du mois, et par hasard, c'est le premier roman de l'auteure. Comme ses personnages reviennent dans chaque bouquin, il est bon de commencer par celui-ci afin de faire connaissance avec chacun d'entre eux. 

Il y a l'inspecteur Lynley, un beau et riche produit de l'aristocratie britannique et le sergent Havers, laide et plutôt désagréable. Un duo de choc! 

Lynley est au mariage de son ami avec la femme qu'il a aimée. Il est rappelé pour enquêter sur une affaire de meurtre : un homme a été décapité. Un prêtre l'a retrouvé dans sa grange, sa fille, Roberta, assise à ses côtés dans un état catatonique. Les seules paroles qu'elle prononce, c'est pour dire qu'elle est coupable et qu'elle ne regrette pas son geste. Son oncle qui hérite de la propriété la fait placer en hôpital psychiatrique.

Lynley ne croit pas en sa culpabilité. Il semblerait qu'elle couve quelqu'un.

En creusant un peu, l'inspecteur découvre que la femme de la victime s'est enfuie peu après la naissance de Roberta et que sa première fille s'est enfuie pour disparaitre à jamais. 

La victime était-il bien l'homme pieux et bon comme tout le monde semble le penser?

Plus on avance dans le récit, plus on découvre les secrets familiaux cachés aux yeux de tous.

J'ai mis un certain temps pour entrer dans le récit. Comme le signifiait Cosha dans un com, ce roman est plutôt lent (au démarrage, je trouve) et il n'y a pas vraiment beaucoup d'actions. Pourtant, j'ai fini par accrocher à l'histoire. Je voulais absolument connaitre les secrets de cette famille et j'ai fait défiler les pages.  J'ai lu la deuxième moitié du livre beaucoup plus vite que la première. 

Je trouve qu'il y a beaucoup trop de descriptions. Certains diront que c'est pour créer l'ambiance, mais moi, je n'ai pas besoin de ça. J'ai tendance à m'ennuyer avec ces passages que je finis par sauter. 

Les personnages sont assez fouillés, et si l'inspecteur Lynley est plutôt décrit comme quelqu'un de pas trop fréquentable au départ, on lui découvre pas mal de qualités qui font de lui un homme sympathique et humain. 

Quant au sergent Havers, on sent bien qu'elle souffre, qu'elle est mal dans sa peau et qu'elle a dû vivre une histoire pas très gaie.

Je retrouverai ces personnages avec plaisir dans un autre roman d'Elizabeth George. 

challenge Lire sous la contrainteLire sous la contrainte 3/?

Et, pour la première fois, je participe au challenge de Zina "Les dames en noir". Il était temps! 

challenge-les-dames-en-noir

 

 

Posté par philippedester à 20:30 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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