D'un livre à l'autre

25 mars 2015

Atelier d'écriture

A peu près une fois par mois, je participe à un atelier d'écriture. Ce n'est pas toujours évident d'écrire un texte dans le temps imparti mais on fait de son mieux. Si j'aime écrire, j'aime aussi écouter les autres participants qui lisent leurs textes. 

Le thème du mois de mars était : les faits divers.

Dans cet exercice, il fallait choisir un titre parmi une série proposée. Je ne vous dirai qu'à la fin celui que j'ai choisi afin de ne pas dévoiler l'histoire directement.

Voici donc mon texte : 

Fait divers

Saucisses/compote.

Comme tous les samedis, Solange D se rend chez son boucher de la rue des Lilas à Mons. Elle y achète sa viande pour toute la semaine. Son menu ne varie guère : saucisses/compote le samedi, poulet rôti le dimanche, rôti de dindonneau pour quatre jours. Le vendredi, elle mange du poisson Capitaine Igloo.

Rentrant chez elle, ce samedi 10 mars, elle place sa viande dans le congélateur, tout sauf les saucisses qu’elle cuit directement (elle aime les manger froides). Elle vaque ensuite à ses occupations jusqu’à midi pile, heure à laquelle elle ouvre son pot de compote sans morceaux. Elle a banni les pommes de terre de son régime depuis longtemps à cause des kilos en trop qu’elle n’arrive pas à perdre.

Elle s’assied ensuite devant la télévision et se met à manger sa saucisse/compote. De temps en temps, elle arrête de mastiquer pour injurier le présentateur de l’émission qu’elle regarde depuis plus de dix ans et qu’elle dit détester. Après quelques phrases incendiaires à l’égard du présentateur qui reste impassible – et pour cause – elle se remet à manger.

Tout à coup, quelque chose craque sous ses dents. Un caillou ? Un os ? Solange ne sait pas. Elle introduit alors deux doigts boudinés dans sa bouche grande ouverte pour en extirper … une dent ! Horrifiée, elle court devant son miroir, compte ses molaires, ses incisives, ses canines. Ouf ! Le compte est bon ! Elle se rend compte alors que la dent se trouvait dans la saucisse et court vers les toilettes pour y vomir ce qu’elle vient d’ingurgiter.

Que pensez-vous qu’il advint de Solange ?

C’est simple. A partir de ce jour, elle devint végétarienne. S’il n’y a pas d’arêtes dans un beefsteak, c’est sûr, il n’y a pas non plus de dents dans une carotte !   
Avantage de tout ceci : en quelques mois, Solange perdit ses rondeurs et se retrouva avec la taille … d’un haricot princesse !

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Le titre que j'avais choisi était : Elle découvre une dent dans une saucisse. Je me suis bien amusé à écrire ce texte. 

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24 mars 2015

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Dans le cadre de mon challenge, lecture de "Prescription mortelle" de Robin Cook.

Par manque de médecins généralistes, des volontaires sont équipés d'un "idoc", un médecin sur smartphone. Tout semble aller pour le mieux, le médecin virtuel fonctionne au-delà des espérances mais le titre du roman nous fait penser qu'un problème va surgir...

L'objet miraculeux est présenté lors d'une conférence qui a lieu dans un hôtel.

A la page 31, on trouve notamment

"La présentation avait lieu dans la salle de bal de l'hôtel, une gigantesque pièce dotée d'une scène, à l'avant, et de deux terrasses légèrement surélevées sur les côtés. George se fraya un chemin au milieu de la foule, admirant la décoration luxueuse et essayant de prendre l'air de celui qui avait tout à fait sa place à ce raout."

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21 mars 2015

L'homme qui ment de Marc Lavoine

En général, j'aime bien les chansons de Marc Lavoine. J'aime sa façon d'écrire, j'aime ses jeux de mots. 

Je l'ai découvert il y a bien longtemps avec "Je ne sais même plus de quoi j'ai l'air" et "Le monde est tellement con" (de plus en plus con, je trouve!). J'ai adoré "Les yeux révolver" et "Le parking des anges" notamment que j'ai dû écouter des centaines de fois. 

Le monde est tellement con

J'ai envie de partir d'ici

M'en aller sans raison

Ne plus donner signe de vie

C'est mon état d'esprit actuel ! 

lavoine

Du chanteur à l'écrivain, il n'y a qu'un pas et Marc Lavoine l'a franchi. Il n'a pas écrit un roman mais plutôt une biographie qu'une collègue m'a gentiment prêtée.

Eh bien, me voilà très déçu! Je n'ai trouvé aucun intérêt à cette lecture. Si le livre avait été plus long, je l'aurais abandonné en chemin. 

Je n'ai pas aimé le style, je n'ai pas adhéré à l'histoire de ce père qui court derrière chaque jupon qui passe. L'histoire de cette mère trompée et dépressive ne m'a pas ému. Marc n'a pas réussi à m'émouvoir avec sa vie qui, finalement, ne regarde que lui.

Je me demande quel est ce besoin qu'ont beaucoup de gens de publier leur journal intime et de rendre publique une histoire qui devrait leur rester personnelle. Car pour moi, il s'agit ici d'un journal intime mis à la une. 

Evidemment, quand l'auteur est connu, les curieux sont plus nombreux...

Les chapitres sont courts. L'auteur saute du coq à l'âne, d'une période à une autre pour revenir à la précédente.  Le livre commence avec la mort de son père, continue avec la naissance de l'auteur pour revenir plus tard au décès du père et à la naissance du fils. C'est un peu décousu.

Vous me direz que beaucoup d'auteurs font des "flashback" et c'est souvent judicieux. Ici je n'en vois pas l'intérêt.

Je n'ai pas aimé son style ni sa façon de passer subitement de la 3e personne à la 2e. 

Bref, vous l'aurez compris, ce livre ne m'a rien apporté.

Marc, continue à écrire des chansons et laisse à d'autres le soin d'écrire des bouquins! 

Pour me faire pardonner (les fans de Lavoine vont m'en vouloir), cette chanson que j'ai écoutée une fois de plus.

 

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18 mars 2015

Le livre des morts de Glenn Cooper

morts

Voici un livre qui n'attendait que mon bon vouloir coincé, quelque part, entre une série de bouquins qui attendent, eux aussi, leur tour, pour sortir de leur rayonnage. C'est le mot "morts" qui correspond à mon challenge du mois qui me l'a fait choisir pour ma lecture de la semaine. 

Un pavé? Qu'importe ! Celui-ci (au contraire de beaucoup) n'a pas de pages en trop (j'ai à peine sauté quelques descriptions). 

C'est un super thriller que celui-ci, le premier bouquin de l'auteur qui est archéologue. Pour un premier bouquin, c'est un coup de maitre! Génial ! J'ai vraiment beaucoup aimé.

Il m'est assez difficile d'en parler tant il est dense. Il voyage continuellement entre plusieurs époques dans des endroits différents.

L'intrigue a lieu à New York où un serial killer sévit. 9 personnes ont reçu une carte postale sur laquelle figurent un cercueil et la date de leur mort. Le lendemain, elles mouraient dans des circonstances différentes. 

Un serial killer opère toujours selon le même modus operandi, ce n'est pas le cas ici. 

Un agent du FBI, Will Piper, tout près de la retraite, se lance dans l'enquête avec Nancy, la partenaire qu'on lui attribue et qui devient de plus en plus attirante au fur et à mesure qu'on avance dans le récit.

Une autre partie de l'histoire se déroule sur une ile anglaise, au Moyen Age, où des moines s'affairent. Ils ont recueilli un drôle d'enfant qui se met à écrire dans différentes langues sans avoir jamais appris l'alphabet. (Je vous cache volontairement ce qu'il écrit pour ne pas dévoiler ce qui s'avérera être le noeud du problème.)

Dans une troisième partie qui se déroule après guerre, un secret est découvert et doit être tu à tout jamais. 

Il y a aussi la fameuse zone 51 où des gens travaillent dans le plus grand secret. On pense qu'ils travaillent sur des squelettes d'extraterrestres (l'affaire Roswell est d'ailleurs évoquée).

Le lecteur navigue continuellement entre ces différents lieux et époques. On devine évidemment qu'il y aura un rapport, un lien entre tout ça mais quoi? Certains arrivent vite à la solution, ce qui peut gâcher leur plaisir. Pour ma part, je suis resté dans le flou presque jusque la fin.

Un roman de 500 pages très bien conçu, très travaillé où foisonnent une multitude de personnages si bien situés qu'on sait toujours qui est qui (au contraire de nombreux romans américains dans lesquels je m'emmêle souvent les pinceaux avec les personnages).

Un thriller que je recommande à tous les amateurs du genre. Un thriller bien différent de ce que je lis habituellement. 

Bravo, monsieur Cooper, pour ce roman très réussi. Nous nous retrouverons peut-être avec "Le livre des âmes".

Il est des livres qui me donnent envie de communiquer avec l'auteur. C'est le cas de celui-ci. Malheureusement je ne parle pas (et n'écris pas) l'anglais.

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Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" dont le thème est la mort et dans le cadre du challenge américain de Noctenbule

challenge Lire sous la contrainte

challenge US

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17 mars 2015

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Déjà mardi? Allons-y, présentons notre lecture de la semaine. 

J'ai commencé "Et soudain tout change" de Gilles Legardinier. Je ne suis pas encore très loin mais ça ressemble à un bouquin pour ados. Les héros sont d'ailleurs des adolescents comme il en existe tant. Ils découvrent la vie. 

J'espère que l'histoire va démarrer car, jusque là, je trouve ça très plat ! 

A la page 31, on trouve notamment

"Maeva fait une tête d'enterrement. A tous les coups, elle s'est encore fait larguer. Mais ne comptez pas sur moi pour aller lui demander ce qui ne va pas. Je me suis déjà fait avoir l'année dernière..."

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11 mars 2015

Le vertige empaillé de Laurence Amaury

vertige

"Le vertige empaillé". Mais de quel vertige s'agit-il donc? Certainement du vertige de l'amour car les personnages de ce recueil de nouvelles sont tous frappés d'une grande passion pour quelqu'un du sexe opposé. 

Laurence décrit l'amour passion avec brio : coup de foudre, attirances multiples, amour naissant ou finissant, amours fidèles ou pas. Le style tantôt en prose, tantôt en vers est recherché; le vocabulaire est riche; les références à des chansons ou des livres nombreuses. Des citations agrémentent les différents récits. Tout cela fait de ce recueil une référence littéraire. 

Bravo, madame Amaury, pour ces textes écrits de manière magistrale. 

Certains aiment trouver un lien entre les différentes nouvelles qui composent un recueil (ce n'est pas mon cas). Outre l'amour qui réunit tous ces textes, le lecteur trouvera facilement les points communs entre tous ces récits : la danse, la musique, la poésie, la lecture. En effet, beaucoup des personnages créés par l'auteur aiment danser et les références musicales sont nombreuses. Plusieurs aiment la lecture et l'écriture. 

La nouvelle intitulée "Le premier métro à Bruxelles" est sans doute la plus poétique de toutes. En prose ou en vers, les mots de Laurence Amaury chantent. 

Un exemple?

Il m'est bien difficile d'en choisir un et je ne voudrais pas être trop long. Quand je me lance, j'ai du mal à m'arrêter. Vous voilà prévenus! 

" En ce temps-là, ils marchaient la nuit, sous la pluie dolente, dans les rues de Bruxelles. Ils allaient au hasard, à l'aventure. Ils allaient, main dans la main, en échangeant mille confidences. 

En ce temps-là, infatigables, ils marchaient et n'attendaient pas le refuge des portes cochères pour s'arrêter, se serrer l'un contre l'autre, s'embrasser et mêler leur fièvre, ce feu qui taraudait leur corps et faisait briller leurs yeux d'un vif éclat.

En ce temps-là, la nuit marchait vers l'aube, suffoquant légèrement sous la morsure du froid, dans les rues devenues déserts luisants et pacifiques.
Mais eux, réchauffés l'un par l'autre, marchaient comme si les rues riaient sous le soleil au bord d'une mer démente, azurée, transfigurée.

En ce temps-là; ils sortaient de la salle de danse pour se regarder l'un l'autre et respirer plus vite, avec la complicité des étoiles.

En ce temps-là, ils marchaient une  partie de la nuit avant d'atteindre l'ermitage où l'amour était acte sacré..."

"Elle était si rare cette étincelle qui jouait sur la harpe de l'espérance les préludes d'un amour de cristal, fragile et coupant mais éternel comme le lierre ou le granit."

"Quand le train scrupuleux m'emporte loin de toi
et que rugit soudain la mer contre les rails
quand les épicéas surgissent des eaux grises
et que l'aube s'étire en triangle de feu
je me redis tes mots
je me redonne tes regards
je me refais tes gestes
me re-blottis dans ta chaleur
et les étoiles conciliantes partent sur la pointe des pieds
pour me laisser penser à toi..."

"Il lui apparut, tel un archange, et une pluie sauvage et drue tomba sur les gravats, les lavant de toute souillure, et une pluie d'étoiles illumina la nuit."

"L'absence est une statue de marbre au regard éteint, aux doigts glacés."

"Les larmes, au bord des cils, sont des perles de givre. Les lèvres abimées, s'entrechoquent en silence."

"L'absence est le pays d'où l'on ne revient pas. Elle est l'hibernation des sentiments soyeux."

"L'absence est un train fantôme qui erre hors des rails."

"Son rire s'égrène et grelotte comme un sanglot de mélodrame."

"Elle écrit des lettres qui flambent mais dont l'encre se décolore et s'enfuit. Restent des pages blanches éventrées par des mains de métal."

"La nuit rampe sans bruit. Elle découpe en morceaux tous les rêves."

Je vous avais prévenu...

Un de mes textes préférés est "Liaison téléphonique". Un homme forme un faux numéro et tombe sur une femme seule. C'est une erreur et l'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais l'homme rappelle et une relation s'établit...

La nouvelle est composée uniquement de conversations téléphoniques et se termine par une lettre. Enfin, se termine n'est pas vraiment le bon verbe  puisque l'auteure laisse le soin au lecteur d'imaginer ce qui va se passer ensuite. J'ai très envie de "terminer" cette nouvelle. Je le ferai peut-être...

La dernière nouvelle intitulée "Les deux soeurs" est une pièce de théâtre en quatre actes qui m'a beaucoup plu. Un autre genre donc pour terminer ce recueil.

Un lien encore entre ces 8 textes : le choix des prénoms pas très courants il faut le dire. Jugez plutôt : Godelieve, Herlinde, Enguerrand, Alistair, et j'en passe. 

Un bon choix pour les amateurs de nouvelles. 

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10 mars 2015

Le mardi sur son 31

Pas de mardi sur son 31 la semaine dernière car je lisais un recueil de nouvelles. Prendre un extrait de la page 31 n'a pas beaucoup de sens.

challenge mardi

Cette semaine, je lis "Le livre des morts" de Glenn Cooper : un thriller assez haletant. Un tueur en série sévit à New York, pas de modus operandi à part une carte postale avec un cercueil envoyé la veille de la mort du destinataire. Chaque personne est tuée d'une manière différente. 

Will Piper, profileur au FBI est lancé sur l'enquête...

A la page 31, on trouve notamment

"Il rentrait de deux jours de formation sur la sensibilité, à laquelle on l'avait inscrit d'office après sa dernière évaluation. Si elle était revenue contre toute attente, il aurait essayé de nouveaux trucs. Mais Jennifer était partie ... pour de bon."

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08 mars 2015

L'accusé de John Grisham

accusé

Voici un livre que j'ai lu en 2008. Je rapatrie ce billet de mon autre blog. 

Dans tous ses livres, John Grisham parle du système judiciaire, de procès retentissants, de la peine de mort,... En tant qu'ancien avocat, ses récits tournent autour de la justice et ses défaillances.

C'est le cas dans "L'accusé" qui n'est pas un thriller mais un récit rédigé comme un rapport de police.

John Grisham dénonce ici les erreurs judiciaires, les faux témoignages, la fabrication ou la falsification de preuves, les témoins qui s'inventent, la négligence et la malveillance de la police,...

A côté, on retrouve un juge impartial et des défenseurs prêts à tout pour faire éclater la vérité.

L'histoire :

Ron Williamson se retrouve dans le couloir de la mort, attendant d'être exécuté pour un crime qu'il n'a pas commis. Il ne cesse de clamer son innocence mais ne reçoit que des fins de non recevoir. Les gardes de la prison et les autres détenus s'amusent à ses dépens car l'accusé a des troubles mentaux. Le système judiciaire ne tient aucun compte de l'état mental de Ron qui se dégrade d'année en année.

15 ans après le meurtre, la recherche d'ADN est une nouvelle méthode qui pourrait le disculper...ou le condamner définitivement...

A travers l'histoire de Ron Williamson, ce sont plusieurs erreurs judiciaires qui sont mises en avant. John Grisham s'interroge : Combien y a-t-il d'innocents dans les couloirs de la mort en Amérique?

Le plus :

John Grisham nous apprend plein de choses sur le système judiciaire et ses failles. On apprend comment se déroule une enquête, comment se passe un procès, comment un innocent peut se retrouver condamné à mort,... Très intéressant!

Le moins :

La longueur du bouquin. John Grisham se répète et tire certains passages en longueur. On pourrait facilement retirer une centaine de pages sans nuire à l'histoire. C'est souvent ce que je pense des pavés! 

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05 mars 2015

Et si on décidait d'aller bien d'Erwann Menthéour

erwann

Je ne connaissais pas ce cycliste professionnel, devenu chanteur et ensuite coach de santé avant de le découvrir par hasard sur Youtube dans une vidéo que j'ai jugée intéressante. 

Quelques jours plus tard, je tombe sur le livre "Et si on décidait d'aller bien" en me baladant au marché. Ses idées m'ont convaincu, j'ai acheté le livre et je l'ai lu aussitôt.

Je ne cache pas que le début m'a un peu déçu. Je m'attendais à trouver un tas de conseils et Erwann liste tout ce qui ne va pas sur notre pauvre planète. 

J'ai retenu quelques chiffres et faits édifiants

- 1% des richesses sont aux mains de 50% de la population ! 

- 80% des cultures et de la végétation dépendent de l'activité des abeilles (qui sont en voie de disparition!). 

- Une loi (en France) autorise 0,9% d'OGM dans les produits bio de norme AB.

- 80% de notre alimentation est d'origine industrielle. 

- Si l'espérance de vie est en perpétuelle augmentation, l'espérance de vie sans incapacités est en baisse continuelle! 

- Nous souffrons d'une surconsommation de médicaments.  Les statines (médicaments contre le cholestérol) offrent un chiffre d'affaires de 10 milliards (chiffres français) aux laboratoires pharmaceutiques et coutent 1 milliard aux mutuelles! 

- Le réchauffement climatique et la déforestation sont à l'origine de nombreux ouragans, de la fonte des glaciers (qui entrainera la disparition d'iles et d'archipels,la libération de quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l'atmosphère) et pourrait aboutir à l'extinction de la race humaine. 

- Les chimistes des firmes agroalimentaires ont pris le contrôle de nos repas grâce à leurs trois armes fétiches : le sel, le sucre et les matières grasses. L'aliment est devenu un champ d'expérimentation et un enjeu industriel, financier, marketing.

- Le plus grand danger qui nous guette est invisible, insidieux, protéiforme. Il s'appelle pollutions industrielles, alimentaires, pharmaceutiques, environnementales. Il s'appelle cancer, réchauffement climatique. 

- Les maladies dites "de civilisation" sont au nombre de 4 : maladies cardio-vasculaires, cancer, diabète et obésité, maladies inflammatoires.

- La nourriture industrielle est un dealer d'oméga-6 qui favorisent la prolifération des cellules graisseuses et les processus inflammatoires. 

Et les conseils

- Pour guérir (ou garder la santé), changer d'alimentation, arrêter le tabac et l'alcool et faire du sport. Limiter la viande (Nous sommes des omnivores avec des intestins d'herbivoires pas de carnivores!). 

- Oublier la nourriture industrielle ! Retournons à nos fourneaux et utilisons des produits frais. Privilégier les produits bio.

- Éviter les produits laitiers. Après l'âge de 5 ans, nous ne pouvons plus digérer la lactase. 

- Laisser tomber le pétrole et se concentrer sur le soleil, les marées, la géothermie, les déchets ménagers.

- Ne pas laisser les enfants trop longtemps devant des écrans qui réduisent leur imaginaire, leur capacité à s'épanouir. Les éduquer à être plutôt qu'à avoir.

- Bouger. Associer musculation et activités cardio-vasculaires.

- Garder à l'esprit l'ordre des priorités : respirer, boire et ensuite manger. 

- Prendre le temps. Se mettre à la méditation.

- Réduire ses déchets et les recycler. 

Dès que possible, je me lancerai sur "Et si on arrêtait de se mentir" du même auteur. 

Je vous mets la vidéo qui m'a fait connaitre Erwann : 

 

Voir aussi sa méthode Fitnext : 

 

Il y a moyen de s'abonner à sa chaine. 

Et si on décidait d'aller bien? 

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02 mars 2015

Oriane ou la cinquième couleur de Paul-Loup Sulitzer

oriane

Le mot du mois chez Aperto est "couleur". En fouillant dans ma bibliothèque, j'ai trouvé ce roman qui m'attend depuis des années. Je suppose qu'il appartient à ma soeur car je n'achète pas ce genre de livre.  C'était le moment de l'ouvrir tout en ayant un doute sur son intérêt.

Je l'ai arrêté. Comme chaque fois qu'un livre ne me plait pas, je me force à aller jusqu'à la page 100. Une fois arrivé là, s'il ne me plait toujours pas, je l'abandonne sans regrets. Je dois dire qu'ici j'ai hésité un peu avant de m'arrêter car l'intrigue n'est pas mal du tout. Seulement je ne comprends pas tout ce que je lis et ça m'énerve. Je n'y connais rien en finances ni en politique et encore moins en corruption. J'ai donc eu du mal à m'y retrouver dans l'histoire.

Oriane est juge dans la Galerie financière. Alors qu'elle sort de son bureau, une femme est assassinée devant ses yeux. Cette femme est une amie à elle et l'épouse d'un magistrat qui s'est soi-disant suicidé quelques jours auparavant. Oriane ne s'occupe pas de ce genre d'affaire pourtant elle veut faire la lumière sur ces morts successives d'autant plus que le fils de ses amis vient lui demander de l'aide. 

Je n'en sais pas plus. J'aurais bien voulu savoir le fin mot de l'histoire (surtout que la fin est inattendue, parait-il) mais le monde politco-financier n'est pas ma tasse de thé. 

Je n'ai rien à reprocher à ce bouquin. C'est moi qui n'ai pas accroché par manque de connaissances dans le domaine cité. 

Un livre lu  sorti de la bibliothèque pour le challenge Un mot, des titres. 

Challenge Un-mot-des-titres

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