D'un livre à l'autre

07 mars 2021

Retour aux sources de Frédérick d'Onaglia

Retour aux sources par d'OnagliaDe Frédérick d'Onaglia, j'ai lu, il y a 2 ans, "La partition des illusions", un livre que j'avais trouvé agréable à lire, mais sans plus. 

C'est pareil pour celui-ci. 

Agnès vit depuis 14 ans avec son mari Florian, sa fille Lise atteinte d'épilepsie et ses jumeaux. Elle se veut une mère et une épouse exemplaires. Et puis, une faille apparaît dans son couple et elle se réfugie chez sa tante qui tient un hôtel dans les Alpes. 

Là, elle retrouve un ami d'enfance qui la trouble, mais elle veut rester fidèle à son mari. 

Sa tante lui propose de reprendre son hôtel ce qui déclenche chez Agnès une envie de vivre sa propre vie, de s'occuper enfin d'elle et de ses envies. 

Là voilà pleine de projets face à ses problèmes conjugaux et au voisinage qui se montre parfois hostile et désagréable.

Mais son ami d'enfance est là pour l'aider et ce n'est pas la jalousie du mari qui va les arrêter dans leur projet de rénovation de l'hôtel...

Un livre qui se lit vite et facilement, sans prise de tête ni ennui.

 

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04 mars 2021

Certains coeurs lâchent pour trois fois rien de Gilles Paris

Certains coeurs lâchent pour trois fois rien par ParisJe suis tombé par hasard sur ce titre de Gilles Paris auteur que j'ai lu il y a quelques années. 

Je l'ai découvert en 2014 avec "Au pays des kangourous" que j'ai beaucoup aimé. 

La même année, je me suis intéressé à son gros succès au titre étrange "Autobiographie d'une Courgette", un livre qui a été adapté au cinéma et qui aurait pu rendre l'auteur riche, mais le contrat signé à la sortie du livre n'était pas en sa faveur ! Il l'explique dans son autobiographie. 

Deux ans plus tard, j'ai lu "L'été des lucioles" qui m'a déçu. J'ai trouvé l'histoire sans intérêt et je me suis détaché de cet auteur. 

J'ai donc lu "Certains coeurs lâchent pour trois fois rien", un récit autobiographique dans lequel on voit l'auteur d'un autre oeil. Sans tout vous dévoiler, je vous dirai que Gilles Paris a eu une vie bien dissolue ! 

Il a été victime de huit dépressions en 30 ans ! Ça lui tombe dessus comme ça sans prévenir et il sait maintenant qu'il s'en sort toujours. 

Son père n'y est certainement pas étranger, lui qui l'a battu comme plâtre et multipliait les maitresses. Il n'a jamais pu compter sur sa mère non plus d'ailleurs, sa mère qui s'est éteinte lorsque son mari l'a quittée à 50 ans. 

Sa chance a été, sans doute, de rencontrer Laurent avec qui il s'est marié après sa vie de débauché...

Avec ce témoignage, l'auteur pose des mots sur sa souffrance puisse-t-il le faire sortir de son état...

 

 

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27 février 2021

BM Blues de Françoise Bourdin

B.M. Blues par BourdinVoici un livre que je qualifierais de spécial. Je ne m'attendais pas à ce genre de bouquin de la part de Françoise Bourdin. Comme quoi on peut se renouveler et ne pas toujours écrire la même chose. 

Hugo est traumatisé : il a vu sa soeur brûler dans un accident de voiture dont son père est responsable. Il prend ses cliques et ses claques et part à l'aventure vivant de petits boulots. 

Un jour, il rencontre Thève, un type imbuvable à qui on a retiré le permis de conduire pour six mois. Thève engage Hugo comme chauffeur et c'est une lutte sans merci qui commence. 

Hugo est solitaire, taciturne, quasiment muet, il ne tient pas à raconter sa vie et l'épisode qui l'a fait fuir de chez lui. 

Thève est un entrepreneur parvenu qui veut jouer dans la cour des grands et mettre tout le monde à ses pieds. 

Une rencontre improbable qui n'aurait pas dû avoir lieu. Pourtant, ils ont besoin l'un de l'autre...

Un avis plutôt mitigé pour moi. Une histoire que je n'ai pas trouvée toujours très crédible...

Un huit clos entre deux hommes diamétralement opposé dans lequel intervient Laetitia, la fille de Thève qui tombera évidemment amoureuse d'Hugo et causera d'autres problèmes au jeune homme. 

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25 février 2021

El Curandero de Paul Vanderstappen

El Curandero par VanderstappenJe remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

Paul Vanderstappen a publié plusieurs recueils de poèmes. Je trouve dommage de ne pas avoir trouvé un style poétique dans son premier roman qu'est El Curandero. 

Ce roman se déroule en trois temps (2004-2006-2015) et en deux endroits différents (Belgique-Chili).

C'est à une introspection que nous invite l'auteur à travers Pablo, son personnage principal. Pablo a vécu 2 ans au Chili où il a perdu une amie dont on ne sait finalement pas grand-chose. 

De retour en Belgique, cet homme, mal dans sa peau, perturbé par la mort de sa mère alors qu'il avait 7 mois, la mort de son père quand il était enfant et la mort de son frère lorsqu'il avait 18 ans, va consulter un psy censé l'aider à se retrouver lui-même. 

Il veut savoir pourquoi il ne parvient pas à écrire l'histoire de son amie morte au Chili. 

Dix ans après son retour, il refait ses valises et repart sur les lieux où il a vécu pendant 2 ans. Là-bas, un gardien de musée l'appelle "El Curandero" : celui qui soigne, mais aussi celui qui est en train de se soigner...

Pablo arrivera-t-il à se réconcilier avec lui-même et à donner un sens à sa vie? 

Sur le Chili plane l'ombre de Pablo Neruda...  Peut-être celui-ci pourra-t-il l'aider...

J'ai trouvé l'histoire un peu décousue. Il y a des manques évidents comme des renseignements sur les amis chiliens, sur sa vie là-bas, sur la raison pour laquelle il a vécu au Chili, sur la raison pour laquelle il a quitté le pays, sur sa personnalité, sur sa vie familiale. Toute sa vie ne se résume quand même pas en la mort de ces  personnes ! 

Pour moi, c'est un livre qui n'est pas abouti, mais laissons une chance à l'auteur, c'est son premier roman...

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21 février 2021

Jour de courage de Brigitte Giraud

Jour de courage par GiraudVoilà un livre que je n'aurais sans doute pas lu s'il ne m'avait pas été offert et je remercie ma généreuse donatrice car c'est, je trouve, un grand livre ! 

Je ne pensais pas connaître l'auteur, mais en fait, je l'ai déjà lue en 2017 avec "Un loup pour l'homme", un livre dont je ne me souviens pas du tout. 

Revenons à "Jour de courage", un livre que j'ai lu en un jour. Il ne comporte pas de chapitres, ce qui fait que le lecteur a du mal à arrêter sa lecture...

Livio, 17 ans, doit faire un exposé en classe, au cours d'histoire. Il choisit de parler d'un personnage méconnu : Magnus Hirschfeld, un médecin juif-allemand qui a lutté pour l'égalité des sexes et pour les droits des homosexuels au début du XXe siècle. 

L'homosexualité, voilà un thème que n'ose jamais aborder Livio ni avec ses parents ni avec son amie Camille. Il va donc se servir de Magnus Hirschfeld pour analyser le comportement des gens face à ce qui peut être encore considéré, parfois, comme une maladie. Il part des premiers autodafés nazis pour arriver à l'homosexualité d'aujourd'hui. 

Son exposé super bien travaillé ressemble à un coming out même si Camille ne veut pas y croire. 

A un siècle d'écart, Livio et Magnus se heurtent-ils à la même condamnation? 

Un livre interpellant, superbement documenté, qui prend aux tripes et qu'on a du mal à lâcher. Le lecteur vit avec l'ado, mal dans sa peau, qui veut faire passer un message, mais qui se heurte à du désintérêt, de la désapprobation ou pire...

Un livre que je conseille à tout le monde tant pour son côté historique que pour son côté humain.

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18 février 2021

Dernière danse de Mary Higgins Clark

Dernière danse par Higgins Clark"Dernière danse" est le 41e roman que je lis de celle qu'on a appelée "la reine du polar".

Quand on est habitué à lire des thrillers, on peut trouver les romans de M.H.Clark un peu fades. 

J'ai souvent l'impression, en lisant ses livres, que l'auteure choisissait, un peu au hasard, à la fin du roman, celui qui allait être désigné coupable. Ce n'est pas le cas cette fois. Le coupable était tout désigné, il ne pouvait en être autrement. 

Après une fête bien arrosée, Kerry est assassinée. Comme souvent, elle s'est disputée avec son petit ami. Celui-ci est donc très vite arrêté. 

Ce que l'assassin ne sait pas, c'est que le meurtre a eu un témoin : Jamie, un voisin, un peu dérangé mentalement. Il ne témoigne donc pas devant le policier en charge de l'enquête. 

Jamie devient le suspect n°2 quand on apprend qu'il s'est baigné avec la victime le soir du meurtre. 

Puis, pour égarer le lecteur, on ajoute un troisième suspect : un homme plutôt violent qui a apporté de la bière lors de la soirée. 

A la fin du roman sort de son trou le véritable assassin et la raison du meurtre apparait alors...

Un roman sans grande surprise, agréable à lire, plutôt gentil, sans grande violence, sans hémoglobine...

Mary Higgins Clark toujours pareil à elle-même.

Ce roman a été édité en 2018 soit 2 ans avant sa mort. Deux autres seront encore publiés à la suite de celui-ci. 

 

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15 février 2021

Mon prof, ce héros (collectif)

Mon prof, ce héros par AïssaouiSuite à l'assassinat de Samuel Paty, vingt auteurs, historiens, universitaires, critiques littéraires se sont réunis pour parler de ceux qui ont contribué à faire d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui. 

Vingt témoignages de personnalités reconnaissantes envers leurs professeurs qui donnent à réfléchir sur le métier d'enseignant, pas toujours considéré à sa juste valeur. 

J'ai eu, comme tout le monde sans doute, de très bons professeurs, certains m'ont laissé de bons souvenirs de mon passage dans leur classe, mais j'ai bien mal commencé mes études avec, dès la première primaire, quelqu'un qui m'a marqué à vie et sans doute pas dans le bon sens du terme. 

Les auteurs réunis ici rendent donc hommage à un(e) de leurs enseignant(e)s sans qui ils ne seraient sans doute pas ce qu'ils sont. Un vibrant hommage à la profession. 

Extrait de "O Capitaine ! mon Capitaine" de Martine Marie Muller : 

"Ce qui fait aussi la grandeur du métier, c'est la mélancolie du Maître, son acceptation raisonnable de l'ingratitude des générations qui passent entre ses mains, qui filent vers leur avenir comme des flèches, et qu'il revoit rarement. Seul maître à bord de sa classe, il accepte la puissance inexorable du temps qui passe mais qui le laisse habité par sa propre jeunesse, dernière sentinelle de la transmisson et de l'histoire en marche."

Extraits de "Des étincelles contre un donut" de Susie Morgenstern

"Dieu ne pouvait pas être partout alors il a créé les professeurs. "

"Ils sont sous-payés et sous-estimés et c'est à eux qu'on confie nos êtres les plus chers, nos précieux enfants. 

"Personne en dehors de ce métier ne peut imaginer la quantité de travail et de préparation, la patience, la persévérance, le talent, la fatigue, l'imagination, le combat qu'il implique."

"Je pense aux professeurs comme à des gladiateurs qui entrent dans l'arène pour faire face à leur lutte. Pas pour l'amusement des spectateurs mais pour la construction et la pérrenité de l'humanité. On a applaudi l'équipe soignante des hôpitaux et c'était bien mérité, mais qui a jamais applaudi les formateurs de nos enfants qui leur transmettent les pratiques et les connaissances pour pleinement habiter leur vie?"

Merci madame Morgenstern ! 

Note

Les bénéfices de cet ouvrage sont intégralement reversés à la Fondation Egalité des Chances-Institut de France. 

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12 février 2021

Poussière d'homme de David Lelait

Poussière d'homme par Lelait-HeloC'est un véritable cri d'amour que pousse David Lelait (dont j'ai lu "Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri) pour l'homme qu'il a aimé par-dessus tout et que la vie lui a arraché ! 

C'est une histoire vraie, triste, qui ressemble sans doute à des milliers si ce n'est que cet amour était partagé par un homme. 

Ecrire sa vie et celle de son conjoint, décrire la maladie, la souffrance et la mort lui a certainement fait beaucoup de bien comme quand on remplit un journal intime. Mais voilà, pour moi, justement, c'était trop intime pour être lu par d'autres et je n'ai pas vraiment adhéré à la démarche. 

J'ai subi un deuil il y a un peu moins d'un an et je me suis retrouvé dans certains passages de ce livre dont je vous livre quelques extraits : 

"Cinq jours que je te guette, le vide en contrebas."

Ce fut à peu près ça pour moi aussi ! 

"Rien de tout ça n'a de sens. Il faut déjà parler du lendemain, penser les adieux, la cérémonie. Le réel nous rattrape."

Cérémonie à laquelle, ma mère n'a pas eu droit ! 

"Ces messieurs des pompes funèbres, empressés, nous expédient, nous classent comme des affaires courantes quand nous avons besoin de tant de tact, de temps et de silence. La mort est bâclée."

Pour nous, elle l'a été d'autant plus que la peur de la covid n'a pas permis une inhumation normale et une réunion familiale ! 

"Une part de moi gît désormais emmurée sous ce couvercle, je mesure combien je ne serai plus jamais exactement le même, plus jamais vraiment entier."

Quand c'est la figure maternelle qui part, une portion de nous part avec elle. 

" Cette fois, tu es parti, vraiment et absolument parti."

"Je souffrirais tellement moins si je te savais quelque part, sauvé, éternel. L'insupportable, c'est ce nulle part, ce plus jamais, ce plus rien qui prend toute la place."

"J'attends des nouvelles, de toi comme des autres absents. Es-tu ailleurs qu'en moi? Ailleurs qu'au chaud de mes souvenirs?"

"Attends-moi quelque part... ou même ailleurs. Par un matin calme ou une nuit noire, un jour de grand soleil ou de pluie serrée, j'arrive. J'arrive. Je t'aime. 

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09 février 2021

L'heure d'hiver de Michel Grisola

L'Heure d'hiver par GrisoliaQuand j'ai commencé ce roman, je ne connaissais pas Michel Grisola. Wikipedia m'annonce qu'il est mort en 2005. Il était à la fois romancier, scénariste, journaliste, critique littéraire et parolier ! Et malgré tous ces titres, il m'est resté inconnu. 

Il y a des chances qu'il le restera car je n'ai pas beaucoup aimé ce roman. J'ai trouvé l'atmosphère de ce livre un peu malsaine. Je n'ai pas adhéré à l'histoire et je n'ai d'empathie pour aucun des personnages. 

Mario, le héros, revient dans son village du Gers car la maison qu'il a héritée de sa grand-mère a été maltraitée par une tempête. Il est accompagné de sa femme, Christine. 

En face de l'appartement qui leur a été prêté par un ami se trouve une maison habitée par deux soeurs. Une nuit, le couple est attiré par du bruit qui a l'air de provenir de cette maison. Ils se lèvent et regardent ce qu'il se passe dehors. 

Une femme sort suivie par des policiers et des ambulanciers qui emmènent quelqu'un sur une civière. Le lendemain, on apprend qu'une des deux soeurs est morte dans son bain. 

Mario est fasciné par la soeur de la victime, une Américaine aux amours compliquées et il ira mettre son nez chez elle, se mêlant de son histoire. 

Mario tait un secret depuis l'enfance. Il pourra enfin se confier à la jolie Américaine. 

Un livre que j'oublierai très vite qui n'a, pour moi, aucun intérêt, mais il ne s'agit que de mon avis ! 

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08 février 2021

La sentence de John Grisham

La sentence par GrishamVoici le 26e roman que je lis de John Grisham et je ne m'en lasse pas. Celui-ci fait, selon moi, partie des meilleurs. 

Bizarrement, les 200 premières pages peuvent se résumer en une phrase, allez, disons deux : 

1946, dans le Mississippi, Pete Banning, décoré des plus hautes distinctions militaires, tue le pasteur de son village de sang froid. Il refuse d'en donner la raison et emportera son secret dans la tombe. 

Et bizarrement, ces 200 pages ne m'ont pas semblé longues pour autant. On découvre qui est Pete Banning, on fait connaissance avec sa famille, on se bat avec ses avocats pour lui éviter la peine de mort,... Jusqu'au moment où la sentence tombe. 

Le roman pourrait s'arrêter là, mais la deuxième partie nous ramène quelques années en arrière, après Pearl Harbor, aux Philippines, après la reddition aux Japonais. Ce sont là des images plutôt insoutenables que nous confie John Grisham (j'ai d'ailleurs sauté quelques passages) qui raconte l'Histoire avec une grand précision. 

Pete Banning est prisonnier, mais il parvient à s'enfuir et devient un membre éminent de la guérilla d'où il sortira gradé et blessé. 

La troisième partie du récit raconte le destin de la famille Banning (sa femme, sa soeur, ses enfants) ainsi que la nouvelle vie de l'épouse du pasteur assassiné. 

Et puis, bien sûr, à la toute fin, le lecteur apprend la cause de cet assassinat...basé sur un mensonge. Une fin attendue donc, mais avec une belle surprise pour conclure. 

Le roman fait également la part belle au rôle de la femme dans la société américaine d'il y a 70 ans ainsi qu'à l'existence des "nègres" employés dans les exploitations agricoles de coton ou comme serviteurs des blancs. 

Un très bon roman que je conseille à tous les amateurs de pavés (500 pages en grand format). 

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