D'un livre à l'autre

15 avril 2014

La bonne étoile d'Elsie de Sarah McCoy

elsie

Difficile de vous parler de ce livre tant il est dense. J'attendais un coup de coeur, eh bien, le voilà. J'ai beaucoup aimé ce roman retiré de ma bibliothèque grâce à mon challenge GN + adj. épithète.

Deux histoires se mélangent dans ce roman et il faut être bien attentif à chaque chapitre pour ne pas se tromper d'époque.

Tout d'abord, il y a Reba, journaliste vivant au Texas. Elle a pour mission d'écrire un papier sur les traditions de Noël dans le monde. Elle se rend dans une boulangerie où vivent deux femmes, Elsie et sa fille Jane, afin de les interviewer sur les traditions allemandes. La mère est, en effet, originaire de Garmish en Allemagne.

De l'autre côté, il y a donc Elsie qui a vécu en Allemagne pendant la deuxième guerre. Elsie est issue d'une famille allemande qui soutient le régime nazi sans se poser de questions. Sa soeur vit d'ailleurs dans un Lebensborn (heureusement que j'ai lu le très bon roman de Valentin Musso "Cendres froides" qui explique le fonctionnement de ces maternités nazies de long en large). Elsie s'apprête à épouser un officier SS et est invitée à un bal, la nuit de Noël 44. 

Lors de cette soirée, un petit garçon chante divinement bien. C'est un petit juif, tondu, retiré de son camp pour l'occasion. Pour la première fois, Elsie ouvre les yeux sur la vraie vie, sur la doctrine allemande, sur les camps de concentration,...

Tobias, ce petit garçon, va sauver la jeune fille de 17 ans d'un viol. Un peu plus tard, il frappe à sa porte, la priant de le cacher. Le monde s'écroule autour d'Elsie. Peut-elle héberger un juif chez elle, même si ce n'est qu'un enfant, et risquer ainsi sa propre vie ainsi que celle de toute sa famille?

Dans son lebensborn, la soeur d'Elsie accouche de jumeaux : un garçon et une fille. La fille va très bien, le garçon est chétif et ne correspond donc pas à la race pure et dure des nazis. Hazel se rend compte que son garçon est en danger... Son regard sur le "paradis allemand" va également changer, ce qui lui vaudra des ennuis. 

Quant à Reba, la journaliste, son monde à elle va changer aussi au contact de ces deux femmes. Reba vit avec Riki, garde-frontière, chargé de reconduire les clandestins chez eux, au Mexique généralement. 

L'histoire est un éternel recommencement. Après les atrocités nazies à l'égard des étrangers, ce sont les Américains qui agissent un peu de la même façon. Changement de regard aussi pour Riki sur son travail. 

Le livre est divisé en une série de chapitres dans lesquels on passe de 1944 à 2007 pour revenir en 1945 ou 1940 ou encore 1967. Difficile à suivre donc.

Ces chapitres sont entrecoupés de lettres écrites par les deux soeurs ou de mails envoyés par Riki ou Reba. Une autre police de caractère (beaucoup trop petite pour moi) est utilisée ici. 

Un livre de plus de 500 pages qui se lisent aisément.

Petit plus pour ceux et celles qui aiment cuisiner : le roman est suivi des recettes allemandes de pain et autres pâtisseries vendues chez Elsie et Jane. 

coeur

challenge Lire sous la contrainte

Sarah McCoy est la fille d'un militaire américain mais elle a vécu en Allemagne durant son enfance. Aujourd'hui, elle vit au Texas.

challenge US

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Le mardi sur son 31

Aujourd'hui, je vous présente un extrait d'un livre que je viens de terminer. Un coup de coeur dont je vous parlerai bientôt.

Il s'agit de "Loin des mosquées" d'Armel Job, un auteur belge que je n'avais pas encore lu. C'est maintenant chose faite et je compte continuer à le découvrir. 

C'est à une plongée dans les coutumes arabes que nous convie l'auteur et il le fait avec beaucoup de talent, de respect et de réserves. 

Après un chagrin d'amour, Evren épouse une lointaine cousine qu'il ne connait pas. 

A la page 31, on trouve notamment

"Je la vois encore, dans sa robe blanche coupée par une large ceinture rouge, des hanches jusqu'à la poitrine. Ce matin-là, j'avais saigné du nez. Peut-être avais-je toujours à l'esprit mon mouchoir blanc trempé de sang. La ceinture de la jeune femme m'a fait penser à un bandage, comme si on l'avait frappée au ventre et que ce tissu vermeil étanchait la blessure." 

challenge mardi

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09 avril 2014

Le lieutenant souriant de Bernard Gheur

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Cette histoire se passe en Belgique, dans la région de Spa en 1944 et dans les années 70.

Le 10 septembre 1944, Spa est libérée par les Américains. Dans la forêt de Montbreuse, des maquisards sont abattus par des SS. Un seul parvient à s'enfuir "Tacite". 

Misia, d'origine polonaise, est enceinte de l'un d'eux : Robert de Montbreuse : le lieutenant souriant.  Deux ans plus tard, celle-ci mourra de la tuberculose et son fils, Jean, sera adopté par ses oncle et tante. 

A l'école, Jean se lie d'amitié avec Pitou, le narrateur de l'histoire. 

Le roman débute en 1974 par un coup de téléphone de Jean à Pitou lui annonçant que "Tacite" vient à Spa. Le témoignage de celui-ci pourrait lever quelques coins d'ombre sur la vie de son ami. Pitou va le rencontrer...

Ce n'est pas vraiment un roman de guerre que signe ici Bernard Gheur mais plutôt un récit sur l'amitié, sur la nécessité de parler aux enfants de leur origine et d'enterrer les secrets familiaux.

Un livre destiné aux 14 ans et plus mais je pense que les ados n'adhèreront pas facilement à cette histoire. 

4è livre lu dans le cadre de mon challenge GN + adjectif épithète et participation au challenge "jeunesse" de Muti

challenge Lire sous la contrainte

challenge jeunesse

 

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08 avril 2014

Le mardi sur son 31

J'ai été attiré par le titre "Le monastère oublié" de Steve Berry et la quatrième de couverture d'un roman que je ne connaissais pas du tout. 

L'histoire se passe en Chine, en partie dans la province de Shaanxi où on a découvert la fameuse armée de terre. Comme j'y suis allé, le sujet m'intéresse doublement. 

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A la page 31 de ce livre (un peu compliqué pour l'instant), on trouve

"C'était une dure à cuire, intelligente, avec un cran fou. Mais pourrait-elle résister au supplice de l'asphyxie par l'eau?"

On parle ici de Cassiopée Vitt qui a été kidnappée après avoir volé un objet d'art très rare. 

challenge mardi

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03 avril 2014

Histoires de Petite Elle de Françoise Lison-Leroy

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Histoires avec "s" car il s'agit ici de 12 tableaux, 12 récits dont l'héroïne est Isabelle : "Petite Elle".

Petite Elle passe sa dernière année en primaire. En septembre, elle devra quitter son village pour le pensionnat. Elle devra abandonner le lieu où se sont déroulées toutes ses expériences enfantines. 

Petite Elle profite du moment présent : jeter des cailloux dans l'eau, par exemple. Elle n'est pas toujours comprise par ses parents ou par sa tante qui habite chez elle mais il faut dire qu'elle ne comprend pas toujours le monde des adultes non plus. Elle ne comprend pas pourquoi sa maman pleure et ne sait comment la consoler. 

On dit d'elle que c'est un garçon manqué, sa tante l'appelle "diablesse", sa mère "mon petit ange". On lui cache des choses mais elle aussi a ses secrets.

Françoise Lison-Leroy (que je n'avais pas encore lue) plonge dans le monde de l'enfance qu'elle décrit avec justesse.

Douze histoires à lire d'une traite avec le plaisir de suivre Petite Elle dans sa découverte de la vie.

Un livre pour petits et grands. 

Nouvelle participation à mon challenge "Lire sous la contrainte".

challenge Lire sous la contrainte

Je participe également au challenge "jeunesse" de Muti

challenge jeunesse

 

 

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01 avril 2014

Le mardi sur son 31

challenge mardi

J'ai commencé un roman qui m'a plu dès les premières pages. Il compte plus de 500 pages mais se lit très vite. Il s'agit de "La bonne étoile d'Elsie" de Sarah McCoy. L'histoire se passe à la fois en 2007 et en 1944. 

Une journaliste interviewe une boulangère sur les Noëls allemands. Plongée en décembre 44 au milieu des nazis, dans les Lebensborns et dans la chasse aux juifs. 

A la page 31, on trouve, dans une lettre que sa soeur adresse à l'haroïne

"Les officiers apprécient ma compagnie, même si je ne peux raconter, même pas à toi, les choses que je suis contrainte de faire pour rester auprès de Julius dans l'association. Certains de ces hommes, bien que d'apparence noble, sont totalement débauchés dans la chambre à coucher". 

 

 

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29 mars 2014

Les années perdues de Mary Higgins Clark

mary

En 20 ans, j'ai lu 36 romans de Mary Higgins Clark. Si l'enthousiasme du début s'est peu à peu estompé, c'est toujours avec un certain plaisir que je retrouve la reine du crime. 

Ses romans actuels ne sont plus haletants comme l'étaient les premiers mais restent agréables à lire. Pour moi, le coupable peut être n'importe qui et j'ai l'impression qu'il arrive tout à coup afin de terminer le récit. 

J'ai apprécié le point de départ de ce roman : une lettre écrite par Jésus à Joseph d'Arimathie a été retrouvée. C'est Jonathan, spécialiste de la bible qui l'a en sa possession. Il la montre à quelques experts afin de l'authentifier. Cette lettre attirera les convoitises et Jonathan sera assassiné.

Aussitôt les soupçons de la police se dirigent vers la femme de la victime, atteinte de la maladie d'Alzheimer et épouse trompée. Il faut dire qu'elle est la coupable idéale.

L'enquête commence et s'éternise. L'auteure répète plusieurs fois la même chose. Je me suis même surpris à lui dire : "Bon, ça va, ça suffit, j'ai compris". 

400 pages et au moins 100 de trop...comme souvent.

J'attends toujours le coup de coeur de l'année. Le dernier date du tout début janvier avec une nouvelle de Karine Giebel. 

Deuxième participation à mon challenge.

challenge Lire sous la contrainte

Et nouvelle participation au challenge US de Noctenbule

challenge US

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26 mars 2014

Effroyables jardins de Michel Quint

clown

C'est le premier roman que je lis de cet auteur qui a commencé à écrire pour le théâtre et donne (ou a donné) cours de théâtre à Roubaix. 

"Effroyables jardins" est une longue nouvelle ou un court roman destiné aux jeunes à partir de 13 ans mais je doute que des adolescents prennent vraiment du plaisir à lire cette histoire qui se passe en 1943.

C'est l'histoire d'un résistant et d'un soldat allemand. 

Dans ce récit, le narrateur évoque le passé de résistant de son père et décide de témoigner d'une façon un peu particulière au procès de Maurice Papon.

Petit, le narrateur avait un peu honte de son père qui "faisait le clown" pour amuser les enfants sans jamais se faire payer. C'est son oncle qui lui permettra de changer le regard qu'il avait sur son père.

Les deux frères étaient résistants et ont fait sauter des transfos. Aussitôt ils ont été arrêtés et jetés dans un trou où jadis on tirait de l'argile pour une briqueterie en attendant leur exécution...

Le texte est court, je ne peux pas trop en dire. 

Un dossier littéraire suit le récit, analyse l'oeuvre s'étendant sur la guerre et la résistance. Celui-ci donne au lecteur l'explication du titre (qui m'avait intrigué) : "La barbarie a rendu effroyables les jardins qui se transforment en fosses ou en tranchées."

Un livre sur la guerre mais aussi sur l'enfance, le rejet des origines, les vrais et faux héros. Il est aussi roman d'apprentissage.

Premier livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" dont la contrainte est GN + épithète.

challenge Lire sous la contrainte

Il me permet aussi de participer au challenge "jeunesse" organisé par Muti et au challenge "seconde guerre" organisé par le blog "Lukea livres". 

challenge jeunesse

challenge seconde guerre

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25 mars 2014

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Me voilà reparti avec un Mary Higgins Clark. Je lis tous les romans de la reine du crime. 

Le titre? : Les années perdues

Ici, le point de départ est un meurtre (comme souvent) mais la victime avait découvert une lettre qu'aurait écrite Jésus. Cette lettre a disparu ... sans doute volée par le meurtrier. 

A la page 31, on trouve notamment :

"Lilian avait rencontré Richard Callahan au cours de la première expédition archéologique à laquelle elle avait participé cinq ans plus tôt. Il lui avait alors raconté qu'il était professeur d'histoire biblique."

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21 mars 2014

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne d'Antoine Paje

cerisiers

Je classerais ce roman dans la catégorie des "livres qui font du bien". 

Où ai-je vu ce bouquin? Sur quel blog? Je ne sais plus mais j'ai été attiré par ce titre un peu spécial et par la couverture qui rappelle les estampes japonaises.

Un livre de 140 pages qui m'a fait de l'oeil dans ma librairie. Je l'ai emporté et j'ai bien fait.

Le thème de ce roman est la peur. Tout le monde a peur même si personne ne l'avoue. On a peur de la souffrance, de la mort, de ne pas être aimé, de ne pas être à la hauteur, ... 

Souvent il s'agit de fausses peurs, des peurs que nous créons dans notre esprit mais qui n'existent pas et dont on peut se débarrasser à condition d'en prendre conscience.

Le livre parle aussi du passé qui est bien passé et qui n'existe plus. Sa seule importance, c'est qu'il sert à vivre l'instant présent et à préparer l'avenir.

J'ai souligné pas mal de passages dans ce bouquin, ce qui est bon signe.

"Le passé n'a d'importance que parce qu'il a tissé le moment présent".

"La fausse peur nous donne honte de nous."

"La peur est une maladie insidieuse et très grave, qu'on ne peut éradiquer que lorsqu'on se rend compte de sa progression et de ses ravages en nous. Malheureusement, certains d'entre nous ne s'en apercevront jamais. D'autres se rassureront en se disant qu'ils sont juste prudents, sur leurs gardes."

" La fausse peur, celle qu'on se fabrique pour des raisons stupides, te tue. Elle t'empêche de réagir correctement, elle te fait faire des tas de conneries ou t'empêche de faire ce qui compte."

"Un mec qui a peur, et ça vaut aussi pour les nanas, ça se voit, ça se renifle et ça donne envie aux tordus, qui ne s'attaqueraient jamais  à plus fort qu'eux. Ils te sautent à la gorge, juste pour te prouver qu'ils te dominent."

"Sois respectable à tes propres yeux, en toute lucidité."

"Tout est déjà en toi. Il suffit de le laisser parler."

"On apprend à marcher à petits pas, un pied devant l'autre. On tombe? Pas grave. Ca arrive à chacun de nous. On se relève et on repart, pour ne plus jamais ramper."

Et l'histoire? Puisque c'est un roman, il y a forcément une histoire. Bien sûr! Même si elle est un prétexte, une façon de faire passer un message; 

Paul Lamarche pense que réussir sa vie, c'est réussir.  Il s'ennuie dans son boulot et, pour conclure une affaire, se rend en Californie. Là, il se retrouve en prison pour faits de moeurs. Il devra cohabiter avec un gigantesque noir américain qui lui fout une trouille immense jusqu'au jour où ... jusqu'au jour où ce noir se met à parler.

Parmi les hommes d'affaires que rencontre le héros, il y a un Japonais qui parle peu mais parle juste. 

Ces hommes lui feront comprendre qu'on ne peut marcher que lorsqu'on dépasse les craintes qui nous entravent et nous empoisonnent...

Sans être un véritable coup de coeur, ce roman m'a plu et je vous le recommande. 

 

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