D'un livre à l'autre

24 octobre 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Je viens tout juste de commencer un nouveau Patricia MacDonald. Il s'agit de "La soeur de l'ombre" qui trainait dans ma bibliothèque de puis plus de deux ans. 

Alex, jeune femme qui vient juste de terminer ses études, a perdu ses parents dans un accident. Le notaire lui donne une lettre écrite par sa mère à son intention : elle a une soeur ! Jamais sa mère ne lui en a parlé ! Le notaire fait quelques recherches sur la jeune femme et découvre qu'elle est en prison pour le meurtre de sa soeur (en fait, la fille de ses parents adoptifs)...

A la page 31, on trouve notamment

" - Alex vient de m'apprendre que Cathy avait laissé une lettre chez son notaire. A l'adolescence, elle a eu un bébé qu'elle a confié à l'adoption.

- Catherine? Tu me charries.

Il secoua la tête. 

- Ouah...

- Comme tu dis, fit Alex."

 

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21 octobre 2017

Tout l'amour de nos pères de Christian Signol

Résultat de recherche d'images pour "tout l'amour de nos pères + pocket"J'aime l'écriture sensible de Christian Signol, auteur attaché au terroir, à la vie de nos aïeux,  dont j'ai déjà lu une vingtaine de romans. "Tout l'amour de nos pères" a attendu 2 ans avant que je me décide à l'ouvrir. Ce fut une belle découverte, une histoire qui m'a tenu en haleine pendant quelques jours et que j'ai beaucoup appréciée. 

Tout commence avec la découverte d'un petit garçon abandonné. 

Nous sommes en 1773. Hortense et Charles Marsac n'ont pas d'enfants quand il découvre, au bord de la route, un bébé qu'ils adopteront et prénommeront Pierre. C'est le début d'une saga familiale qui se déroulera sur deux siècles. 

Pierre deviendra soldat de Napoléon (la partie que j'ai le moins aimée par manque de connaissances sur le sujet) avant d'acheter un château qui restera le domaine familial : le Grand Castel où se éclateront les joies comme les peines, les catastrophes, le plus souvent dues aux guerres qui secouent la France. 

Que d'hommes ont péri pour leur pays ! Que de familles ont été endeuillées, ont perdu un être cher, le plus souvent l'ainé de la famille ! 

C'est quatre générations que Signol nous dépeint dans son roman, des gens rudes, forts, travailleurs, courageux, mais souvent éprouvés par le malheur. 

Le livre se divise en quatre parties. Dans chacune d'elle, un autre narrateur prend la parole. L'ensemble forme un journal intime familial qui s'étire sur 200 ans. 

Une très belle lecture que je recommande à tous les amateurs du genre. 

LIvre lu dans le cadre de mon challenge "LIre sous la contrainte". 

challenge Lire sous la contrainte

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18 octobre 2017

La maison d'à côté de Lisa Gardner

La maison d'à côté par GardnerTroisième livre que je lis de cette auteure, troisième coup de coeur ! Pas de meurtres horribles et sanglants, pas de sexe, pas de descriptions sanguinolentes d'autopsies et pourtant Lisa Gardner arrive à créer des thrillers haletants.

Ici, il s'agit d'une simple disparition. Sandra Jones, jeune institutrice et mère de famille sans histoire disparait un beau soir alors que son mari est au travail. Jason rentre chez lui et trouve leur petite fille, Ree, seule. Aucune trace de Sandra ! Seuls une lampe cassée dans la chambre et un édredon disparus attestent que quelque chose s'est passé ce soir-là.

Le commandant D.D Warren, blonde trentenaire, célibataire, personnage récurrent des romans de Lisa Gardner, entre en scène. Tout de suite, ses soupçons vont vers le mari, Jason, être impassible, sans réactions, qui a l'air de cacher quelque chose. 

Toutefois, dans la rue, à deux pas de chez les Jones, vit un jeune homme fiché comme délinquant sexuel. Sandra a-t-elle eu des contacts avec lui? Est-il responsable de la disparition de la jeune femme? Voilà le deuxième suspect. 

D.D Warren fouille dans le passé du mari, mais les faits connus ne remontent qu'à cinq ans. Il semblerait même que le soi-disant Jason Jones ait changé de nom...

Et puis, elle découvre que le couple s'est marié alors que Sandra était enceinte et il se pourrait que Jason ne soit pas le père de Ree ! 

Arrive un troisième suspect (pour bien emmêler l'écheveau et faire perdre la tête au lecteur) : un ado qui a aidé "madame Sandra" à se servir d'Internet, à brouiller les pistes sur un ordinateur. Un ado à qui la jeune femme s'est confié : son mari utilise son ordinateur la nuit et efface toutes traces de son passage. Que fait-il? Pédophilie? Pire? Sandra a découvert dans la corbeille de son ordinateur une horrible photo d'un enfant nu avec une énorme araignée sur le torse ! Il s'avère que le jeune garçon est fou amoureux de "madame Sandra". 

Et pour perdre complètement son lecteur, l'auteure ajoute un quatrième suspect : l'oncle du gamin, spécialiste en informatique et peut-être amant de la jeune femme ! 

D.D Warren en perd la tête et le lecteur aussi. Suspense insoutenable tout au long du récit ! 

J'ai bien aimé le fait que la disparue elle-même intervient tout au long du récit en donnant, au compte-gouttes, des informations que la commandant Warren, elle-même, ne connait pas. Façon originale d'organiser le récit. 

3 romans, 3 coups de coeur, ça n'arrive pas souvent. D'autres romans de cette auteure m'attendent dans ma bibliothèque. 

coeur

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" grâce à son apostrophe ! 

challenge Lire sous la contrainte

 

 

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17 octobre 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

En ce mardi, je lis un livre très spécial "L'amour et les forêts" d'Eric Reinhardt. Le premier chapitre est long et ennuyeux. Les phrases sont longues. J'ai lu sur un blog qu'après la page 41, ça démarre ! Il est temps ! 

Bénédicte rencontre un écrivain (Eric Reinhardt, lui-même) dont elle a aimé le dernier roman. Après la deuxième rencontre, elle se confiera à lui et on découvrira l'horreur de sa vie...

A la page 31, on trouve notamment

"Maintenant que les douze coups de minuit avaient fini de retentir, que le bal avait pris fin et que le sortilège où je m'étais consumé pendant les derniers mois allait se dissiper, je comprenais qu'il me faudrait porter sur les épaules un fardeau autrement plus encombrant que l'amertume d'être inconnu : l'injonction à faire mieux. Faire mieux que ce roman? Me dépasser? En fait, je vais vous dire, l'idéal aurait été que je meure aussitôt mon livre paru..."

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14 octobre 2017

Petit pays de Gaël Faye

Résultat de recherche d'images pour "petit pays + blog"Je me méfie souvent des livres qu'on voit partout, qui sont encensés par la critique et qui reçoivent de nombreux prix littéraires. Pourquoi? Parce que mon avis diverge souvent de l'ensemble des critiques. Eh oui ! J'ai des goûts à part des autres ! 

Eh bien, pour ce bouquin de Gaël Faye (que je ne connaissais pas avant de le lire), je trouve que le succès est mérité. C'est un bouquin bien écrit, intéressant et parfois émouvant. 

Que ceux qui n'aiment pas les livres de guerre ne prennent pas la fuite. "Petit pays" n'est pas un livre consacré uniquement à la guerre qui a opposé les Hutus et les Tutsis (contrairement à ce que je pensais). Bien sûr, il en parle (comment pourrait-il en être autrement?), mais ce roman n'est pas basé sur ces faits. 

C'est avant tout un roman autobiographique qui raconte l'enfance de Gaël et de sa soeur Ana, nés d'une mère rwandaise et d'un père français.Toute la famille vit au Burundi.  La moitié du livre raconte l'enfance de l'auteur, ses copains, ses voisins, sa famille, la petite Française avec laquelle il entretient une correspondance...

Puis on sombre dans la guerre : le génocide rwandais et ses horreurs. C'était inévitable. 

Le roman n'est pas dur, se lit facilement et ne laisse sans doute pas ses lecteurs indifférents. C'est également un guide de voyages qui décrit des paysages, des odeurs, des couleurs...

Un livre qui me restera en mémoire, je pense. 

Merci à Tiphanie pour ce cadeau. 

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11 octobre 2017

L'homme qui voyait à travers les visages d'Eric-Emmanuel Schmitt

Résultat de recherche d'images pour "l'homme qui voyait à travers les visages"Je vous le dis tout de suite : je n'ai pas aimé ce roman d'Eric-Emmanuel Schmitt comme je n'avais pas aimé non plus son précédent "La nuit de feu". 

Pour moi, ce roman n'est qu'un prétexte pour écrire une conversation avec Dieu. Depuis la révélation qu'il a eue et qu'il a décrite dans "La nuit de feu", je pense que l'auteur est obnubilé par Dieu. 

A la fin du livre, il parle d'ailleurs d'un essai qu'il n'a pas écrit et qui, pour moi, se trouve dans ce roman ! 

Tout commence par un attentat lors d'un enterrement à Charleroi. Augustin, stagiaire dans un journal local, est présent. Il a vu Hocine, le terroriste, en grande discussion avec un homoncule (sorte de fantôme, personnage imaginaire et imaginé par les alchimistes). 

Augustin a un don : il peut voir les Esprits qui tournoient autour des gens. 

Bien vite, il rencontre Momo, le frère d'Hocine, qui veut suivre les traces de son frère.

Augustin passe de témoin à suspect. On le soupçonne de s'être radicalisé et d'être la tête pensante dans l'histoire. 

L'auteur se met en scène car le stagiaire rencontre Eric-Emmanuel Schmitt qui lui propose, grâce à une drogue, de rencontrer Dieu...

Augustin est une vraie moule et certains personnages, dont la juge Poitrenot, ne sont pas crédibles du tout. Je ne me suis pas attaché aux personnages. J'ai détesté le directeur du journal, personnage peu crédible aussi d'ailleurs.

Grosse déception pour moi...

Si je n'ai pas aimé le roman, j'ai trouvé certains passages intéressants. Ces morceaux pourraient (auraient pu) se trouver dans un essai, pas dans un roman sur l'intégrisme, le terrorisme,...

Je m'excuse par avance d'être long, mais je voulais garder ces passages qui me semblent importants : 

" Croisades, guerres saintes, querelles entre chrétiens et cathares, luttes des catholiques et des protestants, toutes ces batailles furent perpétrées au nom de Dieu. Les colons américains exterminaient les Indiens en citant le LIvre de Josué, les Hollandais alléguaient le Deutéronome pour justifier l'apartheid en Afrique du Sud, les Japonais envahissaient la Chine au nom du shinto, au sein de l'islam, sunnites et chiites ferraillent en obéissant à Allah, et aujourd'hui les terroristes de Daech o d'Al Qauda s'immolent et massacrent en tonitruant Allahou Akbar. La surdité nous affecte. Pire : lorsque nous percevons ces assertions, nous les critiquons sévèrement. Trucider au nom de Dieu? Les croyants jugent qu'il s'agit de diffamation, les athées de délire

Tu dois garder l'esprit ouvert et présumer qu'il est possible que Dieu existe. Le cas échéant, il prescrit ses désirs à travers les livres sacrés, Ancien testament, Nouveau Testament, Coran." 

Schmitt se fait l'avocat du diable ! 

"La Bible... Ça part plutôt bien avec le récit de la Création, Dieu qui range le chaos, qui fabrique des trucs géniaux, genre les étoiles, le globe, l'océan, les diamants, les oranges, les pêches, le chocolat, les chats, les plumes de paon, la digestion. Là, tu rencontres un Dieu débonnaire  et prodigue. Après il s'emporte : condamnation d'Adam et Eve parce qu'ils commettent une faute, éviction du paradis, condamnation du mâle au travail, de la femelle à la douleur. Quel caractère de chiotte ! L'euphorie n'a pas duré longtemps. C'est parti pour des siècles de colère... Dieu regrette sa complaisance et ses largesses, il se dégoûte de ses créatures et organise un premier génocide : vlan, le déluge pour en finir avec les vivants. Heureusement la famille Noé s'en sort, se perpétue, mais très vite Dieu se fâche. Il incendie des villes, telles Sodome, Gomorrhe,... Quand, sous la houlette de Moïse, il libère son peuple du joug pharaonique, il envoie dix plaies à l'Egypte, lesquelles s'achèvent par l'anéantissement des nourrissons locaux! Il ordonne ensuite des bains de sang pour reconquérir la Terre promise au détriment des populations installées, provoquant un deuxième génocide, celui des Cananéens. Et je t'épargne les conseils à Salomon - ratatiner ses adversaires, à David liquidant les Philistins, les harangues haineuses des psaumes... Dieu le venimeux guerroie, souffle la guerre dont il bafoue les règles. Loin de s'attaquer aux seuls soldats, il s'acharne contre les femmes, les enfants, les individus les plus fragiles et les plus innocents des populations civiles. Dans le Nouveau Testament, il se calme un peu - même s'il envoie son fils crever sur une croix - puis fulmine au dernier tome, l'Apocalypse, une prophétie terrifiante selon laquelle quatre cavaliers amènent la conquête, la bagarre, la famine et la mort. 
- Dans le Coran, Dieu continue à activer les braises. Dans la sourate de la Vache, à l'égal du Deutéronome de la Bible, Dieu enjoint d'occire le mécréant...
- Et nous, que faisons-nous durant des siècles? Nous chargeons les hommes. Nous rabâchons qu'ils se servent de Dieu pour exprimer leur agressivité, mais si Dieu se servait des hommes pour exprimer la sienne? Nous affirmons que Dieu se réduit à une excuse, mais si l'humanité se réduisait à une excuse pour Dieu? Nous serinons que la fureur humaine engendre des carnages, mais si c'était la fureur divine? Nous parlons de violences commises au nom de Dieu, mais si elles matérialisaient la violence même de Dieu?"

Schmitt tente une explication. 

"- Dieu constitue le feu, les religions en dérivent comme des refroidissements. Différentes, elles renferment le même coeur. Un fond unique, universel, flambe à leur origine. Pourquoi se multiplient-elles? Pourquoi divergent-elles? Pour des facteurs secondaires. Le feu reste le feu, au-delà des mots et des concepts. Afin de dire cet indicible, le prophète et le mystique transposent, traduisent. Premier refroidissement. Puis les textes circulent, amendés, récrits. Deuxième refroidissement. Ensuite, les cultes s'établissent, les rites se définissent, les Eglises se construisent. Troisième refroidissement. Enfin, pour unir les masses de façon claire et simple, les dogmes remplacent le feu. Et là, ça peut devenir polaire!"

Schmitt constate.

"Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant : les enfants se rebelleront et feront condamner leurs parents. Imagines-tu que je te rapporte une étude sociologique sur la destruction des familles par la radicalisation islamiste? Non, je me souviens simplement de l'évangile selon Marc. Comprends-tu? Dieu a auguré le pire et il tient promesse. Tout croule sur la planète. Le climat se dérègle, l'atmosphère brûle, les canicules se succèdent, la banquise fond, les forêts s'effacent, les rivières débordent, les océans rognent les côtes, les cyclones se multiplient, les ouragans se déchaînent, les déserts s'agrandissent, les animaux meurent, des milliers d'espèces disparaissent et des plantes périssent avec tous leurs secrets. La Terre n'en a plus pour longtemps, elle bascule. Enfin, la Terre qui permettait la vie des hommes...le caillou-terre, lui, subsistera, mais vide..."

Et des extraits de la conversation avec Dieu

- Vous ne vous en tirerez pas à si bon compte. Lorsque je vous lis, un fait me heurte : vous vous êtes compromis dans la violence ! Après Moïse, vous recourez à Josué, un chef de guerre cruel, implacable, qui conquiert la Terre promise en l'arrosant de sang. A Jéricho, il extermine la population entière, hommes, femmes, enfants, vieillards, pratiquant un authentique génocide en votre nom. Était-ce utile? Il prospère ainsi jusqu'à cent dix ans. Était-ce utile? Plus tard, Elie, votre prophète, égorge quatre cents prêtres de Baal avec votre complicité. Ensuite...

- Je n'aurais pas semblé puissant si j'avais abandonné la véhémence. Pour amadouer ce monde-là, j'employais les insignes de ce monde-là. 

- Il fallait que j'achève mon travail et j'ai écrit mon deuxième livre. Jésus dénonce l'agressivité. Non seulement il se montre tendre, aimant, guérisseur, proche des faibles, des malades, des femmes, des enfants, non seulement il ne lapide pas l'adultère, mais il expire sur la croix. Son agonie révèle le scandale : Dieu lui-même devient victime. Dieu meurt de la violence humaine. Celui qui aurait pu se comporter comme un lion, vu ses pouvoirs, a choisi de se conduire comme un agneau. Il souffre pour vous, vous signalant votre stupide fureur et vous engageant à l'extirper. Il se sacrifie pour vous instruire, puis vous réformer. Difficile de clarifier plus, non? 

- J'appelle christianisme les conséquences de mon deuxième livre. Quel fiasco

- Certes, les premiers chrétiens furent persécutés, martyrisés, exécutés, mais les Évangiles ont été consultés, médités, commentés, traduits, sacralisés, couvrant le bassin méditerranéen, pénétrant les territoires du Nord. En quelques siècles, le christianisme a chassé les cultes païens antérieurs et s'est imposé comme la confession dominante. Quel triomphe! Vous n'aviez pas obtenu ça avec votre livre précédent. 
- Juste... L'Ancien Testament n'avait acquis qu'une notoriété locale.
- Régionale !  On ne le lisait pas en dehors de la Judée. 

- Je désirais stimuler mon auditoire, le contraindre à réfléchir, l'obliger à s'interroger. Les quatre Évangiles décrivent un héros de façons différentes, à travers des sensibilités diverses - par exemple, Jean bénéficie d'une éducation philosophique, tandis que Marc colle aux faits ou que Matthieu s'adresse surtout aux Juifs. Si certains épisodes appartiennent aux quatre versions, d'autres non, ce qui précipite le lecteur dans un subtil jeu de piste pour reconstituer les faits. Je ne supportais plus les lecteurs crédules! 

- Les hommes tendent fâcheusement à voir dans les récits une transposition de la réalité. 

- Le coran : il constitue l'ouvrage de référence.  Selon moi, il n'y a qu'une religion du Livre : l'islam. Le judaïsme et le christianisme demeurent des religions avec des livres. 
- Ces trois monothéismes forment donc une famille de trois frères.
- Trois frères souvent plus fratricides que fraternels, mais trois frères. 

- La version que tu as compulsée ne fut établie que 144 ans après la mort de Mahomet. 

- Djihad ne signifie pas guerre sainte, mais effort contre ses mauvais penchants. Il exprime une lutte intérieure. 

- Le crétin crétinise le livre, tandis que le profond l'approfondit. Un livre équivaut à une auberge espagnole : le client y apporte son déjeuner. 

- On ne comprend rien à mes livres. On les imprime, on les vend, on les achète, on s'y réfère, mais on les lit n'importe comment. J'ai mal à l'homme. 

Excellente conclusion, non? 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte".

challenge Lire sous la contrainte

 

 

 

 

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10 octobre 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

Cette semaine, j'ai commencé un pavé dont l'action se déroule à la fin du XIXè siècle. Il s'agit de "Et l'aube vient avant la nuit" de Barbara Wood, une auteure que j'aime beaucoup. Ses romans sont tous très différents les uns des autres. 

Dans celui-ci, l'auteure nous parle de la condition de la femme. L'héroîne veut devenir médecin, métier presque exclusivement réservé aux hommes en 1880. Elle devra donc se battre contre la suprématie masculine...

Sa mère est morte en la mettant au monde. Son père n'a pas voulu que le médecin appelé en dernière minute utilise du chloroforme pour l'endormir. 

A la page 31, on trouve notamment

"Il ouvrit sa trousse et en retira des instruments qu'il disposa à portée de sa main : les forceps, destinés à enserrer la tête du bébé et à la faire sortir; une longue seringue de métal incurvée qu'il fit remplir d'eau par la sage-femme, au cas où il aurait besoin de baptiser le bébé in utero; une série de bistouris très aiguisés, si jamais il devait pratiquer une césarienne; et enfin le terrible crochet, s'il avait - ce qu'à Dieu ne plaise - à sacrifier l'enfant et à l'extraire de force du canal."

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07 octobre 2017

L'ombre d'Auriel de Marie-Claire George

ombre-auriel.gifJe rencontre parfois Marie-Claire George à Mons, ville dans laquelle nous habitons tous les deux. Il y a quelques années, j'ai lu avec plaisir son recueil de nouvelles "L'ange gardien". 

Il y a deux ans, lors de la foire aux livres de Mons (Mon's livre), je lui ai acheté son premier roman "L'ombre d'Auriel". Il a attendu patiemment dans ma bibliothèque et, comme il correspond à la contrainte du mois, je l'ai enfin sorti de son rayonnage.

J'ai beaucoup apprécié l'écriture de Marie-Claire, ancien professeur de français. J'ai beaucoup aimé l'histoire qu'elle nous conte dans ce roman. 

C'est l'histoire de Félicie, une paysanne de Solignac-sur-Loire. Après quelques années de bonheur avec son mari, Félicie le voit partir à la guerre. Mutilé, il lui écrit qu'il ne reviendra pas dans son foyer. Il fait désormais partie de ce qu'on appelle les "gueules cassées" et ne veut pas que sa femme le voie dans cet état.

Félicie élève donc seule ses trois enfants faisant face aux difficultés du quotidien. 

Quelque temps plus tard, le mari est enterré à Solignac. Il est mort de la grippe espagnole. 

La jeune femme est très attirée par un autre homme, lui-même amoureux d'elle : le curé du village ! Celui-ci sera envoyé dans une autre paroisse, mais sera toujours là pour elle. 

Elle finit par se remarier avec un étranger, un Kiwi, originaire de Nouvelle-Zélande, mais l'ombre d'Auriel plane toujours sur la maisonnée. Un jour, un type à la "gueule cassée" fait son apparition. Se pourrait-il qu'il s'agisse d'Auriel, le mari tant aimé, l'homme qu'elle a enterré dans le cimetière du village? 

Le fils de Félicie se marie avec une femme qui n'a pas très bonne réputation et c'est encore Félicie qui en subira les conséquences...

Un très beau roman qu'on pourrait qualifier de "roman de terroir". Je ne regrette qu'une chose : avoir attendu tant de temps pour lire ce bouquin ! Un livre que je conseille aux amateurs du genre. 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte". 

challenge Lire sous la contrainte

 

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04 octobre 2017

C'est où le nord? de Sarah Maeght

Résultat de recherche d'images pour "c'est où le nord"Quand j'ai vu la préface signée Katherine Pancol, j'ai eu une hésitation : ce livre ne ferait-il pas partie des romans destinés aux lectrices plutôt qu'aux lecteurs?

Eh bien oui, je pense que ce roman intéressera plutôt les femmes. Ce livre n'est pas désagréable à lire, je ne me suis pas ennuyé pendant ma lecture, mais je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire ni même au personnage principal, Ella, 24 ans, professeur de français, qui cherche toujours son orientation sexuelle. (Il serait peut-être temps qu'elle sache de quoi elle est faite !)

Ella a vécu en pointillés avec un homme pendant cinq ans. Leur histoire s'est terminée lorsque son "fiancé" a voulu qu'elle le suive à Dunkerque alors qu'elle travaille à Paris dans un collège. 

Depuis elle vit seule avec un poisson rouge ! 

Un jour, elle rencontre un homme, Théo, homosexuel, qui devient son meilleur ami. 

Lors d'une virée à Budapest, elle rencontre une jeune femme, Cléo, dont elle tombe amoureuse. Elle a beau se répéter qu'elle est une femme, qu'elle est toujours amoureuse de son ex, qu'elle est hétéro, cette fille l'attire irrésistiblement...

Ce qui ne m'a pas plu

- le côté immature de l'héroïne; qui est prof quand même ! 

- ses sorties répétées (elle s'amuse beaucoup) alors qu'elle devrait être submergée de travail

- ses hésitations quant à son orientation sexuelle ( à 15 ans d'accord, mais à 24 ... !!! )

- son avortement passé presque sous silence

- la caricature de son copain homo

- quelques vulgarités dans l'écriture

Ce livre ne m'a rien apporté et je  pense que je vais l'oublier bien vite...

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" puisque le titre contient une apostrophe. 

challenge Lire sous la contrainte

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03 octobre 2017

Le mardi sur son 31

challenge mardi

En ce mardi, encore un titre qui contient une apostrophe pour mon challenge. Il s'agit de "Tout l'amour de nos pères" de Christian Signol. Signol est un auteur que j'aime bien, mais que je n'ai plus lu depuis longtemps. 

Je trouve le début de ce bouquin difficile. Il commence en 1792 avec Pierre, sous-officier aux armées de Bonaparte. Je ne connais pas bien l'histoire de France et le livre manque d'explications. Bref, je patauge un peu. 

A la page 31, on peut notamment trouver

"En juin - nous l'apprîmes par un permissionnaire revenu de Paris-, la situation était devenue désespérée: le Sud-Ouest avait rejoint l'Ouest dans la rébellion, les Espagnols avaient franchi les Pyrénées, les Prussiens se regroupaient à Mayence, les Autrichiens étaient à Valenciennes, et les Anglais avaient débarqué à Dunkerque."

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