Devinez qui j'ai rencontré ! 

Résultat de recherche d'images pour "la femme au miroir""La femme au miroir" ou plutôt les femmes car il y en a trois. Eric-Emmanuel Schmitt relate le destin de trois femmes ayant vécu à des périodes différentes et à des endroits différents (un peu comme dans "La tresse"). 

La plus intéressante est la première : Anne. Elle vit à Bruges à la Renaissance. Elle fuit alors qu'elle allait se marier avec un bel homme très convoité. Sa cousine Ida en est jalouse. A Bruges, à cette époque, des loups terrorrisent la population : des femmes et des enfants sont dévorés. Anne s'aventure dans la campagne et rencontre le Grand Méchant Loup. Sans l'apprivoiser, elle se fait accepter par lui et lui demande de ne plus toucher aux humains. 
Anne va habiter en communauté, dans le béguinage. Sans consacrer sa vie à Dieu, elle consacre sa vie aux hommes, aimant et soignant ceux qui en ont besoin. Bien vite, on l'appelle "la vierge de Bruges". 

Par jalousie, sa cousine, Ida, essayera de lui nuire par tous les moyens. Même les poèmes qu'elle écrit seront retournés contre elle. 

Le deuxième femme vit à Vienne au début du XXe siècle. On la connait par les lettres qu'elle adresse à son amie Gretchen. Hanna est mariée, aime son mari, mais ne parvient pas à lui donner un enfant. Elle fait une grossesse nerveuse. C'est l'époque de Freud et le début de la psychanalyse. Hanna va entreprendre une thérapie qui la conduira à quitter son mari pour connaitre l'extase avec d'autres hommes. 

Hanna rencontre Anne par les écrits de celle-ci. Elle se met à écrire sa biographie tant elle se sent proche de la "sainte". 

La troisième partie se passe à Hollywood à l'époque actuelle. Anny est une grande actrice que tout le monde adule. Pourtant, elle ne se sent pas bien, elle n'est pas libre de fabriquer sa propre vie, on décide tout à sa place. Elle boit, elle se drogue, elle couche avec tous les hommes qu'elle rencontre. 

Un jour, elle reçoit un scénario qui la touche vraiment : c'est l'histoire d'Anne de Bruges. Allant contre l'avis de son imprésario, elle décide de jouer le rôle de la "sainte". 

Un très beau récit dans lequel j'ai eu du mal à entrer et qui, finalement, frôle le coup de coeur. 

Pendant toute ma lecture, je me suis demandé comment l'auteur allait relier les trois histoires et ce n'est que vers la fin que les destins se mêlent. 

Pour moi, un des meilleurs romans d'Eric-Emmanuel Schmitt ! 

Premier livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte". 

challenge Lire sous la contrainte

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