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D'un livre à l'autre

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16 octobre 2026

La mobylette immobile de Sylvia Turchi

Je remercie Babelio et les masses critiques pour l'envoi de ce court récit lu en une journée. 

 

Dans mes lectures, il me faut, en général, de l'action et dans ce livre, il n'y en a pas beaucoup. En plus, le personnage principal, Emile, est du genre violent et antipathique. Il m'est toujours difficile d'accrocher à une lecture lorsque les protagonistes ne sont pas plaisants (hors thrillers). 

 

L'histoire se passe, en grande partie, dans la France rurale des années 60. Emile cherche toujours les défis et les occasions de se surpasser. 

 

Il est marié et père de deux enfants, mais il quitte sa femme pour une autre qui tombera vite enceinte. Emile refusera de lui donner son nom. Pourtant, Madeleine sera, à ses yeux, la plus importante de ses enfants. 

 

Il est très autoritaire, entend jouer son rôle de patriarche à fond, mais Madeleine rêve de liberté, la liberté que les femmes acquièrent petit à petit dans cette décennie. 

 

Il y aura donc de nombreux heurts entre le père et la fille. Les autres enfants sont quasiment inexistants ! 

 

Grâce à la mobylette qu'Emile finira par acheter à Madeleine, cette dernière gagnera un peu sa liberté. Toutefois, le père sera toujours là à la surveiller et quand elle rencontrera un garçon, il n'acceptera pas l'union de sa fille avec un "moins que rien", mais Madeleine est bien décidée à vivre sa propre vie ! 

 

Un livre sur la liberté et l'émancipation de la femme face au poids du patriarcat et sur l'évolution de la société du XXe S qui ne m'a pas vraiment convaincu. 

 

 

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14 octobre 2026

Manipulations de Raymond Khoury

"Manipulations" est le 4e volume de la série mettant en scène Sean Reilly, l'agent du FBI. Je ne les ai pas lus dans l'ordre puisque j'ai déjà lu le 5e "Dossier Corrigan" qui est lancé dans le tome 4 ! Je vais essayer de lire les séries dans l'ordre dorénavant ! 

 

Le thème de ce roman est la manipulation mentale, mais au-delà de l'enquête principale sur technologie de manipulation mentale, Sean Reilly est confronté à des drames personnels majeurs. 

 

Durant cette affaire, un homme tire les ficelles dans l'ombre : Reed Corrigan, un ex-agent de la CIA corrompu, manipulateur et impitoyable. 

 

A la fin de "Manipulations", Reilly ne parvient pas à coincer cet antagoniste. Dans "Dossier Corrigan", il continue sa traque personnelle contre cet homme. Corrigan s'en est pris directement à la famille de Sean Reilly et a orchestré le lavage de cerveau de son propre fils. 

 

Reilly poursuit donc une vendetta personnelle. C'est ce qui m'a un peu gêné dans cet opus suffisamment dense sans devoir ajouter cette enquête secondaire ! 

 

Dans "Manipulations", un diplomate russe est défénestré dans l'appartement d'un couple sans histoire : les Sokolov. Or, il s'avère que Léo Sokolov est un savant qui a inventé une méthode de manipulation mentale qui pourrait servir lors des guerres. Le savant a fui la Russie pour se cacher aux USA où il a trouvé un emploi de simple enseignant. Mais, trente ans plus tard, il se fait remarquer lors d'une manifestation et les Russes n'auront de cesse de le récupérer. 

 

A partir de là, tout s'enchaine et le roman devient addictif. Interviennent donc dans ce récit les Américains, les Russes, mais aussi les Coréens. Beaucoup de personnages se mêlent de l'affaire, peut-être un peu trop pour la bonne compréhension du lecteur. 

 

Remarque : 

En lisant les critiques de lecteurs sur Babelio, j'ai cru que je perdais la mémoire. Tous les lecteurs font débuter l'histoire avec Raspoutine en 1916. Dans une mine de Sibérie, des ouvriers se mettent subitement à s'entretuer. Or, je ne me souvenais absolument pas de cette affaire et je ne me souvenais pas d'avoir lu quoi que ce soit sur Raspoutine ! 

 

J'avais oublié le prologue de ce livre et je l'ai relu. En fait, l'histoire débute à la fin de la guerre froide (1979-1981) en 1981 et il n'est aucunement fait mention de Raspoutine ! 

 

Le roman sorti en anglais s'intitule "Rasputin's Shadow". Il n'y a donc qu'une explication à ce mystère : ce livre a été réécrit et le prologue est passé de 1916 à 1981. Pour quelles raisons? Je n'en sais rien ! 

 

 

11 octobre 2026

Les étoiles d'Orion de Brice Nadin, Cluny, 1095

"Les étoiles d'Orion" est le seul livre d'un auteur inconnu que j'ai acheté à la foire du livre de Mons. L'auteur a su m'accrocher et j'ai acheté le tome 1 de ce qui est une série qui compte 4 volumes (pour l'instant).

 

Il y a longtemps que je n'avais plus lu de romans historiques et Brice Nadin m'a donné envie de m'y replonger d'autant plus que l'histoire se passe dans le milieu ecclésiastique, ce qui n'est pas très courant. 

 

Nous sommes en 1095, un peu avant la première croisade dans l'abbaye de Cluny et au prieuré de Beaulieu qui y est rattaché. 

 

Le personnage principal et narrateur de cette histoire est Joachim de Saint-Ange, un jeune moine copiste auquel le lecteur n'a aucun mal à s'attacher. 

 

Joachim rêve de parcourir le monde en compagnie de son maitre, Odon, qui quitte souvent le prieuré pour se rendre aux quatre coins du monde à la recherche de manuscrits anciens. 

 

Dans ce premier tome, Joachim ne quitte pas l'abbaye, mais sa vie n'est pas de tout repos. Il goutera même aux geôles de Mâcon. Jalousie et corruption ont toujours existé et sont présents aussi dans les abbayes. Joachim en fera les frais. 

 

Voilà qu'un jour il lui arrive quelque chose d'extraordinaire : il quitte son corps ! Son âme s'envole et en rencontre une autre : celle d'une jeune fille dont le corps git, comme le sien, sur un lit. 

 

Joachim sera alors pris en étau entre deux feux : la mission qu'on lui a confiée et l'amour qu'il ressent pour cette jeune fille qui veut échapper au mariage arrangé par ses parents...

 

Voilà une bonne surprise ! Je n'ai pas du tout regretté mon achat et je suis partant pour lire le tome 2 intitulé "Mare Nostrum, 1096". Je vais voir où je peux me le procurer. 

 

Je conseille cette série à tous ceux qui aiment les romans historiques et qui veulent découvrir cet auteur à qui je souhaite beaucoup de succès. 

 

9 octobre 2026

De la première à la dernière œuvre d'Alex Vizorek

C'est une amie qui m'a prêté ce livre d'Alex Vizorek, un humoriste, chroniqueur, comédien et animateur télévisuel belge que je ne connaissais pas, avant d'avoir lu - souvenez-vous - "l'histoire du fameux suppositoire qui voulait échapper à sa destinée". 

 

"De la première à la dernière œuvre" n'a absolument rien à voir avec la BD citée plus haut. Il s'agit d'un recueil de biographies (un peu comme le font Stéphane Berne ou Lorant Deutsch), mais avec des personnages bien plus proches de nous et de lui par la même occasion. Tous les personnages dont il décrit la vie en partant de leur première œuvre et en terminant par la dernière ont fait partie, d'une manière ou d'une autre, de sa vie ! 

 

Ces textes se lisent très facilement et permettent de mieux connaitre des gens pourtant célèbres, mais dont on ignore une partie de la vie, comme Barbara, Georges Brassens, Johnny Hallyday, Alain Delon, Françoise Sagan, Jacques Brel, Hitchcock, mais aussi Léonard de Vinci, Molière, La Fontaine, Mozart, Balzac, Strauss, Jules Verne, Van Gogh et bien d'autres. 

 

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Alex Vizorek et la vie des personnages choisis m'ont finalement plus intéressés que ceux présentés par les auteurs cités ci-dessus, notamment les rois, reines, princes et princesses de Berne ! 

 

Un livre que je recommande vivement si la vie de ces artistes pour intéresse, si vous voulez savoir pourquoi ces personnes ont quelque chose en plus que les autres et comment on devient artiste.

 

Une belle surprise pour moi qui ai appris pas mal de choses sur ces gens pourtant très connus ! 

 

PS J'ai remarqué que pas mal de ces 30 personnages célèbres sont morts dans la soixantaine. Ça fait mal quand on est dans cette tranche d'âge ! 

 

 

7 octobre 2026

Les âmes volées de Gilbert Bordes

"Les âmes volées" est le 20e livre de Gilbert Bordes que je lis. La plupart sont des romans du terroir. Ce n'est pas le cas ici, j'en ai été bien étonné. 

 

Cette fois, l'auteur emmène ses lecteurs dans le monde des sectes et des gourous qui profitent de la faiblesse de certaines personnes pour s'enrichir et les dominer. 

 

Ils ont l'air heureux dans leur aube de toile rêche sous la protection de leur prophète, Moragne, de l'Eglise des Deux Sphères, mais que se cache-t-il derrière les murs de la communauté? 

 

Les membres ont leurs détracteurs, mais aussi leurs partisans dans le village où ils ont construit leur "abbaye". Les "moines" donnent du travail aux villageois et vendent des remèdes contre différentes maladies. 

 

Tout a l'air de bien fonctionner tant qu'on ne met pas son nez dans leurs affaires. Le fanatisme, la cupidité, le sexe même règnent en maitres derrière ces murs. Des gens disparaissent de la circulation sans autre forme de procès. Des membres qui veulent quitter la communauté sont enfermés dans le sous-sol, à l'abri des regards. 

 

Estelle a quitté son mari et ses enfants en bas âge pour retrouver la paix de l'âme dans la communauté. Sa fille, Pauline, n'est plus qu'une boule de colère depuis que sa mère est partie. 

 

Son mari est prêt à tout pour récupérer sa femme, mais il aura besoin d'aide. Heureusement, un juge est sur l'affaire. Il est sûr que le dénommé Moragne est loin d'être celui qu'il prétend et il fera tout pour le confondre. 

 

Un jour, Moragne choisit Estelle comme servante particulière et là, tout s'effondre... La jeune mère a compris qu'elle s'est trompée sur toute la ligne ! Comment pourra-t-elle sortir de là?

 

Un livre intéressant sur le pouvoir qu'exercent certaines personnes sur des âmes faibles, en difficulté au moment où elles sont abordées par ces gens que rien n'arrête ! Un roman certainement proche de la réalité ! 

 

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5 octobre 2026

Pour ne rien regretter de Henri Loevenbruck

Je ne suis pas fan des dystopies et, pourtant, "Pour ne rien regretter" en est bien une et j'ai beaucoup aimé ce livre. Le livre peut être classé comme une éco-dystopie ou une fable écolo-dystopique ancrée dans un futur proche. En effet, l'histoire se passe dans le futur, mais est très proche de nous, de ce que nous vivons actuellement et de ce nous pouvons deviner (craindre) de l'avenir ! 

 

Il y a 5 ans, j'ai lu et adoré "Nous rêvions juste de liberté". "Pour ne rien regretter" se veut une suite de celui-là, mais il n'est pas du tout nécessaire d'avoir lu le premier pour aimer celui-ci. On n'y retrouve finalement qu'un seul personnage qui a d'ailleurs bien évolué et un "fantôme" du passé. 

 

Loevenbruck ne fait pas de cadeau à ses personnages et c'est encore le cas ici. Ce livre n'est pas joyeux, comme notre présent ne l'est pas non plus et le futur qui s'annonce encore moins ! 

 

L'héroïne de cette histoire touchante est Véra, une gamine différente parce que Monsieur Asperger est passé par là et a dû assister à sa naissance. Par ce petit plus que la nature lui a donné (pas facile à porter, je vous l'accorde), elle est désarmante de sincérité. On ne peut que s'attacher à elle, à son phrasé particulier (qui m'a un peu déboussolé au début, je vous l'avoue, mais je m'y suis vite habitué, grâce au talent de l'auteur qui lui fait employer des mots et expressions qui font sourire malgré la gravité de la situation), à son regard sur le monde dans lequel elle évolue et sur le monde de demain. 

 

Malheureusement, dans son monde, Goliath prend de plus en plus d'importance. Goliath représente un peu toutes les grandes industries qui n'a de cesse de puiser dans ce que Véra appelle "La maison commune", c'est-à-dire notre planète. Petit à petit, Goliath envahit Providence, la ville natale de Véra. Un barrage est installé, la rivière qui traversait le village n'est plus qu'un mince filet d'eau, le béton remplace la terre et la végétation, les gens sont surexploités et sous-payés, certains meurent sous l'effet de leur poison,...

 

Mais face à Goliath, il y a toujours David, appelé ici "Le brasier", c'est un tout petit groupe d'activistes (ils sont trois) qui essaye de résister pacifiquement, sans violence et de contrer les effets dévastateurs du géant capitaliste. 

 

Véra parvient à entrer dans le groupe, ce qui lui donne un nouveau sens à la vie...

 

Le livre que certains pourrait qualifier de pessimiste et d'anxiogène se termine sur une note positive qui (nous) permet de croire à un avenir meilleur, mais pour arriver à ce futur meilleur, il faut que les habitants de "la maison commune" (nous) se mobilisent et fassent front, tous ensemble, main dans la main, pour contrer celui qui nous dirige : l'argent ! 

 

Un livre coup de poing, très marquant, grâce à son héroïne qui ne peut que toucher le cœur des lecteurs. 

 

3 octobre 2026

Des années d'enchantement de Robert Massart

 

Je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

 

De Robert Massart, j'ai déjà lu "Oublier Djô". 

 

"Des années d'enchantement", c'est l'histoire de Marcel. Il a mené une vie tranquille avec sa femme, Mireille. Son seul regret : ne pas avoir eu d'enfants. Et puis, d'un coup, le voilà veuf ! 

 

Lors de l'enterrement de son épouse, une femme s'avance vers lui. Elle se présente : elle est la demi-soeur de Mireille, une femme dont Marcel n'a jamais entendu parler. Elle est accompagnée d'un jeune garçon : Gauvain, son fils. 

 

Très vite, la femme (Viviane) et l'enfant vont entrer dans la vie de Marcel qui se sentait déjà bien seul. Ils vont lui redonner gout à la vie et Marcel va, enfin, pourvoir donner toute l'affection qu'il a en lui. Gauvain sera l'enfant qu'il n'a pas eu. 

 

Mais Viviane n'a-t-elle que de bonnes intentions? Elle est plutôt pauvre; elle aime bien boire; elle retrouve souvent des hommes différents. 

 

Et si Marcel vendait sa maison pour en acheter une autre où ils pourraient habiter tous les trois? Ce ne serait pas une bonne idée? Peut-être pas...

 

Assez vite, j'ai deviné ce qu'il allait à peu près se passer. L'attitude de Viviane était claire; celle de Gauvain beaucoup moins. J'ai trouvé l'attachement à son vieil oncle un peu surfaite, pas très nette et certains passages m'ont un peu mis mal à l'aise. 

 

Si l'homosexualité n'est pas la base du récit, elle en fait partie intégrante et j'ai trouvé ce thème assez "mal à propos" et même parfois dérangeant. 

 

Une histoire qui se lit facilement sans grand suspense. 

 

30 septembre 2026

Le testament du diable d'Armel Job

"Le testament du diable" est le 18e livre que je lis d'Armel Job, un auteur belge que j'aime beaucoup pour son écriture et son érudition.

 

Malheureusement, ce dernier roman n'est, pour moi, pas son meilleur. Je ne l'ai pas trouvé passionnant et s'il y a beaucoup de retournements de situations, certains sont attendus et ne créent pas vraiment de suspense. 

 

François Lebel, patron de presse respecté, veuf, père de 4 enfants, meurt subitement sans avoir laissé de testament. 

 

Ça ne cause pas vraiment de problèmes : ses 4 enfants se partageront l'héritage à parts égales, mais c'est sans compter sur sa maitresse, Fanny, beaucoup plus jeune que François, qui tient un restaurant qui appartenait à Lebel. Logiquement, le resto devait lui revenir, mais sans testament, cette femme - qui n'a aucun statut - n'héritera de rien ! 

 

Mais voilà qu'un document sort, tout à coup, du chapeau d'un magicien. C'est un testament holographe qui donne la pleine propriété du restaurant et de son appartement à la maudite maitresse. 

 

De rage, l'ainé des garçons le brule ! Son jeune frère s'y est opposé, mais n'a pas  réussi à arrêter l'acte sacrilège ! 

 

Malheureusement, cet acte a un témoin : Gloria, la femme de ménage qui comprend bien vite la teneur de ce testament. 

 

Reste à savoir si ce document avait été écrit par François Lebel ou s'il s'agit d'un faux. Il se pourrait que la maitresse soit à l'origine de l'écrit et qu'elle ait été aidée par Gloria pour faire apparaitre ce document qui change la donne. 

 

Qui ment? Qui dit la vérité? Il faudra bien que la justice s'en mêle...

 

Un certain suspense donc, mais un suspense que j'ai trouvé plutôt dénué d'intérêt. Mais ça, c'est seulement mon avis ! 

 

28 septembre 2026

La solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel

En général, quand j'ai envie d'un livre, je sais patienter jusqu'à sa sortie en poche, mais là, après avoir écouté une interview de cet ancien prof de français, j'avais hâte de lire son livre. Je me suis donc payé son tout nouveau roman...et je le regrette. 

 

Alors que vous trouverez des avis très positifs sur les réseaux ou sur Babelio, le mien l'est beaucoup moins. (Ce roman figurant sur la liste du prochain Goncourt fait polémique : il ressemblait étrangement à un autre roman...)

 

Je commence par le positif : j'ai beaucoup aimé l'écriture de Yannick Haenel que je ne connaissais pas. J'ai aimé sa façon d'inclure de la poésie dans son récit et j'ai aimé la musique de ses mots. 

 

J'ai été déçu parce que j'attendais autre chose. Oui, l'auteur s'est basé sur ses années d'enseignement et ses propos sont certainement très proches de la réalité, du terrain, mais il s'agit d'un roman, d'une fiction, pas d'une autobiographie, même si son héros, Jean Deichel, est son alter ego. 

 

Le titre est un peu mensonger. On peut s'attendre aux difficultés rencontrées par les profs, de leur solitude face aux élèves, aux parents, à la direction, aux inspecteurs, au regard des gens et si tout ça n'est pas absent du récit, ce n'est pas le sujet principal. 

 

Au lieu d'être un professeur amoureux de la littérature, idéaliste et passionné, son héros est plutôt un intellectuel mystique, idéaliste et passionné, qui est professeur, comme il aurait pu être journaliste, prêtre ou boucher.  Vous saisissez la nuance? 

 

L'école est parfois complètement oubliée dans le récit. Certains chapitres n'ont rien à voir avec l'enseignement et ça m'a frustré, parfois ennuyé. 

 

Je prends pour exemple le début du livre. Jean Deichel fait un stage dans un collège de la banlieue parisienne. On sait que son année s'est plutôt bien passée (avec les élèves en tout cas), mais on n'en connait pas grand-chose. Puis vient le dernier jour où il casse un vase d'un très grand prix ! Ce vase brisé revient à de multiples reprises dans le livre comme une obsession. (Il faut sans doute faire un lien entre ce vase cassé et ses illusions brisées.) Cet accident l'empêchera de partir, comme prévu, en Italie, puisque ce maudit vase hors de prix, il doit le rembourser. Ces deux mois de vacances m'ont fortement ennuyé. 

 

A plusieurs reprises, j'ai trouvé que l'auteur était hors sujet. Certains chapitres ont l'air d'avoir atterri là alors qu'ils étaient destinés à une autre histoire. 

 

Bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, j'ai été déçu par ce bouquin tout simplement parce que j'attendais autre chose et que je n'ai finalement pas trouvé grand intérêt à la vie privée du héros. Le livre n'est pas mauvais, je suis simplement passé à côté. 

Le prochain Goncourt? 

 

 

26 septembre 2026

L'appel des anges d'Anne-Hélène Gramignano

Tout d'abord, je remercie Babelio et les masses critiques pour l'envoi de ce livre. Ce fut malheureusement un rendez-vous manqué. Je suis passé complètement à côté de ce bouquin. Il ne m'a rien apporté ! 

 

Pourtant, je m'intéresse à la vie après la mort, à la médiumnité, mais des anges  qui gravitent autour de nous, qui parlent à la médium et lui dictent un livre, très peu pour moi ! 

 

Je m'attendais à autre chose ! 

 

Dans ce livre, l'auteure évoque son départ de la Bourgogne pour s'installer à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Elle y raconte sa vie là-bas, ses années passées à travailler en tant que juriste en droit des sociétés, la fondation de sa famille, ainsi que le moment où sa mission de médiumnité lui a été révélée. Elle cite également les événements malheureux qui ont eu lieu là-bas en 2024. 

 

Elle raconte aussi la  retraite spirituelle qu'elle a faite à Bali. Elle pose les bases d'une introspection profonde. Elle invite le lecteur à se détacher du tumulte extérieur et des illusions du quotidien pour se reconnecter à sa véritable nature spirituelle. 

 

Dans la troisième partie du livre, elle lève le voile sur ce qu'elle appelle "le trésor" c-à-d le secret de l'existence. Cela ressemble à une conversation entre l'auteure et les anges qui expliquent aux lecteurs ce qu'est ce fameux secret. 

 

Je suis passé à côté. Je n'ai pas adhéré aux propos de la médium. Je ne crois pas (ou plus) aux signes que les défunts nous laisseraient comme des plumes (souvent laissées par les défunts masculins) ou des arcs-en-ciel (pour les femmes) surtout depuis la disparition de mes parents. Mon père était très intéressé par la vie après la mort. J'attends toujours un signe de lui (je lui avais demandé, par exemple, de faire bouger le lustre de mon salon). J'aimerais toutefois rencontrer un médium...

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