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D'un livre à l'autre

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11 octobre 2026

Les étoiles d'Orion de Brice Nadin, Cluny, 1095

"Les étoiles d'Orion" est le seul livre d'un auteur inconnu que j'ai acheté à la foire du livre de Mons. L'auteur a su m'accrocher et j'ai acheté le tome 1 de ce qui est une série qui compte 4 volumes (pour l'instant).

 

Il y a longtemps que je n'avais plus lu de romans historiques et Brice Nadin m'a donné envie de m'y replonger d'autant plus que l'histoire se passe dans le milieu ecclésiastique, ce qui n'est pas très courant. 

 

Nous sommes en 1095, un peu avant la première croisade dans l'abbaye de Cluny et au prieuré de Beaulieu qui y est rattaché. 

 

Le personnage principal et narrateur de cette histoire est Joachim de Saint-Ange, un jeune moine copiste auquel le lecteur n'a aucun mal à s'attacher. 

 

Joachim rêve de parcourir le monde en compagnie de son maitre, Odon, qui quitte souvent le prieuré pour se rendre aux quatre coins du monde à la recherche de manuscrits anciens. 

 

Dans ce premier tome, Joachim ne quitte pas l'abbaye, mais sa vie n'est pas de tout repos. Il goutera même aux geôles de Mâcon. Jalousie et corruption ont toujours existé et sont présents aussi dans les abbayes. Joachim en fera les frais. 

 

Voilà qu'un jour il lui arrive quelque chose d'extraordinaire : il quitte son corps ! Son âme s'envole et en rencontre une autre : celle d'une jeune fille dont le corps git, comme le sien, sur un lit. 

 

Joachim sera alors pris en étau entre deux feux : la mission qu'on lui a confiée et l'amour qu'il ressent pour cette jeune fille qui veut échapper au mariage arrangé par ses parents...

 

Voilà une bonne surprise ! Je n'ai pas du tout regretté mon achat et je suis partant pour lire le tome 2 intitulé "Mare Nostrum, 1096". Je vais voir où je peux me le procurer. 

 

Je conseille cette série à tous ceux qui aiment les romans historiques et qui veulent découvrir cet auteur à qui je souhaite beaucoup de succès. 

 

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9 octobre 2026

De la première à la dernière œuvre d'Alex Vizorek

C'est une amie qui m'a prêté ce livre d'Alex Vizorek, un humoriste, chroniqueur, comédien et animateur télévisuel belge que je ne connaissais pas, avant d'avoir lu - souvenez-vous - "l'histoire du fameux suppositoire qui voulait échapper à sa destinée". 

 

"De la première à la dernière œuvre" n'a absolument rien à voir avec la BD citée plus haut. Il s'agit d'un recueil de biographies (un peu comme le font Stéphane Berne ou Lorant Deutsch), mais avec des personnages bien plus proches de nous et de lui par la même occasion. Tous les personnages dont il décrit la vie en partant de leur première œuvre et en terminant par la dernière ont fait partie, d'une manière ou d'une autre, de sa vie ! 

 

Ces textes se lisent très facilement et permettent de mieux connaitre des gens pourtant célèbres, mais dont on ignore une partie de la vie, comme Barbara, Georges Brassens, Johnny Hallyday, Alain Delon, Françoise Sagan, Jacques Brel, Hitchcock, mais aussi Léonard de Vinci, Molière, La Fontaine, Mozart, Balzac, Strauss, Jules Verne, Van Gogh et bien d'autres. 

 

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Alex Vizorek et la vie des personnages choisis m'ont finalement plus intéressés que ceux présentés par les auteurs cités ci-dessus, notamment les rois, reines, princes et princesses de Berne ! 

 

Un livre que je recommande vivement si la vie de ces artistes pour intéresse, si vous voulez savoir pourquoi ces personnes ont quelque chose en plus que les autres et comment on devient artiste.

 

Une belle surprise pour moi qui ai appris pas mal de choses sur ces gens pourtant très connus ! 

 

PS J'ai remarqué que pas mal de ces 30 personnages célèbres sont morts dans la soixantaine. Ça fait mal quand on est dans cette tranche d'âge ! 

 

 

7 octobre 2026

Les âmes volées de Gilbert Bordes

"Les âmes volées" est le 20e livre de Gilbert Bordes que je lis. La plupart sont des romans du terroir. Ce n'est pas le cas ici, j'en ai été bien étonné. 

 

Cette fois, l'auteur emmène ses lecteurs dans le monde des sectes et des gourous qui profitent de la faiblesse de certaines personnes pour s'enrichir et les dominer. 

 

Ils ont l'air heureux dans leur aube de toile rêche sous la protection de leur prophète, Moragne, de l'Eglise des Deux Sphères, mais que se cache-t-il derrière les murs de la communauté? 

 

Les membres ont leurs détracteurs, mais aussi leurs partisans dans le village où ils ont construit leur "abbaye". Les "moines" donnent du travail aux villageois et vendent des remèdes contre différentes maladies. 

 

Tout a l'air de bien fonctionner tant qu'on ne met pas son nez dans leurs affaires. Le fanatisme, la cupidité, le sexe même règnent en maitres derrière ces murs. Des gens disparaissent de la circulation sans autre forme de procès. Des membres qui veulent quitter la communauté sont enfermés dans le sous-sol, à l'abri des regards. 

 

Estelle a quitté son mari et ses enfants en bas âge pour retrouver la paix de l'âme dans la communauté. Sa fille, Pauline, n'est plus qu'une boule de colère depuis que sa mère est partie. 

 

Son mari est prêt à tout pour récupérer sa femme, mais il aura besoin d'aide. Heureusement, un juge est sur l'affaire. Il est sûr que le dénommé Moragne est loin d'être celui qu'il prétend et il fera tout pour le confondre. 

 

Un jour, Moragne choisit Estelle comme servante particulière et là, tout s'effondre... La jeune mère a compris qu'elle s'est trompée sur toute la ligne ! Comment pourra-t-elle sortir de là?

 

Un livre intéressant sur le pouvoir qu'exercent certaines personnes sur des âmes faibles, en difficulté au moment où elles sont abordées par ces gens que rien n'arrête ! Un roman certainement proche de la réalité ! 

 

5 octobre 2026

Pour ne rien regretter de Henri Loevenbruck

Je ne suis pas fan des dystopies et, pourtant, "Pour ne rien regretter" en est bien une et j'ai beaucoup aimé ce livre. Le livre peut être classé comme une éco-dystopie ou une fable écolo-dystopique ancrée dans un futur proche. En effet, l'histoire se passe dans le futur, mais est très proche de nous, de ce que nous vivons actuellement et de ce nous pouvons deviner (craindre) de l'avenir ! 

 

Il y a 5 ans, j'ai lu et adoré "Nous rêvions juste de liberté". "Pour ne rien regretter" se veut une suite de celui-là, mais il n'est pas du tout nécessaire d'avoir lu le premier pour aimer celui-ci. On n'y retrouve finalement qu'un seul personnage qui a d'ailleurs bien évolué et un "fantôme" du passé. 

 

Loevenbruck ne fait pas de cadeau à ses personnages et c'est encore le cas ici. Ce livre n'est pas joyeux, comme notre présent ne l'est pas non plus et le futur qui s'annonce encore moins ! 

 

L'héroïne de cette histoire touchante est Véra, une gamine différente parce que Monsieur Asperger est passé par là et a dû assister à sa naissance. Par ce petit plus que la nature lui a donné (pas facile à porter, je vous l'accorde), elle est désarmante de sincérité. On ne peut que s'attacher à elle, à son phrasé particulier (qui m'a un peu déboussolé au début, je vous l'avoue, mais je m'y suis vite habitué, grâce au talent de l'auteur qui lui fait employer des mots et expressions qui font sourire malgré la gravité de la situation), à son regard sur le monde dans lequel elle évolue et sur le monde de demain. 

 

Malheureusement, dans son monde, Goliath prend de plus en plus d'importance. Goliath représente un peu toutes les grandes industries qui n'a de cesse de puiser dans ce que Véra appelle "La maison commune", c'est-à-dire notre planète. Petit à petit, Goliath envahit Providence, la ville natale de Véra. Un barrage est installé, la rivière qui traversait le village n'est plus qu'un mince filet d'eau, le béton remplace la terre et la végétation, les gens sont surexploités et sous-payés, certains meurent sous l'effet de leur poison,...

 

Mais face à Goliath, il y a toujours David, appelé ici "Le brasier", c'est un tout petit groupe d'activistes (ils sont trois) qui essaye de résister pacifiquement, sans violence et de contrer les effets dévastateurs du géant capitaliste. 

 

Véra parvient à entrer dans le groupe, ce qui lui donne un nouveau sens à la vie...

 

Le livre que certains pourrait qualifier de pessimiste et d'anxiogène se termine sur une note positive qui (nous) permet de croire à un avenir meilleur, mais pour arriver à ce futur meilleur, il faut que les habitants de "la maison commune" (nous) se mobilisent et fassent front, tous ensemble, main dans la main, pour contrer celui qui nous dirige : l'argent ! 

 

Un livre coup de poing, très marquant, grâce à son héroïne qui ne peut que toucher le cœur des lecteurs. 

 

3 octobre 2026

Des années d'enchantement de Robert Massart

 

Je remercie les éditions M.E.O pour ce nouveau partenariat. 

 

De Robert Massart, j'ai déjà lu "Oublier Djô". 

 

"Des années d'enchantement", c'est l'histoire de Marcel. Il a mené une vie tranquille avec sa femme, Mireille. Son seul regret : ne pas avoir eu d'enfants. Et puis, d'un coup, le voilà veuf ! 

 

Lors de l'enterrement de son épouse, une femme s'avance vers lui. Elle se présente : elle est la demi-soeur de Mireille, une femme dont Marcel n'a jamais entendu parler. Elle est accompagnée d'un jeune garçon : Gauvain, son fils. 

 

Très vite, la femme (Viviane) et l'enfant vont entrer dans la vie de Marcel qui se sentait déjà bien seul. Ils vont lui redonner gout à la vie et Marcel va, enfin, pourvoir donner toute l'affection qu'il a en lui. Gauvain sera l'enfant qu'il n'a pas eu. 

 

Mais Viviane n'a-t-elle que de bonnes intentions? Elle est plutôt pauvre; elle aime bien boire; elle retrouve souvent des hommes différents. 

 

Et si Marcel vendait sa maison pour en acheter une autre où ils pourraient habiter tous les trois? Ce ne serait pas une bonne idée? Peut-être pas...

 

Assez vite, j'ai deviné ce qu'il allait à peu près se passer. L'attitude de Viviane était claire; celle de Gauvain beaucoup moins. J'ai trouvé l'attachement à son vieil oncle un peu surfaite, pas très nette et certains passages m'ont un peu mis mal à l'aise. 

 

Si l'homosexualité n'est pas la base du récit, elle en fait partie intégrante et j'ai trouvé ce thème assez "mal à propos" et même parfois dérangeant. 

 

Une histoire qui se lit facilement sans grand suspense. 

 

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30 septembre 2026

Le testament du diable d'Armel Job

"Le testament du diable" est le 18e livre que je lis d'Armel Job, un auteur belge que j'aime beaucoup pour son écriture et son érudition.

 

Malheureusement, ce dernier roman n'est, pour moi, pas son meilleur. Je ne l'ai pas trouvé passionnant et s'il y a beaucoup de retournements de situations, certains sont attendus et ne créent pas vraiment de suspense. 

 

François Lebel, patron de presse respecté, veuf, père de 4 enfants, meurt subitement sans avoir laissé de testament. 

 

Ça ne cause pas vraiment de problèmes : ses 4 enfants se partageront l'héritage à parts égales, mais c'est sans compter sur sa maitresse, Fanny, beaucoup plus jeune que François, qui tient un restaurant qui appartenait à Lebel. Logiquement, le resto devait lui revenir, mais sans testament, cette femme - qui n'a aucun statut - n'héritera de rien ! 

 

Mais voilà qu'un document sort, tout à coup, du chapeau d'un magicien. C'est un testament holographe qui donne la pleine propriété du restaurant et de son appartement à la maudite maitresse. 

 

De rage, l'ainé des garçons le brule ! Son jeune frère s'y est opposé, mais n'a pas  réussi à arrêter l'acte sacrilège ! 

 

Malheureusement, cet acte a un témoin : Gloria, la femme de ménage qui comprend bien vite la teneur de ce testament. 

 

Reste à savoir si ce document avait été écrit par François Lebel ou s'il s'agit d'un faux. Il se pourrait que la maitresse soit à l'origine de l'écrit et qu'elle ait été aidée par Gloria pour faire apparaitre ce document qui change la donne. 

 

Qui ment? Qui dit la vérité? Il faudra bien que la justice s'en mêle...

 

Un certain suspense donc, mais un suspense que j'ai trouvé plutôt dénué d'intérêt. Mais ça, c'est seulement mon avis ! 

 

28 septembre 2026

La solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel

En général, quand j'ai envie d'un livre, je sais patienter jusqu'à sa sortie en poche, mais là, après avoir écouté une interview de cet ancien prof de français, j'avais hâte de lire son livre. Je me suis donc payé son tout nouveau roman...et je le regrette. 

 

Alors que vous trouverez des avis très positifs sur les réseaux ou sur Babelio, le mien l'est beaucoup moins. (Ce roman figurant sur la liste du prochain Goncourt fait polémique : il ressemblait étrangement à un autre roman...)

 

Je commence par le positif : j'ai beaucoup aimé l'écriture de Yannick Haenel que je ne connaissais pas. J'ai aimé sa façon d'inclure de la poésie dans son récit et j'ai aimé la musique de ses mots. 

 

J'ai été déçu parce que j'attendais autre chose. Oui, l'auteur s'est basé sur ses années d'enseignement et ses propos sont certainement très proches de la réalité, du terrain, mais il s'agit d'un roman, d'une fiction, pas d'une autobiographie, même si son héros, Jean Deichel, est son alter ego. 

 

Le titre est un peu mensonger. On peut s'attendre aux difficultés rencontrées par les profs, de leur solitude face aux élèves, aux parents, à la direction, aux inspecteurs, au regard des gens et si tout ça n'est pas absent du récit, ce n'est pas le sujet principal. 

 

Au lieu d'être un professeur amoureux de la littérature, idéaliste et passionné, son héros est plutôt un intellectuel mystique, idéaliste et passionné, qui est professeur, comme il aurait pu être journaliste, prêtre ou boucher.  Vous saisissez la nuance? 

 

L'école est parfois complètement oubliée dans le récit. Certains chapitres n'ont rien à voir avec l'enseignement et ça m'a frustré, parfois ennuyé. 

 

Je prends pour exemple le début du livre. Jean Deichel fait un stage dans un collège de la banlieue parisienne. On sait que son année s'est plutôt bien passée (avec les élèves en tout cas), mais on n'en connait pas grand-chose. Puis vient le dernier jour où il casse un vase d'un très grand prix ! Ce vase brisé revient à de multiples reprises dans le livre comme une obsession. (Il faut sans doute faire un lien entre ce vase cassé et ses illusions brisées.) Cet accident l'empêchera de partir, comme prévu, en Italie, puisque ce maudit vase hors de prix, il doit le rembourser. Ces deux mois de vacances m'ont fortement ennuyé. 

 

A plusieurs reprises, j'ai trouvé que l'auteur était hors sujet. Certains chapitres ont l'air d'avoir atterri là alors qu'ils étaient destinés à une autre histoire. 

 

Bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, j'ai été déçu par ce bouquin tout simplement parce que j'attendais autre chose et que je n'ai finalement pas trouvé grand intérêt à la vie privée du héros. Le livre n'est pas mauvais, je suis simplement passé à côté. 

Le prochain Goncourt? 

 

 

26 septembre 2026

L'appel des anges d'Anne-Hélène Gramignano

Tout d'abord, je remercie Babelio et les masses critiques pour l'envoi de ce livre. Ce fut malheureusement un rendez-vous manqué. Je suis passé complètement à côté de ce bouquin. Il ne m'a rien apporté ! 

 

Pourtant, je m'intéresse à la vie après la mort, à la médiumnité, mais des anges  qui gravitent autour de nous, qui parlent à la médium et lui dictent un livre, très peu pour moi ! 

 

Je m'attendais à autre chose ! 

 

Dans ce livre, l'auteure évoque son départ de la Bourgogne pour s'installer à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Elle y raconte sa vie là-bas, ses années passées à travailler en tant que juriste en droit des sociétés, la fondation de sa famille, ainsi que le moment où sa mission de médiumnité lui a été révélée. Elle cite également les événements malheureux qui ont eu lieu là-bas en 2024. 

 

Elle raconte aussi la  retraite spirituelle qu'elle a faite à Bali. Elle pose les bases d'une introspection profonde. Elle invite le lecteur à se détacher du tumulte extérieur et des illusions du quotidien pour se reconnecter à sa véritable nature spirituelle. 

 

Dans la troisième partie du livre, elle lève le voile sur ce qu'elle appelle "le trésor" c-à-d le secret de l'existence. Cela ressemble à une conversation entre l'auteure et les anges qui expliquent aux lecteurs ce qu'est ce fameux secret. 

 

Je suis passé à côté. Je n'ai pas adhéré aux propos de la médium. Je ne crois pas (ou plus) aux signes que les défunts nous laisseraient comme des plumes (souvent laissées par les défunts masculins) ou des arcs-en-ciel (pour les femmes) surtout depuis la disparition de mes parents. Mon père était très intéressé par la vie après la mort. J'attends toujours un signe de lui (je lui avais demandé, par exemple, de faire bouger le lustre de mon salon). J'aimerais toutefois rencontrer un médium...

24 septembre 2026

Millie, Holly, Lucie, Franck et Alex

J'ai passé l'été avec, principalement, 5 personnages assez célèbres. Lequel ai-je préféré? Lequel est le plus proche de moi? Lequel aime-je retrouver le plus souvent? 

 

- Tout d'abord, il y a la fameuse Millie, cette femme de ménage célèbre, je pense, dans le monde entier. On peut aimer ou détester son personnage; on peut aimer ou détester les romans de Freida McFadden, Millie a fait couler beaucoup d'encre. 

 

Au début du premier roman, Millie est une jeune femme de 27 ans extrêmement désespérée. Elle vit dans sa voiture et cherche n'importe quel emploi stable. Elle sort de dix ans de prison pour un drame survenu pendant son adolescence. Ce statut d'ex-détenue en liberté conditionnelle la rend particulièrement vulnérable, mais lui donne aussi un instinct de survie hors du commun. 

 

Sans avoir adoré cette trilogie (je n'ai pas lu "La femme de ménage se marie"), le personnage de Millie m'a touché. Millie n'est pas une sainte; elle n'est pas non plus une victime passive; elle est pourvue d'un sens aigu de la justice. Elle est toujours prête à se battre pour protéger les plus faibles. 

 

- Holly Gibney est l'un des personnages les plus atypiques, attachants et récurrents de l'univers contemporain de Stephen King. Conçue à l'origine comme un simple personnage secondaire destiné à n'apparaitre que brièvement, elle a littéralement "volé le cœur" de son auteur, qui l'a propulsée au premier plan de plusieurs de ses thrillers. 

 

Holly est une femme qui m'a beaucoup touché. Elle est marquée par des TOC, une forte anxiété sociale et des manies très ancrées. Elle manque de confiance en elle (à cause de sa mère étouffante, surprotectrice et manipulatrice). Pourtant, c'est un personnage à l'intelligence analytique redoutable, dotée d'un sens de l'organisation aiguisé et une obstination sans faille lorsqu'elle mène une enquête. 

 

Nul doute qu'elle est partie prenante dans le succès de la trilogie "Mr Mercédès" et des romans qui ont suivi dont l'un s'intitule simplement "Holly" ! 

 

- Lucie Hennebelle est l'une des figures majeures du thriller français contemporain. Crée par Franck Thilliez, elle forme, aux côtés de Franck Sharko, le duo de flics le plus célèbre de la littérature policière française. 

 

Lucie apparait, pour la première fois en 2005, dans le roman culte "La chambre des morts". Elle commence sa carrière comme jeune brigadière puis lieutenant à la brigade criminelle de Lille. 

 

Mère célibataire de jumelles, elle est habitée par une grande sensibilité et une noirceur intérieure qu'elle tente d'apprivoiser. 

 

Sa vie bascule définitivement dans l'horreur suite à un drame familial traumatisant, une épreuve qui la marquera physiquement et psychologiquement pour le reste de la saga.

 

Dans "Le syndrome E", elle rencontre le commissaire Franck Sharko. Ensemble, ils essayent de reconstruire une vie familiale et intègrent le 36, Quai des orfèvres à Paris. 

 

Ce personnage très tourmenté ne m'a pas vraiment touché, mais on lui pardonne facilement sa froideur vu les malheurs qui l'ont touchée de plein fouet ! 

 

- Franck Sharko est un personnage hanté par ses démons. Introduit en 2003 dans le roman "Train d'enfer pour ange rouge", il est commissaire de la brigade criminelle de Paris. Sa vie est marquée par une tragédie absolue : l'enlèvement et le meurtre sauvage de sa femme et de leur fille ! 

 

Ce traumatisme le fait basculer dans la folie. Sharko souffre de schizophrénie et de violents délires paranoïaques. Pendant plusieurs romans, il partage son quotidien avec une hallucination récurrente : le fantôme d'une petite fille de six ans qui lui parle. Il combat cette folie à coups de médicaments et d'une immersion totale dans le travail. 

 

Sharko est un flic à l'ancienne qui sort souvent des clous. Il traque le crime sur le terrain et n'hésite pas à utiliser la manière forte. 

 

Un commissaire schizophrène, ce n'est pas commun ! 

 

Ce personnage ne m'a pas attiré du tout dans cette trilogie de la violence dont les 3 tomes ont été reliés en un seul volume de plus de 1500 pages ! 

 

- Puis vient sans doute mon personnage préféré, très humain, plein de chaleur, d'amour pour sa famille : Alex Cross. 

 

Cross est l'un des enquêteurs les plus célèbres de la littérature policière américaine créé par James Patterson. Il est le héros d'une saga monumentale qui compte plus de 30 romans depuis sa première apparition en 1993 dans "Le masque de l'araignée". 

 

Il est titulaire d'un doctorat en psychologie ce qui le rend plus humain, moins brutal que la plupart des flics que l'on rencontre dans les thrillers. 

 

Ancien profileur du FBI, il travaille principalement comme inspecteur de la brigade criminelle à la police métropolitaine de Washington DC.  Sa formation lui permet d'anticiper les mouvements des tueurs en série les plus sadiques et de décrypter les esprits les plus tordus. 

 

Ce qui rend Alex Cross si attachant, c'est l'importance de sa vie privée. C'est un afro-américain profondément bon et dévoué. Veuf, il élève ses enfants dans un quartier difficile de Washington avec l'aide de sa grand-mère, Nana Mam qui est, à elle seule, un personnage indispensable des romans de Patterson. 

 

Sa famille est sa plus grande force, mais aussi sa principale vulnérabilité, car ses ennemis n'hésitent jamais à la prendre pour cible. 

 

C'est donc Alex Cross que j'ai trouvé le plus touchant parmi les personnages qui ont fait mon été ! 
 
Je le retrouverai volontiers dans d'autres aventures peut-être l'année prochaine. 
 

 

 

 
22 septembre 2026

Trilogies et séries de l'été

L'été et ses canicules et surtout son manque d'eau est terminé (le jardin a bien souffert et ce n'est pas fini, je continue à arroser ! ) et avec lui se termine mon challenge annuel consacré aux trilogies et aux séries que l'on a lues pendant ces 3 mois. 

 

Nous avons été 10 à participer. J'ai lu 15 livres (dont certains sont des pavés).

 

Ensemble, nous avons lu pas moins de 60 livres ! 

 

Certains titres sont revenus deux fois ou plus, comme cette "saga des émigrants" qui me fait de l'œil maintenant ! 

 

Je remercie toutes celles qui ont participé et je leur donne rendez-vous le 21 juin 2027 pour le relancement de mon challenge. 

 

Si vous voulez voir les titres lus par les participants, tout se trouve sur le blog dédié au challenge : ici. 

 

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