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D'un livre à l'autre

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1 septembre 2026

Holly de Stephen King

Je continue la série consacrée à l'enquêtrice, un peu spéciale, Holly, une femme à laquelle je me suis petit à petit attaché. 

 

Alors que je n'ai pas beaucoup aimé la nouvelle "Si ça saigne" qui précède ce roman, j'ai retrouvé ici le plaisir de vivre les aventures d'Holly Gibney tout simplement parce qu'il n'y a rien de fantastique ici. C'est un thriller comme je les aime. 

 

Cette fois, Stephen King envoie ses lecteurs dans le monde des cannibales, mais ce n'est pas trop gore. Il n'y a pas trop de descriptions qui pourraient dégouter les lecteurs. 

 

Des gens disparaissent sans laisser de traces. Apparemment, ils n'ont aucun lien entre eux. Fuient-ils quelque chose? Les a-t-on enlevés? Violés? Tués? 

 

La détective privée, Holly, enquête sur ces disparitions, engagée par la mère d'une des filles disparues. Elle finira par trouver un lien entre les victimes : tous ont approché de près ou de loin un vieux couple à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Ce sont des anciens professeurs d'université vieillissants. Un peu de viande humaine fraiche pourrait peut-être soulager les douleurs qui s'installent dans les corps fatigués. 

 

Je ne spoile pas puisque le lecteur sait très vite de quoi il retourne. Je crois d'ailleurs que c'est le propre de Stephen King : pas de suspense quant aux coupables, le lecteur connait leur identité très vite. 

 

Il a existé une théorie médicale et magique très répandue selon laquelle consommer de la chair humaine, et particulièrement certains organes comme le foie ou le cœur, pouvait guérir des maladies.

 

Stephen King n'a donc rien inventé en ce qui concerne le cannibalisme. 

 

Le roman se déroule pendant la pandémie de covid et les références à ce virus m'ont un peu ennuyé. les débats pro ou anti-vaccins m'ont toujours énervé ! 

 

J'ai donc bien aimé ce roman, mais comme tous les livres de Stephen King, il est long. L'auteur ne va jamais droit au but, mais prend beaucoup de virages qui ne sont pas inintéressants (comme la vie privée d'Holly et de ses amis, particulièrement Jérôme et Barbara que le lecteur a déjà rencontrés plus tôt), mais qui allongent fortement le récit. 

 

J'ai donc lu ce livre dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été" ainsi que ceux de Sybiline (Les pavés de l'été, 670 pages en poche, et de Céline (consacré à Stephen King)

 

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27 août 2026

Si ça saigne de Stephen King

Pourquoi avoir lu ce recueil de nouvelles maintenant? Grâce à Sibylline qui explique dans quel ordre il faut lire les romans dans lesquels on retrouve Holly, cette enquêtrice pas comme les autres ici

 

Une nouvelle qui fait suite à un roman et qui en précède un autre, c'est un peu bizarre, non? D'autant plus que cette nouvelle intitulée "Si ça saigne" est très  longue et aurait pu faire partie d'un seul bouquin. 

 

Donc, si vous lisez la série "Mr Mercédès", "Carnets noirs", "Fin de ronde" et "L'outsider", vous pouvez lire uniquement la nouvelle "Si ça saigne" qui est une suite directe à l'Outsider. Vous me suivez? 

 

Quoi qu'il en soit, j'ai lu le recueil entier (636 pages, mais pas mal que j'ai jugées inutiles). Je vous parlerai de la troisième en dernier lieu. 

 

- J'ai beaucoup aimé la première intitulée "Le téléphone de Mr Harrigan". C'est une nouvelle qu'on peut faire lire facilement à un enfant. Le héros est un jeune garçon qui lit des bouquins à un vieux monsieur. Celui-ci meurt et l'enfant glisse son téléphone dans le cercueil. Après l'enterrement et encore plus tard, le gamin l'appelle. Peut-être aurait-il dû s'abstenir? 

 

- Je n'ai pas apprécié la deuxième nouvelle intitulée "La vie de Chuck". Je l'ai trouvée décousue et je n'ai pas vu de lien entre le début et la fin ! Un panneau publicitaire indique "Merci, Chuck 39 années formidables". Plutôt intrigant, non? S'en suit la vie de Chuck qui n'en a plus pour longtemps à vivre. 

 

- La quatrième donc qui s'intitule "Le rat" ressemble à un conte. Un enseignant se réfugie dans un chalet perdu pour écrire, enfin, ce qui devrait être son premier roman. Là, il rencontre un rat qui lui propose de l'aider, mais quelqu'un devra mourir. Bof. 

 

- Et puis, j'en arrive à "Si ça saigne" qui fait donc suite à "L'outsider". On y rencontre donc Holly face à ce qu'on pourrait appeler un deuxième outsider, c'est à dire une créature maléfique qui se fait passer pour un humain. Ici, il s'agit d'un présentateur de télé qui ne se contente plus de se nourrir du malheur des gens en se rendant sur le lieu de drames, mais qui va en provoquer lui-même. Holly comprend qui est ce personnage et n'aura de cesse de le combattre même si c'est au péril de sa vie. 
J'ai trouvé ça long, trop long. Cette nouvelle m'a même un peu ennuyé. 

 

Ces 4 textes plonge toujours un peu dans le fantastique, tout en douceur pour le premier, dans l'inconscience et les rêves pour le deuxième, dans le conte pour "Le rat" et bien plus en profondeur pour cette créature qui se nourrit du malheur dans la nouvelle qui a donné son titre au recueil. Cette nouvelle, est relatée, d'après Sybiline, dans "Ne jamais trembler", le tome 7 de la série. Mais il faut lire "Holly" avant et je vais m'y lancer tout de suite. 

 

Ce n'est pas un de mes livres  préférés de Stephen King !

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été". 

Je participe aussi au challenge "Pavés de l'été" de Sybilline 

et au challenge "Stephen King" de Céline

 

24 août 2026

La femme de ménage voit tout de Freida McFadden

Voilà le 3e tome des aventures de la femme de ménage la plus célèbre du monde ! Je les lis au compte-goutte. Je ne suis pas pressé. J'ai aimé les deux premiers, mais je n'ai pas trouvé ça extraordinaire. 

 

Mon challenge m'a fait sortir ce 3e tome de ma PAL. Elle m'en est reconnaissante. 

 

Dans cet opus, Millie, l'héroïne n'est plus femme de ménage. L'histoire se passe une dizaine d'années après "Les secrets de la femme de ménage". Millie est assistante sociale, elle est mariée et a deux enfants. 

 

Ils viennent d'emménager dans un quartier tranquille. Le couple s'est endetté pour acheter la maison de leur rêve et les voilà comblés ! Mais l'excitation ne dure pas longtemps, car les voisins sont vraiment imbuvables. 

 

Il y a d'abord Suzette et son mari Jonathan. Cette femme tombe sous le charme d'Enzo, le mari de Millie et prend cette dernière de haut. Elle la critique sans cesse et n'hésite pas à flirter avec Enzo même devant elle. Jonathan, lui, n'est pas très présent, bien que son attitude soit, finalement, à la base de tout. 

 

Puis il y a Janice qui couve son petit garçon Spencer d'une manière très exagérée et qui n'hésite pas à faire des reproches à Suzette. En plus, elle épie tout ce qu'il se passe dans le quartier ! 

 

Puis, il y a Martha, la femme de ménage de Suzette qui regarde Millie d'une drôle de façon. Elle est plutôt étrange; elle fait peur, mais Enzo l'engage pour faire le ménage chez eux ! 

 

On sent que quelque chose va se passer et on hâte de savoir quoi, ce qui fait que ce tome est un vrai page-turner, impossible à lâcher quand on l'a commencé. 

 

Eh oui ! Il se passe quelque chose puisque Jonathan est assassiné dans sa maison. Très vite, les soupçons se portent sur Enzo qui sera arrêté pour meurtre. Millie ne sait plus qui est son mari. Dit-il la vérité? Est-il capable de tuer quelqu'un? Est-il l'amant de l'affreuse Suzette? Lui a-t-il tout dit de son passé? 

 

Finalement, Enzo avoue le meurtre, mais le livre n'est pas terminé et le dénouement est plutôt inattendu bien que le lecteur se doute qu'Enzo n'est pas coupable, ce serait trop facile ! Alors, pourquoi a-t-il avoué? 

 

Des trois tomes de la série de "la femme de ménage", c'est celui-ci que j'ai préféré. Je l'ai dévoré en très peu de temps ! Toutefois, la toute fin n'est pas celle que j'attendais et j'ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux...

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été". 

 

19 août 2026

La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg

Je ne sais plus laquelle d'entre vous m'a donné envie de lire ce tout petit livre écrit à la manière d'un conte. C'est un texte court et percutant qui va droit à l'essentiel pour marquer l'esprit du lecteur. 

 

Le récit s'ouvre par la formule consacrée des contes : "Il était une fois". 

 

Les protagonistes n'ont pas de noms propres. Il sont nommés "pauvre bûcheronne" et "pauvre bûcheron", mais non ce n'est pas un remake du Petit Poucet, même si ces pauvres bûcherons vivent dans la forêt et n'ont pas grand-chose à se mettre sous la dent. 

 

Ce conte évoque l'horreur de la Shoah et des trains de la déportation en mettant en lumière l'action des Justes. 

 

Pauvre bûcheronne qui n'a pas d'enfants voit passer régulièrement un train. Son mari lui dit qu'il s'agit d'un train de marchandises. Mais un jour, une main sort d'un wagon. Cette main lui envoie un colis, une "marchandise très précieuse" : un bébé, une petite fille, un cadeau des dieux du train. Son désir de maternité est comblé ! 

 

Vous avez sans doute compris que cette petite fille est juive, une "sans-cœur" d'après pauvre bûcheron, mais pas question pour pauvre bûcheronne de se séparer de ce cadeau du ciel qu'elle n'attendait plus...

 

Le livre étant très court, je ne vous en dirai pas plus. L'auteur alterne entre la vie de l'enfant chez les bûcherons qui doivent évidemment cacher l'existence de cet enfant et la vie du père de la fillette dans son camp de travail. 

 

Un énième livre sur la guerre? Oui, mais différent, surtout par son écriture et son genre littéraire qu'on pourrait peut-être appeler "conte réel" (malheureusement). On est loin du Petit Poucet abandonné par ses bûcherons de parents dans la forêt. L'histoire (qui pourrait être vraie) est bien plus poignante. 

 

Une réflexion profonde sur la condition humaine ! 

 

Ce livre a inspiré un film d'animation qu'il me plairait de voir. 

17 août 2026

Passer de Thomas Bonte

Une amie m'a prêté ce livre d'un auteur inconnu puisque c'est son premier roman. Il est originaire des Hauts-de-France et situe son roman dans la région, plus précisément entre Boulogne-sur-Mer et Calais avec un petit détour par Lille. 

 

Je dirais qu'il s'agit d'un roman choral basé sur la solitude, même si le problème des migrants est au centre du récit. 

 

Le livre est divisé en 3 parties. Un personnage différent est le héros de chaque partie. 

 

On trouve : 

 

- un jeune agriculteur vivant seul et étant confronté aux difficultés du métier. Un jour, il rencontre un couple (un frère et une sœur) de migrants afghans et les invite chez lui. Ils restent un certain temps, aident au travail de la ferme et du ménage et disparaissent comme ils étaient venus, le replongeant ainsi dans une solitude dont il ne s'était peut-être pas rendu compte avant ! 

 

- un homme plus âgé vivant seul dans un bunker allemand. Lui aussi rencontre les Afghans, sympathisent avec eux même s'ils n'ont aucun langage commun. De son observatoire, il voit souvent des migrants sur la plage. Il voit ce couple qui attend le bon vouloir d'un passeur pour se rendre en Angleterre. 

 

- la nièce de cet homme, Elsa, qui est également confrontée à la solitude, mais d'une manière tout à fait différente puisqu'elle travaille dans une association d'aide aux migrants. Sa solitude est psychologique. Elle fait face à la détresse humaine, à l'urgence des situations, à son sentiment d'impuissance face au destin des exilés qui ne font que "passer". Elle porte seule le poids de ses convictions et des drames dont elle est témoin. 

 

Les deux migrants afghans vont bousculer la solitude de chacun d'eux et créer des ponts d'humanité inattendus...

 

Si j'ai beaucoup aimé le fond, j'ai eu plus de mal avec la forme du récit. Chaque partie fait un retour en arrière puisque chaque personnage raconte sa vie et les faits à sa façon. Ce n'est vraiment pas le style (l'écriture de l'auteur est très belle voire poétique) qui m'a gêné, mais plutôt la construction du récit. 

 

Un livre que je peux conseiller malgré tout pour l'humanité qui s'en dégage. 

 

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15 août 2026

Noires sont les violettes de James Patterson

Voici le 7e tome des aventures d'Alex Cross, un tome qui suit directement le 6. 

 

Dans le tome 6, tout à la fin, le lecteur sait qui est le coupable alors que l'enquêteur ne le sait pas. Un procédé plutôt inhabituel qui ne m'a pas trop gêné dans ma lecture, mais qui ôte quand même une partie du suspense. 

 

Cette fois, Patterson m'a emmené dans un univers qui ne me tente pas du tout (du point vue littéraire) : celui des vampires. Si il y a quelque chose de réel dans ce qu'il décrit, le monde est encore plus fou que je le pensais ! 

 

Croire ou ne pas croire aux vampires? Voilà un extrait qui explique ce qu'il en est : 

 

"Je pense qu'il y a des gens qui s'exercent à vivre comme des vampires. Je sais que certains sont persuadés d'être des vampires. Il y en a qui jouent et qui se font poser des canines. De vrais crocs. Ils peuvent être extrêmement violents. Des types réellement capables de se métamorphoser...".

 

Dans ce tome, il y a énormément de meurtres sanglants. Des gens sont mordus, torturés, tués et vidés de leur sang. Cross croit-il aux vampires? Après ce qu'il a vu, il est sûr que des types se prennent pour des  vampires et sont à l'œuvre un peu partout dans le monde ! Il enquête, pour la dernière fois, avec un membre du FBI rencontré dans le tout premier tome de la série (je ne vous dis pas pourquoi...).

 

Cross doit donc chercher l'origine des morsures et des meurtres, mais aussi partir à la recherche du Cerveau qui a sévi dans le tome 6. Et pour lui, comme pour les lecteurs de thrillers, le coupable est celui qu'on attend le moins. 

 

J'ai trouvé cet opus un peu trop sanglant. Il y a trop de meurtres gratuits (mais bon, les vampires doivent bien se nourrir) et le lecteur attend certaines réponses à ses questions, réponses qui ne viennent pas, comme le fait que le "Cerveau" lui téléphone alors qu'il est à côté de lui !!!!!! 

 

Cette fois, la fin du bouquin n'est pas ouverte et ne donne donc pas envie de se précipiter sur le tome suivant. Je vais donc abandonner Cross (j'y reviendrai) pour me lancer dans d'autres aventures. J'ai d'autres séries à continuer. 

 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été". 

 

 

12 août 2026

Rouges sont les roses de James Patterson

Voici le 6e épisode des aventures d'Alex Cross, un tome tout aussi addictif que les précédents ! 

 

Ce qui rend le personnage d'Alex Cross attachant et donc la série addictive, c'est, je crois, que notre héros est profondément humain. Il a des sentiments, il est très attaché à sa famille, il a peur pour ses proches, il tombe amoureux, il se pose beaucoup de questions, bref, il est un peu comme nous. 

 

Dans ce tome, sa petite fille a une tumeur dans le cervelet et elle doit se faire opérer ! C'est une gamine très mûre pour son âge et très attachante. Elle supporte cette épreuve avec force et courage ! 

 

Alors qu'on était en droit de penser qu'Alex allait épouser Christine, la directrice de l'école de ses enfants, qu'il a rencontré dans le tome précédent (à moins que ce soit dans le 4), Christine a trop peur de vivre avec lui. Elle a peur de vivre avec quelqu'un qui risque sa vie tous les jours ! En plus, elle ne se remet pas de son kidnapping et voit le furet (voir tome 5) dans ses rêves ! 

 

L'enquête policière, cette fois, tourne autour de hold-up qui tournent mal. Alors que les braqueurs pouvaient laisser les otages en vie, ils les liquident. Pourquoi? 

 

Bien vite, il s'avère que quelqu'un organise tout. Ce quelqu'un est appelé "le cerveau" et Alex, aidé par Betsey, agent du FBI dont il tombe petit à petit amoureux, n'aura de cesse de le retrouver. 

 

Alors qu'il croyait l'avoir découvert, un meurtre a lieu et prouve que le "cerveau" est toujours actif ! 

 

James Patterson nous offre le nom du coupable sur un plateau à la toute fin du livre, ce qui m'a un peu déconcerté...

 

Renseignements pris, l'aventure continue dans le tome 7 : "Noires sont les violettes". Le lecteur connait donc le nom du "cerveau" alors que Cross l'ignore. Je suis pressé de voir ce que ça donne et je vais donc enchainer sur ce tome sans tarder. 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été"

 

10 août 2026

Déracinés de Roman Firmani

Une amie m'a prêté ce livre d'un auteur italien qui m'était complètement inconnu et ça a été une belle surprise pour moi. J'ai beaucoup aimé ce roman qui se déroule dans les années 30 jusque en 1953. 

 

Celso quitte l'Italie fasciste pour rejoindre clandestinement son beau-frère Mario à Grenoble. Suite à une dénonciation, il et expulsé de France et est engagé comme mineur de fond en Belgique, dans les charbonnages de la région liégeoise à Seraing. 

 

Après quelque temps, il fait venir sa femme et son petit garçon. Elle coud, le petit va à l'école et Celso travaille dans la mine dans laquelle, un jour, un accident se produit, mais il en sort indemne. 

 

Ils vivent pauvrement, mais tout va bien pour la famille de Celso jusqu'au jour où l'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre. Les Italiens de France et de Belgique furent considérés comme des ennemis voire des traitres. 

 

Un jour, Celso est emmené en Allemagne laissant sa femme, Daniela,  et son fils seuls face à l'hostilité des Belges. C'est pour la jeune femme et le petit garçon le retour dans le village natal, dans cette petite terre coincée le long de la frontière entre l'Italie et la Slovénie où la population parle une langue slave, la Slavie frioulane (dont je n'avais jamais entendu parler).

 

Le récit passe alors de la dure vie de Celso dans les camps de travail à la dure vie de sa femme dans un village occupé par les Allemands, après la chute de Mussolini en 1943. Daniela et son fils traversent la fin de la guerre au milieu des violents affrontements entre les partisans locaux, les troupes fascistes, les occupants allemands et les cosaques.

 

Ce que le livre ne raconte pas :

 

Les cosaques sont arrivés dans la région du Frioul parce qu'Hitler leur a promis d'y fonder leur propre Etat indépendant. Ces cosaques détestaient le régime politique de Staline. Ils ont donc choisi de collaborer avec l'Allemagne nazie dans l'espoir de récupérer leurs terres. 

 

Devant l'avancée de l'Armée rouge à l'est, Hitler a dû abandonner l'idée de leur donner un territoire en URSS. En été 1944, il décide alors de leur offrir le Haut-Frioul en Italie. En échange de cette terre, l'armée allemande utilise les divisions cosaques pour combattre les partisans italiens et slovènes qui contrôlent les montagnes de la région. 

 

Entre 20 000 et 40 000 Cosaques ont donc débarqué dans la région avec leurs familles, leurs chariots et des milliers de chevaux. Ils ont expulsé les familles frioulanes de leurs propres maisons ou les ont obligé à cohabiter avec eux créant ainsi un climat de terreur dans la région. 

 

Cette occupation insolite et violente prend fin brutalement fin mai 1945 avec la défaite allemande, forçant les Cosaques à fuir vers l'Autriche. 

 

Après la guerre, Daniela et son fils devenu un beau jeune homme attendent le retour de Celso dont ils n'ont eu aucune nouvelle depuis son arrestation pour rébellion. Lorsqu'il reviendra, ce sera à nouveau le chemin de l'exil vers la Belgique...

 

Un livre très intéressant sur une région inconnue, sur le travail dans les mines, sur le dure vie des "déracinés", sur la guerre et ses conséquences. Une belle surprise ! 

 

6 août 2026

Répondre à la nuit d'Agnès Ledig

J'ai lu tous les romans d'Agnès Ledig et, je dois dire que j'ai préféré ses premiers avec, par exemple, un coup de coeur pour "Pars avec lui". 

 

"Répondre à la nuit" est un roman hybride. Il s'apparente à ce qu'on appelle aujourd'hui "nature writing" tout en mêlant une intrigue à suspense (genre polar) et un vibrant plaidoyer écologique. 

 

Le roman se compose de 2 parties. J'ai du mal à le noter, car je n'ai pas adhéré à la première et j'ai beaucoup aimé la deuxième. Comme quoi, j'ai bien fait de ne pas abandonner en chemin...

 

On y trouve pas mal de personnages et j'ai eu du mal à savoir qui était qui, quel était le lien qui unissait les protagonistes et même qui parlait parfois ! Dans la deuxième partie, ça s'éclaire bien...

 

L'histoire se déroule au cœur de la forêt des Vosges. Dès le départ, on sait qu'un meurtre a eu lieu, mais on n'en parle plus pendant plus de 100 pages ! 

 

La plupart des personnages sont liés à la nature : Rémy, un bûcheron qui vit en coloc avec Témis, une tatoueuse amoureuse des animaux et de la forêt même si elle chasse parfois, un audionaturaliste qui fera avancer l'enquête grâce aux sons qu'il enregistre dans la forêt, une soigneuse, une activiste et d'autres personnages moins importants à part les policiers, bien sûr, puisqu'il y a eu meurtre et donc enquête policière. 

 

Je "spoile" un peu en disant que l'un des policiers est l'amant de la suspecte n° 1, ce qui ne va pas faciliter l'enquête ! 

 

L'auteure décrit avec poésie la faune, la flore et le bruit de la forêt, ce qui ne peut que plaire aux amoureux de la nature (un QRcode placé en bout de livre donne d'ailleurs l'occasion de les écouter). Le livre aborde également les menaces qui pèsent sur le monde sauvage et interroge notre rapport au vivant. Le mort est d'ailleurs chasseur, enfreint toutes les lois pour compléter sa collection morbide et n'hésiterait pas à tuer des animaux protégés comme le lynx... La chasse fait donc partie intégrante du récit. 

 

La deuxième partie du récit est donc construite comme un polar avec une enquête et un suspense qui insuffle une tension dramatique. Je n'ai pas trouvé le coupable du meurtre qui se dévoile à la fin évidemment. 

 

Je suis content d'être allé au bout du récit. Même si je n'ai pas accroché à la première centaine de pages, c'est un roman qui vaut la peine d'être lu pour l'amour de la nature qui transpire de toutes les pages et pour le suspense bien entretenu de la deuxième partie. 

 

1 août 2026

L'ultime équation de Christine Brunet

Tout d'abord, je remercie l'auteure pour l'envoi de ce bouquin, le 13e que je lis. Christine Brunet écrit des thrillers avec quelques détours vers la SF. Ses thrillers me happent du début à la fin. 

 

Ses héroïnes sont des "super women". 
- Aloys Seigner, commissaire divisionnaire liées aux services secrets (DGSE), l'héroïne des six premiers romans,  affiche des capacités hors normes. 
- Gwen rompt un peu avec ce modèle. C'est une héroïne atypique profondément humaine. Elle est médecin légiste et marquée par le doute après la mort de son coéquipier. 
- Puis, voici Alexandra  Valerys que le lecteur découvre dans "L'ultime équation". C'est une cybernéticienne ultra-douée d'une vingtaine d'années. Elle brille par sa très grande intelligence, sa solidité psychologique et sa capacité d'adaptation face aux événements, notamment face aux militaires et aux mercenaires qui veulent sa peau ou plutôt qui veulent lui extorquer un renseignement dont ils ont absolument besoin, mais pas pour le bien de l'humanité ! 

 

"L'ultime équation" est le dernier roman de Christine publié chez Chloé des Lys, mais ce n'est pas le dernier écrit par l'auteure. 
C'est, en fait, son premier, le premier tome d'une trilogie, qui est à la base de tout ce qu'elle a écrit depuis. Et je peux vous dire que j'ai hâte de connaitre la suite de ce thriller. 

 

Dans ce premier tome, Alexandra Valerys, s'impose comme une héroïne particulièrement puissante et ingénieuse, à l'instinct de survie développé. 

 

L'histoire commence en 1979 par un crash aérien mystérieux : un avion de chasse percute un objet non identifié. L'armée confie l'analyse des débris à Alexandra Valerys. Ses découvertes exceptionnelles excitent immédiatement la convoitise des militaires. 

 

Refusant de voir son travail transformé en arme de destruction massive, la scientifique prend la fuite. Cela déclenche une traque internationale impitoyable pour récupérer ses secrets technologiques. 

 

Alexandra prend en charge sa propre exfiltration en se déguisant en homme et en travaillant pour un détective privé. Ce n'est pas la fin de ses ennuis pour autant ! 

 

Une simple disparition ou une recherche de tableau se transforme en complot mêlant secrets d'Etat et passés mortels. Alexandra échappera à la mort plusieurs fois. On peut dire que Christine Brunet à bien malmené son héroïne que je retrouverai avec plaisir dans le tome 2 puisqu'il ne fait aucun doute qu'elle aura, une fois encore, bravé la mort et réussi à la tromper...

 

En général, dans un polar, le lecteur suit une enquête, souvent la recherche d'un serial killer. Il n'en est rien ici. L'histoire se déroule sur plusieurs enquêtes palpitantes entrecoupées de moments où Alexandra doit fuir ou se battre face à ses agresseurs, toujours à la recherche du code d'accès aux données cryptées de sa découverte.

 

Un premier roman resté dans un tiroir jusqu'à maintenant, mais l'auteure a bien fait de l'en retirer pour régaler ses lecteurs. Du grand art ! 

 

Vite la sortie du tome 2 ! 

 

PS En attendant, je me consolerai avec "Fractale 1668" qui met en scène une nouvelle héroïne nommée Nao. 

 

 

 

 

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