"Des années d'enchantement", c'est l'histoire de Marcel. Il a mené une vie tranquille avec sa femme, Mireille. Son seul regret : ne pas avoir eu d'enfants. Et puis, d'un coup, le voilà veuf !
Lors de l'enterrement de son épouse, une femme s'avance vers lui. Elle se présente : elle est la demi-soeur de Mireille, une femme dont Marcel n'a jamais entendu parler. Elle est accompagnée d'un jeune garçon : Gauvain, son fils.
Très vite, la femme (Viviane) et l'enfant vont entrer dans la vie de Marcel qui se sentait déjà bien seul. Ils vont lui redonner gout à la vie et Marcel va, enfin, pourvoir donner toute l'affection qu'il a en lui. Gauvain sera l'enfant qu'il n'a pas eu.
Mais Viviane n'a-t-elle que de bonnes intentions? Elle est plutôt pauvre; elle aime bien boire; elle retrouve souvent des hommes différents.
Et si Marcel vendait sa maison pour en acheter une autre où ils pourraient habiter tous les trois? Ce ne serait pas une bonne idée? Peut-être pas...
Assez vite, j'ai deviné ce qu'il allait à peu près se passer. L'attitude de Viviane était claire; celle de Gauvain beaucoup moins. J'ai trouvé l'attachement à son vieil oncle un peu surfaite, pas très nette et certains passages m'ont un peu mis mal à l'aise.
Si l'homosexualité n'est pas la base du récit, elle en fait partie intégrante et j'ai trouvé ce thème assez "mal à propos" et même parfois dérangeant.
Une histoire qui se lit facilement sans grand suspense.
"Le testament du diable" est le 18e livre que je lis d'Armel Job, un auteur belge que j'aime beaucoup pour son écriture et son érudition.
Malheureusement, ce dernier roman n'est, pour moi, pas son meilleur. Je ne l'ai pas trouvé passionnant et s'il y a beaucoup de retournements de situations, certains sont attendus et ne créent pas vraiment de suspense.
François Lebel, patron de presse respecté, veuf, père de 4 enfants, meurt subitement sans avoir laissé de testament.
Ça ne cause pas vraiment de problèmes : ses 4 enfants se partageront l'héritage à parts égales, mais c'est sans compter sur sa maitresse, Fanny, beaucoup plus jeune que François, qui tient un restaurant qui appartenait à Lebel. Logiquement, le resto devait lui revenir, mais sans testament, cette femme - qui n'a aucun statut - n'héritera de rien !
Mais voilà qu'un document sort, tout à coup, du chapeau d'un magicien. C'est un testament holographe qui donne la pleine propriété du restaurant et de son appartement à la maudite maitresse.
De rage, l'ainé des garçons le brule ! Son jeune frère s'y est opposé, mais n'a pas réussi à arrêter l'acte sacrilège !
Malheureusement, cet acte a un témoin : Gloria, la femme de ménage qui comprend bien vite la teneur de ce testament.
Reste à savoir si ce document avait été écrit par François Lebel ou s'il s'agit d'un faux. Il se pourrait que la maitresse soit à l'origine de l'écrit et qu'elle ait été aidée par Gloria pour faire apparaitre ce document qui change la donne.
Qui ment? Qui dit la vérité? Il faudra bien que la justice s'en mêle...
Un certain suspense donc, mais un suspense que j'ai trouvé plutôt dénué d'intérêt. Mais ça, c'est seulement mon avis !
En général, quand j'ai envie d'un livre, je sais patienter jusqu'à sa sortie en poche, mais là, après avoir écouté une interview de cet ancien prof de français, j'avais hâte de lire son livre. Je me suis donc payé son tout nouveau roman...et je le regrette.
Alors que vous trouverez des avis très positifs sur les réseaux ou sur Babelio, le mien l'est beaucoup moins. (Ce roman figurant sur la liste du prochain Goncourt fait polémique : il ressemblait étrangement à un autre roman...)
Je commence par le positif : j'ai beaucoup aimé l'écriture de Yannick Haenel que je ne connaissais pas. J'ai aimé sa façon d'inclure de la poésie dans son récit et j'ai aimé la musique de ses mots.
J'ai été déçu parce que j'attendais autre chose. Oui, l'auteur s'est basé sur ses années d'enseignement et ses propos sont certainement très proches de la réalité, du terrain, mais il s'agit d'un roman, d'une fiction, pas d'une autobiographie, même si son héros, Jean Deichel, est son alter ego.
Le titre est un peu mensonger. On peut s'attendre aux difficultés rencontrées par les profs, de leur solitude face aux élèves, aux parents, à la direction, aux inspecteurs, au regard des gens et si tout ça n'est pas absent du récit, ce n'est pas le sujet principal.
Au lieu d'être un professeur amoureux de la littérature, idéaliste et passionné, son héros est plutôt un intellectuel mystique, idéaliste et passionné, qui est professeur, comme il aurait pu être journaliste, prêtre ou boucher. Vous saisissez la nuance?
L'école est parfois complètement oubliée dans le récit. Certains chapitres n'ont rien à voir avec l'enseignement et ça m'a frustré, parfois ennuyé.
Je prends pour exemple le début du livre. Jean Deichel fait un stage dans un collège de la banlieue parisienne. On sait que son année s'est plutôt bien passée (avec les élèves en tout cas), mais on n'en connait pas grand-chose. Puis vient le dernier jour où il casse un vase d'un très grand prix ! Ce vase brisé revient à de multiples reprises dans le livre comme une obsession. (Il faut sans doute faire un lien entre ce vase cassé et ses illusions brisées.) Cet accident l'empêchera de partir, comme prévu, en Italie, puisque ce maudit vase hors de prix, il doit le rembourser. Ces deux mois de vacances m'ont fortement ennuyé.
A plusieurs reprises, j'ai trouvé que l'auteur était hors sujet. Certains chapitres ont l'air d'avoir atterri là alors qu'ils étaient destinés à une autre histoire.
Bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, j'ai été déçu par ce bouquin tout simplement parce que j'attendais autre chose et que je n'ai finalement pas trouvé grand intérêt à la vie privée du héros. Le livre n'est pas mauvais, je suis simplement passé à côté.
Tout d'abord, je remercie Babelio et les masses critiques pour l'envoi de ce livre. Ce fut malheureusement un rendez-vous manqué. Je suis passé complètement à côté de ce bouquin. Il ne m'a rien apporté !
Pourtant, je m'intéresse à la vie après la mort, à la médiumnité, mais des anges qui gravitent autour de nous, qui parlent à la médium et lui dictent un livre, très peu pour moi !
Je m'attendais à autre chose !
Dans ce livre, l'auteure évoque son départ de la Bourgogne pour s'installer à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Elle y raconte sa vie là-bas, ses années passées à travailler en tant que juriste en droit des sociétés, la fondation de sa famille, ainsi que le moment où sa mission de médiumnité lui a été révélée. Elle cite également les événements malheureux qui ont eu lieu là-bas en 2024.
Elle raconte aussi la retraite spirituelle qu'elle a faite à Bali. Elle pose les bases d'une introspection profonde. Elle invite le lecteur à se détacher du tumulte extérieur et des illusions du quotidien pour se reconnecter à sa véritable nature spirituelle.
Dans la troisième partie du livre, elle lève le voile sur ce qu'elle appelle "le trésor" c-à-d le secret de l'existence. Cela ressemble à une conversation entre l'auteure et les anges qui expliquent aux lecteurs ce qu'est ce fameux secret.
Je suis passé à côté. Je n'ai pas adhéré aux propos de la médium. Je ne crois pas (ou plus) aux signes que les défunts nous laisseraient comme des plumes (souvent laissées par les défunts masculins) ou des arcs-en-ciel (pour les femmes) surtout depuis la disparition de mes parents. Mon père était très intéressé par la vie après la mort. J'attends toujours un signe de lui (je lui avais demandé, par exemple, de faire bouger le lustre de mon salon). J'aimerais toutefois rencontrer un médium...
J'ai passé l'été avec, principalement, 5 personnages assez célèbres. Lequel ai-je préféré? Lequel est le plus proche de moi? Lequel aime-je retrouver le plus souvent?
- Tout d'abord, il y a la fameuse Millie, cette femme de ménage célèbre, je pense, dans le monde entier. On peut aimer ou détester son personnage; on peut aimer ou détester les romans de Freida McFadden, Millie a fait couler beaucoup d'encre.
Au début du premier roman, Millie est une jeune femme de 27 ans extrêmement désespérée. Elle vit dans sa voiture et cherche n'importe quel emploi stable. Elle sort de dix ans de prison pour un drame survenu pendant son adolescence. Ce statut d'ex-détenue en liberté conditionnelle la rend particulièrement vulnérable, mais lui donne aussi un instinct de survie hors du commun.
Sans avoir adoré cette trilogie (je n'ai pas lu "La femme de ménage se marie"), le personnage de Millie m'a touché. Millie n'est pas une sainte; elle n'est pas non plus une victime passive; elle est pourvue d'un sens aigu de la justice. Elle est toujours prête à se battre pour protéger les plus faibles.
- Holly Gibney est l'un des personnages les plus atypiques, attachants et récurrents de l'univers contemporain de Stephen King. Conçue à l'origine comme un simple personnage secondaire destiné à n'apparaitre que brièvement, elle a littéralement "volé le cœur" de son auteur, qui l'a propulsée au premier plan de plusieurs de ses thrillers.
Holly est une femme qui m'a beaucoup touché. Elle est marquée par des TOC, une forte anxiété sociale et des manies très ancrées. Elle manque de confiance en elle (à cause de sa mère étouffante, surprotectrice et manipulatrice). Pourtant, c'est un personnage à l'intelligence analytique redoutable, dotée d'un sens de l'organisation aiguisé et une obstination sans faille lorsqu'elle mène une enquête.
Nul doute qu'elle est partie prenante dans le succès de la trilogie "Mr Mercédès" et des romans qui ont suivi dont l'un s'intitule simplement "Holly" !
- Lucie Hennebelle est l'une des figures majeures du thriller français contemporain. Crée par Franck Thilliez, elle forme, aux côtés de Franck Sharko, le duo de flics le plus célèbre de la littérature policière française.
Lucie apparait, pour la première fois en 2005, dans le roman culte "La chambre des morts". Elle commence sa carrière comme jeune brigadière puis lieutenant à la brigade criminelle de Lille.
Mère célibataire de jumelles, elle est habitée par une grande sensibilité et une noirceur intérieure qu'elle tente d'apprivoiser.
Sa vie bascule définitivement dans l'horreur suite à un drame familial traumatisant, une épreuve qui la marquera physiquement et psychologiquement pour le reste de la saga.
Dans "Le syndrome E", elle rencontre le commissaire Franck Sharko. Ensemble, ils essayent de reconstruire une vie familiale et intègrent le 36, Quai des orfèvres à Paris.
Ce personnage très tourmenté ne m'a pas vraiment touché, mais on lui pardonne facilement sa froideur vu les malheurs qui l'ont touchée de plein fouet !
- Franck Sharko est un personnage hanté par ses démons. Introduit en 2003 dans le roman "Train d'enfer pour ange rouge", il est commissaire de la brigade criminelle de Paris. Sa vie est marquée par une tragédie absolue : l'enlèvement et le meurtre sauvage de sa femme et de leur fille !
Ce traumatisme le fait basculer dans la folie. Sharko souffre de schizophrénie et de violents délires paranoïaques. Pendant plusieurs romans, il partage son quotidien avec une hallucination récurrente : le fantôme d'une petite fille de six ans qui lui parle. Il combat cette folie à coups de médicaments et d'une immersion totale dans le travail.
Sharko est un flic à l'ancienne qui sort souvent des clous. Il traque le crime sur le terrain et n'hésite pas à utiliser la manière forte.
Un commissaire schizophrène, ce n'est pas commun !
Ce personnage ne m'a pas attiré du tout dans cette trilogie de la violence dont les 3 tomes ont été reliés en un seul volume de plus de 1500 pages !
- Puis vient sans doute mon personnage préféré, très humain, plein de chaleur, d'amour pour sa famille : Alex Cross.
Cross est l'un des enquêteurs les plus célèbres de la littérature policière américaine créé par James Patterson. Il est le héros d'une saga monumentale qui compte plus de 30 romans depuis sa première apparition en 1993 dans "Le masque de l'araignée".
Il est titulaire d'un doctorat en psychologie ce qui le rend plus humain, moins brutal que la plupart des flics que l'on rencontre dans les thrillers.
Ancien profileur du FBI, il travaille principalement comme inspecteur de la brigade criminelle à la police métropolitaine de Washington DC. Sa formation lui permet d'anticiper les mouvements des tueurs en série les plus sadiques et de décrypter les esprits les plus tordus.
Ce qui rend Alex Cross si attachant, c'est l'importance de sa vie privée. C'est un afro-américain profondément bon et dévoué. Veuf, il élève ses enfants dans un quartier difficile de Washington avec l'aide de sa grand-mère, Nana Mam qui est, à elle seule, un personnage indispensable des romans de Patterson.
Sa famille est sa plus grande force, mais aussi sa principale vulnérabilité, car ses ennemis n'hésitent jamais à la prendre pour cible.
C'est donc Alex Cross que j'ai trouvé le plus touchant parmi les personnages qui ont fait mon été !
Je le retrouverai volontiers dans d'autres aventures peut-être l'année prochaine.
Connaissez-vous ces personnages? Si oui, lequel vous touche-t-il le plus? Dites-moi tout !
L'été et ses canicules et surtout son manque d'eau est terminé (le jardin a bien souffert et ce n'est pas fini, je continue à arroser ! ) et avec lui se termine mon challenge annuel consacré aux trilogies et aux séries que l'on a lues pendant ces 3 mois.
Nous avons été 10 à participer. J'ai lu 15 livres (dont certains sont des pavés).
Ensemble, nous avons lu pas moins de 60 livres !
Certains titres sont revenus deux fois ou plus, comme cette "saga des émigrants" qui me fait de l'œil maintenant !
Je remercie toutes celles qui ont participé et je leur donne rendez-vous le 21 juin 2027 pour le relancement de mon challenge.
Si vous voulez voir les titres lus par les participants, tout se trouve sur le blog dédié au challenge : ici.
Alors que Franck Thilliez avait annoncé un diptyque composé du "Syndrome E" (basé sur les neurosciences) et "Gataca" (basé sur la génétique) voici un troisième tome qui fait donc de ses bouquins sur l'origine de la violence une trilogie.
J'ai pourtant trouvé ce troisième tome (basé sur le nucléaire et l'écologie) bien différent des deux premiers qui sont vraiment axés sur l'origine de la violence et qui sont des thrillers scientifiques avec des notions assez compliquées.
Atom(ka) peut également être considéré comme un thriller scientifique, mais je le classerais plutôt dans les thrillers environnementaux (eco-thrillers).
Même si l'auteur ne met pas ces thèmes en avant directement, la radioactivité et le nucléaire forment la base du récit. Celui-ci explore les conséquences durables de la catastrophe de Tchernobyl sur l'environnement et les organismes vivants, 26 ans après les faits et - ça l'auteur n'aurait pas pu s'en douter - juste après l'accident de Fukushima.
L'intrigue s'intéresse également aux recherches médicales et scientifiques poussées autour de la vie, de la mort et de la survie cellulaire avec en point de mire le froid, la cryogénisation.
Dans ce thriller, on retrouve le duo de policiers Franck Sharko et Lucie Henebelle, qui sont ici confrontés à des crimes glaçants (c'est le cas de le dire !) étroitement liés à ces dérives scientifiques.
Thilliez ajoute à tout ça un tueur qui le poursuit et qui a l'air de tout connaitre de lui. On retrouve ici quelqu'un qui pourrait bien être le tueur en série de "Trains d'enfer pour ange rouge", le premier roman où on retrouve Sharko. Il faut quand même se souvenir que ce tueur a été tué par le policier. Qui est donc celui qui le poursuit?
C'est un peu le reproche que je fais à Thilliez - en tout cas dans cette trilogie - , il en fait trop. Il court plusieurs lièvres à la fois ce qui peut perdre le lecteur vu que les sujets ne sont pas simples à comprendre pour un non scientifique (comme moi) ! J'ai l'impression que, lors de ses recherches sur un sujet, il fait comme nous lorsqu'on utilise Google, par exemple, on saute d'un lien à un autre, et on tombe sur d'autres sujets. Thilliez les inclut dans le roman qu'il écrit. Enfin, c'est mon impression.
Ce roman pose des questions morales fortes : jusqu'où l'homme peut-il manipuler les forces de la nature (comme l'atome) avant que celle-ci ne se venge ou ne détruise l'humanité? Mon avis est que l'homme ne recule devant rien et ne retient rien de ses erreurs. Il suffit de suivre un peu les infos...
J'ai moins aimé cette trilogie qui fait quand même plus de 1500 pages que les autres romans que j'ai lus de Thilliez. Je suis d'ailleurs très content d'être arrivé au bout !
Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été" (dernière participation pour cette année) et celui de Sybiline "Les pavés de l'été" avec ses 606 pages.
PS Après cette trilogie, Thilliez a écrit un diptyque, cette fois : "Le diptyque de l'homme en noir" avec ""Angor" et "Pandemia" que je ne lirai pas tout de suite. J'en ai eu assez avec cette trilogie.
Gataca est la suite directe du "Syndrome E" qui m'avait plutôt déçu. Il s'agit ici d'un thriller scientifique et, une fois encore, des notions relevées par l'auteur me sont passées au-dessus de la tête.
A la fin du tome précédent, il arrivait un grand malheur à Lucie Hennebelle (il vaut mieux lire les livres de Thilliez dans l'ordre). Ils étaient amenés à ne jamais se revoir, mais les circonstances ont fait qu'ils ont à nouveau enquêté ensemble. Suite à cet événement, Hennebelle a quitté la police, mais elle enquête quand même sous une fausse identité.
Le point de départ de ce roman, c'est le meurtre d'une étudiante, tuée, soi-disant par un grand singe. Mais il s'avère que ce meurtre a été maquillé et que la jeune fille avait mis son nez où il ne fallait pas.
Ici, Thilliez plonge ses lecteurs dans la biologie, l'anthropologie, la paléontologie et si ces notions sont intéressantes, ses explications sur le génome humain, les chromosomes ou l'ADN m'ont un peu (beaucoup) perdu !
Une fois encore , l'auteur a dû faire des recherches incroyables pour intégrer toutes ces informations dans son thriller. Mais, là où le bât blesse, c'est qu'il a mélangé faits réels, notions scientifiques et fiction. Finalement, le lecteur (moi, en tout cas) ne sait plus démêler le vrai du faux et, là où il croit apprendre des choses, ce ne sont qu'inventions d'un cerveau très imaginatif.
Des informations m'ont marqué comme, par exemple, le fait que l'ADN du chimpanzé est beaucoup plus proche de celui de l'homme que des autres singes ou encore le fait que certains chimpanzés ont appris le langage des signes pour communiquer avec l'homme !
J'ai trouvé intéressant aussi le fait que dans les peuples violents, barbares, la plupart des combattants étaient gauchers. C'est d'ailleurs sur un travail sur la latéralité que planche la jeune étudiante assassinée dans le livre.
J'ai été très impressionné par l'information par laquelle Thilliez explique que ce sont les Cro-Magnons, souvent gauchers, auraient exterminés les Néandertaliens. Ce serait le premier génocide de l'histoire. Or, il s'avère, après recherche, qu'on ignore toujours la cause de la disparition de nos cousins.
Donc, oui, j'ai aimé l'histoire que j'ai trouvé intéressante (bien qu'assez compliquée à comprendre), mais j'aurais aimé plus de rigueur scientifique dans le récit ou, au moins, un démenti à la fin du livre.
Dans ce diptyque (Le syndrome E et Gataca), Thilliez voulait travailler sur l'origine de la violence. On parle ici d'un virus ou d'un gène, qui serait à l'origine de la violence chez certaines personnes, ce qui se révèle faux.
Un billet en mi-teinte donc pour ce roman de Thilliez. Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre sur les causes de mon avis mitigé...
Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été" et, avec ses 508 pages, dans celui de Sybiline "Les pavés de l'été".
PS Ce travail sur la violence était censé être un diptyque, mais finalement, il s'agit d'une trilogie puisque "Atom Ka" en est la suite directe.
"Le syndrome E" marque la toute première rencontre entre le commissaire Franck Sharko et la lieutenante Lucie Hennebelle.
Je vous dis d'emblée que je n'ai pas adhéré à ce récit et que j'ai eu bien du mal à aller jusqu'au bout. Si "Le syndrome E" avait été le premier roman de Thilliez que je lisais, j'aurais arrêté là la découverte de ses romans, mais j'en ai lu et aimé pas mal. Je continuerai donc avec le tome 2 de ce diptyque sur l'origine de la violence.
Je ne dirai même pas que je suis passé à côté de ce roman, mais plutôt qu'il m'est passé au-dessus de la tête. J'ai trouvé ça très compliqué.
Le thème principal de ce roman est donc l'origine de la violence humaine et plus précisément la façon dont cette violence peut être déclenchée et propagée par les images (pensons aux jeux vidéo pour nos enfants ! ).
L'histoire montre comme un vieux film mystérieux peut manipuler le cerveau et rendre les gens fous ou violents. Pensons ici aux images subliminales que l'œil ne voit pas, mais que le cerveau reçoit inconsciemment !
Thilliez explore ici les dérives de la science, les lavages de cerveau et les expériences secrètes menées sur les humains.
Le roman cherche à comprendre si la cruauté est une maladie (le fameux "Syndrome E") qui peut contaminer n'importe qui. Le fameux E fait référence à l'émotion ou plutôt à l'absence totale de celle-ci.
Ce syndrome est donc un trouble de la personnalité qui touche des personnes ordinaires et les transforme brusquement en monstres capables de commettre les pires atrocités (concept scientifique théorisé en 1998 par un psychiatre américain).
Dans ce livre, le syndrome se décline de trois façons :
- la diminution ou la perte totale des émotions face à la souffrance d'autrui
- le fait d'oublier toutes les valeurs morales et les règles apprises en société
- la violence répétée sans aucun remords qui devient une routine banale
L'intrigue de ce thriller est basé sur le fait que des scientifiques malveillants cherchent à manipuler le cerveau pour activer artificiellement ce "point E" créant ainsi des tueurs parfaits et insensibles.
Merci à l'IA qui m'a donné toutes ces explications sans lesquelles ce roman serait resté obscure pour moi.
Même si je n'ai pas apprécié ce récit à sa juste valeur, je salue le travail de recherche de l'auteur qui, pour nourrir l'intrigue de son roman, a mêlé de vraies théories neuroscientifiques à des scandales historiques et gouvernementaux réels. Bien que l'auteur ait romancé ces faits pour en faire un thriller, les inspirations de fond sont bien réelles !
Dans ce roman, il envoie ses lecteurs de France (où on a découvert le cadavre de 5 hommes au crâne scié et aux yeux disparus) en Belgique en passant par l'Egypte (où on a également découvert des cadavres - de jeunes filles cette fois dans le même état) en passant par le Canada (avec le scandale des orphelins de Duplessis).
Ce roman a été adapté pour la télévision.
Livre lu dans le cadre de mon challenge "Trilogies et séries de l'été" et celui de Sybiline "Les pavés de l'été" avec 510 pages.
Tout d'abord, je remercie les éditions M.E.O pour l'envoi de ce livre. D'Anne Duvivier, j'ai déjà lu "Eden beach 1970" et Cendres".
"Petit frère", c'est l'histoire d'une famille, une famille banale, je dirais, avec ses secrets, ses non-dits et ses addictions.
L'histoire se passe en 1985.
Les personnages principaux sont :
- Louise. Elle mène une vie simple et heureuse avec son mari et ses jumelles, mais le passé de sa famille d'origine va venir la perturber et chambouler sa vie. Quand elle apprend que sa mère trompe son mari depuis 20 ans avec l'ami de la famille, son univers s'effondre.
- Odile, la mère. Elle mène une vie instable et se détruit petit à petit en mélangeant alcool et médicaments.
- Peter, le père, le plus sympathique de la famille. Il préfère fermer les yeux que de voir la réalité en face.
- Gilles, le petit frère qui a donné le titre au roman. Il est plutôt absent dans la première moitié du bouquin. Pourtant, c'est lui qui est au centre des préoccupations de Louise.
- Brigitte, la petite sœur qui a préféré fuir l'ambiance étouffante de la famille en s'exilant à l'étranger.
- Le médecin et ami de la famille sans qui rien ne serait arriver.
Je ne vous en dirai pas plus sous peine de vous dévoiler toute l'intrigue. Le livre est court. L'intrigue ne l'est pas moins.
Anne Duvivier est psychothérapeute . Elle utilise son expérience professionnelle pour nourrir son récit ce qui lui donne une résonnance véridique.