Je suis assez critique dans mes lectures, vous l'avez sûrement remarqué. Dans un livre, je relève assez facilement le côté négatif : le style qui ne me plait pas, la structure grammaticale qui n'est pas au top, même l'orthographe parfois qui laisse à désirer. Sans oublier le manque de crédibilité de certains romans ou la fin un peu trop facile ou décevante. 

Aujourd'hui, je vous présente ce que j'appelle le livre parfait : rien de trop, rien de trop peu, un très beau style, une grammaire impeccable et une histoire qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. 

C'est un thriller, mais pas du style de Cédric Sire ou Maxime Chattam, c'est un polar gentil, comme le qualifie l'auteur lui-même. 

Résultat de recherche d'images pour "bleu calypso charles aubert"Parlons d'abord de la couverture qui vous emmène directement dans le Grand Bleu peuplé de poissons et sans doute de trésors naturels de toutes les couleurs. Trésor? J'ai dit "trésor". Tiens, il en est question dans ce livre, mais je ne pourrai pas vous en parler. 

Ensuite regardons le titre "Bleu Calypso" et là on dérive au gré du bateau de Cousteau (ou de la chanson de France Gall) sur ce Grand Bleu cité ci-dessus. 

Bon, le titre et la couverture, c'est bien, mais il faut que l'histoire vale le détour ! Et là, je peux vous dire que vous suivrez le chemin d'un bout à l'autre en vous arrêtant le moins possible. 

Niels a tout quitté pour refaire sa vie, seul, dans une cabane au bord de l'eau. (Pour ceux qui connaissent : l'étang des Moures, un peu en dessous de Montpellier.) Il gagne sa vie en fabriquant des leurres pour la pêche. 

Un jour, il découvre un cadavre dans l'étang. Il alerte aussitôt la police. 

Mais très vite, un deuxième puis un troisième cadavre sont découverts et les soupçons se tournent vers lui, l'homme tranquille, dans sa cabane au bord de l'eau. 

La fille de son voisin, Lizzie, est journaliste en free lance. Ces actes inattendus dans ce coin tranquille l'intéresse et elle se met à fouiner en entrainant Niels avec elle. 

Ce sera pour lui une façon de se disculper ou alors cela l'entrainera-t-il dans une situation infernale où il aurait mieux fait de ne pas mettre les pieds? 

Je n'en dirai pas plus sinon que ce livre est un premier roman très réussi, un vrai page-turner, un polar sans grande effusion de sang, et que la fin est totalement inattendue. Une réussite donc ! 

Bravo Monsieur Charles Aubert ! Je vous souhaite beaucoup de succès ! 

Ah ! j'oubliais : L'auteur vient de publier "Rouge Tango" où je retrouverai avec plaisir les personnages principaux de "Bleu Calypso". 

coeur