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Avec "Nymphéas noirs", on est très loin de "N'oublier jamais" que j'ai lu il y a peu. Ce n'est pas du tout le même genre de roman. Je ne connais pas encore assez Michel Bussi, mais j'ai l'impression que c'est un auteur qui sait écrire des choses très différentes. 

Dans "N'oublier jamais", on va de rebondissements en rebondissements. "Nymphéas noirs" est un thriller très calme (pas de grosses effusions de sang, pas de violence insoutenable); l'enquête est menée lentement. Il ne se passe finalement pas grand-chose tout au long de ces  pages et pourtant le lecteur ne s'ennuie pas. Il a envie de savoir la suite, de découvrir le meurtrier et surtout de savoir comment tout ça va se terminer.

Tout ça? Quoi? Un simple meurtre, au départ. Puis un deuxième. Ensuite une affaire qu'on a étouffée bien des années auparavant : un enfant a été retrouvé mort à l'endroit du crime. Et finalement, un dernier meurtre pour lequel le meurtrier est nommé directement. 

Les personnages? 

Trois femmes : une vieille que l'on déteste d'emblée, toujours à fouiner partout, qui a un avis sur tout, et qui semble connaitre le meurtrier, une jeune et très jolie femme, l'institutrice du village, principale suspecte et, en même temps, très proche de l'inspecteur chargé de l'enquête, qui en tombe amoureux, et puis, une fillette très douée en peinture. 

Autour de ces personnages en gravitent d'autres : le mari de l'institutrice qui, par jalousie, a peut-être tué l'ophtalmologue retrouvé mort dans un ruisseau, la femme du mort, trompée à maintes reprises, les amis et amies de la fillette, pas tous très fréquentables, un peintre américain rencontré par la gamine qui finira, lui ausi dans le ruisseau et, bien sûr, les maitresses de l'ophtalmo...

Pour terminer ce récit captivant qui se déroule à Giverny, dans le village de Monet, l'auteur a imaginé un truc dingue, dingue, dingue, que personne, à mon avis, ne peut deviner et que je ne vous dévoilerai évidemment pas. Là, c'est la claque ! Quelle imagination incroyable ! 

Je voue une admiration sans bornes à ses auteurs qui créent, dans leur tête, des histoires abracadabrantes, mais qui se tiennent, qui arrivent à dénouer l'intrigue, à ne pas perdre le lecteur, à le désorienter, à le scotcher ! 

Ajoutons à ce récit hors du commun, une parfaite découverte de la vie de Monet, de Giverny, de l'impressionnisme, des leçons d'histoire de l'art non ennuyeuse et nous avons un roman parfait.

Gros coup de coeur pour moi ! 

Je continuerai la découverte de cet auteur qui pourrait bien devenir un de mes favoris. Il me reste "Un avion sans elle" dans ma PAL. Ensuite, je me plongerai dans sa bibliographie.

coeur

Merci, monsieur Bussi, pour ce si bon moment passé avec vos personnages. 

1er livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte" : Un titre court qui, même s'il compte un "y" ne rapporte pas beaucoup de points : 28 points si je ne me suis pas trompé. 

Ce pavé entre aussi dans le challenge "Un pavé par mois" de Bianca

challenge Lire sous la contrainte

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