Nouvelle Babel par BussiOn peut dire que Michel Bussi sait se renouveler. Les thèmes sont très différents d'un livre à l'autre. C'est sans doute ce que j'aime en lui : la surprise. 

Eh bien, cette fois, j'ai été surpris, mais pas forcément convaincu par cette lecture que j'ai jugée lente, trop longue, pas assez addictive, avec des personnages qui m'ont laissé indifférent. 

Bussi emmène ses lecteurs en 2097. Rassurez-vous, pas de petits bonshommes verts ou de robots destructeurs, juste une projection de ce que pourrait être la vie sur terre à l'aube du XXIIe siècle. 

Dix milliards d'humains se partagent cette terre où les pays n'existent plus : une seule grande nation, une seule langue et le pouvoir de se déplacer à sa guise grâce à la téléportation. 

Les hommes vivent en paix puisqu'il n'y a plus de nations, plus de territoires à conquérir, plus de frontières à défendre. Ils peuvent se rendre d'un simple clic sur un bracelet là où ils veulent à condition que le lieu ne soit pas privé et qu'on respecte le taux d'occupation.  

La vie semble se dérouler dans un vrai paradis, mais les choses ne sont pas nécessairement telles qu'on les imaginent. Un président est à la tête de cette planète, un ordinateur enregistre tous les déplacements des habitants et peut même les bloquer, des "déportés" sont bloqués dans un désert (ce sont des prisonniers politiques dont les pensées ne correspondent pas à celle du président ou de la nouvelle Constitution). 

10 retraités allemands sont assassinés sur la petite ile où ils passaient leur retraite dorée. Une curieuse inscription qui rappelle la déportation des Juifs est gravée dans un arbre. Un livre interdit qui fait immanquablement penser à "Mein Kampf" est retrouvé dans la chambre d'un des retraités. C'est le début d'une histoire qui devrait aboutir à "La nouvelle Babel", un lieu qui devrait accueillir quasiment tous les habitants de la planète lors de la fête qui commémore les 100 ans de la téléportation. 

Un fabuleux tour du monde qui m'a laissé un peu sur ma fin. Où est passé le suspense insoutenable rencontré dans d'autres romans de l'auteur comme "Nymphéas noirs" ou "Maman a tort"? 

Et moi qui rêve de pouvoir me téléporter où bon me semble depuis des années ! Je ne pensais pas que ça pourrait causer autant de problèmes ! Vous avez détruit mon rêve, monsieur Bussi ! 

Je ne vous parlerai pas de la couverture que je trouve hideuse...