bonheur

Difficile pour moi de vous parler de ce livre qui m'a beaucoup plu mais que j'ai détesté à certains moments car j'aurais voulu un autre dénouement. Dans ce livre, nous ne sommes pas du tout dans un conte de fées même s'il commence comme tel.

Julie élève seule son petit garçon de 3 ans. Enceinte et abandonnée par le géniteur de l'enfant, elle a dû arrêter ses études et se débrouiller tant bien que mal. Elle est caissière dans un supermarché et ne roule pas sur l'or. Mais l'amour est là entre son fils et elle et c'est finalement le principal.

Un jour, Paul la remarque derrière sa caisse. Il a 30 ans de plus qu'elle, est à nouveau célibataire, a de l'argent à dépenser, est ému par la jeune femme et décide de transformer sa vie en conte de fées. Il l'invite, elle, et son petit garçon en Bretagne dans sa maison de vacances.

Julie ne croit pas aux fées et surtout pas aux fées mâles, elle a peur que Paul lui demande quelque chose en échange mais finit par accepter surtout pour le bonheur de son petit Ludovic.

Jérôme, le fils de Paul, un médecin qui n'a pas pu empêcher sa femme de se suicider les accompagne.

Là-bas, chacun panse ses plaies.

Et c'est le bonheur ou presque, le début du bonheur, juste avant le bonheur. Mais au retour, c'est l'accident et le petit Lulu se retrouve dans le coma.

Je ne vous en dirai pas plus mais  c'est là que mon coeur s'est arrêté de battre quelques instants, que les larmes me sont montées aux yeux et que j'aurais voulu réécrire la suite. 

Ce livre suscite plein d'émotions, ne peut laisser indifférent même le coeur le plus sec, bouleverse le lecteur, lui arrache des larmes mais fait naitre aussi un sourire sur ses lèvres parfois crispées. Un livre poignant qu'il vaut mieux ne pas lire en période de tristesse, de mélancolie, de mal-être; un récit qui vous va droit au coeur.

Pas un conte de fées donc mais un roman de la vie ... et de la mort! 

J'ai souligné pas mal de passages dans ce livre très bien écrit, avec des mots justes, un style recherché. En voici quelques-uns : 

"La vie est légère comme une plume quand le souffle qui la porte est animé d'amour et de tendresse, alors, je veux bien me délester de quelques plumes."

"L'empathie, c'est tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n'est pas sauter dedans pour l'aider à remonter."

"Tu peux tendre la main à quelqu'un mais tu ne peux pas le sortir du trou dans lequel il s'enfonce s'il ne prend pas la main que tu lui tends."

"On souffre individuellement et collectivement. On souffre d'être triste et de voir les autres tristes. On souffre doublement. Et on n'y peut rien."

"Il faut désormais accepter de ne plus vivre qu'en compagnie de son souvenir."

"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option."

"Le temps n'aide pas à oublier mais à s'habituer. Comme les yeux qui s'accoutument au noir."

Et je terminerai avec  ce proverbe chinois qui dit qu'il ne faut jamais baisser les bras car on risquerait de les baisser deux secondes avant le miracle.

Merci à Mousse de m'avoir envoyé ce livre.

Livre lu dans le cadre du challenge 1 mois = 1 plume chez Iman's books

1 mois = 1 plume

 

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