Noa de Marc Lévy
"Noa" termine la trilogie intitulée "9" que j'ai commencée en 2021 avec "C'est arrivé la nuit", un tome dans lequel on fait connaissance avec des hackers qui s'introduisent dans des ordinateurs pour détourner ou voler des informations dans le but de punir des criminels des temps modernes (comme des firmes pharmaceutiques, par exemple), un premier tome que j'avais beaucoup aimé même si je n'ai pas tout compris en ce qui concerne l'informatique.
J'étais très pressé de lire la suite en 2002 : "Le crépuscule des fauves" et j'ai été très déçu de ce 2e tome. C'est tellement technique que je n'ai quasiment rien compris.
J'étais donc très curieux de voir ce qu'allait me réserver "Noa", le 3e (et dernier???) tome de la série. Heureuse surprise : j'ai beaucoup aimé de retrouver ces justiciers des temps modernes qui ont pour ambition de pirater les infrastructures d'un Etat totalitaire (la Biélorussie) et permettre l'évasion d'un opposant emprisonné par le régime et prêter main forte à la population pour faire tomber un dictateur (Loutchine, contraction de Loukachenko et Poutine).
C'est donc aux autocrates, aux dictatures, aux pertes de nos libertés que Levy s'est attaqué ici. Son roman est très proche de la situation géopolitique actuelle même s'il l'a écrit avant la guerre en Ukraine. Les trolls et les fausses informations en font bien sûr partie.
Dans son roman, il envoie une des 9, Janice à Minsk. Il s'est inspirée d'une journaliste, Carole cadwalladr, qui a suivi le scandale qui a conduit au Brexit.
Un roman très travaillé qui a également demandé de nombreuses recherches et qui m'a perdu, comme le premier, dans les limbes de l'informatique.
Une réussite malgré tout !