La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold
Voilà un livre qui a été vendu à 3 millions d'exemplaires et je n'en ai pas compris le succès ! Je m'attendais à tout autre chose. J'aurais voulu que la partie "vie après la mort" soit beaucoup plus développée.
J'ai aimé l'histoire dans son ensemble, mais j'ai trouvé ce récit très lent. Moi, ce que j'aime, c'est quand ça bouge, qu'il y a du suspense, de l'action...ou des sentiments. Même les sentiments, je ne les ai pas ressentis comme j'aurais dû, mus par la mort de Susie, la détresse de ses parents, de ses frère et soeur. C'est d'ailleurs peut-être cette dernière qui m'a le plus touché. La soeur est la survivante, la remplaçante, celle qui fait penser à la disparue, la soeur de...
Susie est assassinée par un voisin (on connait donc l'identité du tueur dès le début du livre). Il fait disparaitre le corps et toutes les traces de son méfait. Aucune preuve ne sera trouvée contre lui, même si le père de la victime est sûr de sa culpabilité.
C'est Susie elle-même qui, de son paradis, raconte l'histoire. Elle est donc la narratrice, même si elle est décédée. C'est original.
De son paradis, elle regarde tout ce qui se passe sur terre, chez ses parents, chez ses ami(e)s et chez son meurtrier.
Ce qui m'a le plus dérangé dans ce récit, c'est que l'auteure passe sans cesse du coq à l'âne : 1/2 page sur un sujet, elle passe à autre chose, à un autre personnage ou même à une autre époque.
Bon voilà, l'histoire est bien pensée, le sujet est intéressant, mais c'est sans doute la manière de raconter les événements qui ne m'ont pas plu.
Un billet en mi-teinte donc...