La nonne et le brigand de Frédérique Deghelt
Il est des romans qui m'emballent dès les premiers mots et d'autres qui mettent longtemps à s'installer, à émousser mes sentiments, à me troubler parfois. "La nonne et le brigand" fait partie de la deuxième catégorie.
J'ai pensé arrêter ma lecture à plusieurs reprises. L'absence de ponctuation dans les dialogues (comme dans Kinderzimmer que j'ai arrêté à la page 28) y est pour beaucoup. Mais, comme j'ai décidé de donner leur chance aux auteurs et de les lire jusqu'à la page 100 (à condition que le livre ne me tombe pas des mains comme ledit Kinderzimmer), j'ai continué ma lecture et je me suis pris au piège des mots.
Je suis très content d'être allé jusqu'au bout de l'histoire car, finalement, l'ensemble m'a bien plu. Je dois quand même avouer que j'ai passé les chapitres qui concernent l'histoire d'amour entre l'héroïne Lysange et un reporter de guerre rencontré dans un avion.
En fait, ce roman compte 3 histoires. La première, je vous l'ai racontée en deux mots; je la juge inintéressante. La deuxième raconte l'histoire de cette même Lysange, contactée par Tomas, un homme âgé, qui lui propose de venir habiter chez lui au Cap-Ferret lorsqu'il est absent. Il va d'ailleurs partir sous peu en Amazonie.
Dans la cabane de Tomas, Lysange découvre un journal écrit par soeur Madeleine. C'est cette troisième histoire qui m'a accroché et aidé à continuer ma lecture. Le journal de la nonne date des années 50. Soeur Madeleine est partie en mission en Amazonie avec Angel, un guide plutôt antipathique et totalement athée. Les événements rapprocheront la nonne et le brigand...
J'ai très vite compris qui était Tomas (Lysange aussi, d'ailleurs) mais Frédérique Deghelt réserve quand même une surprise à ses lecteurs, en fin de récit. Je ne vous en dirai pas plus. Vous pouvez tenter l'expérience. Les lecteurs (ou lectrices) un peu fleur bleue apprécieront certainement la première histoire aussi...
Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte".

