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D'un livre à l'autre
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25 février 2025

Houris de Kamel Daoud

Voici donc le fameux Goncourt, celui qui fait couler beaucoup d'encre. Je l'ai reçu en cadeau : je ne l'aurais pas acheté. J'ai lu pas mal de critiques à son sujet, beaucoup de positives, quelques négatives et beaucoup qui disent que c'est un livre difficile à lire, mais nécessaire. 

 

Je ne l'ai pas trouvé difficile à lire, mais je l'ai abandonné à la moitié. Je n'en pouvais plus. Mon reproche : j'ai l'impression que l'auteur répète encore et encore les mêmes choses avec des mots différents. C'est plus que redondant ! 

 

Il aurait eu 200 pages, je vous aurais dit que j'avait beaucoup apprécié ce livre, mais comme on dit chez nous "trop is te veel" ! J'ai commencé à passer des pages (ce qui est toujours mauvais signe), je me suis forcé à continuer puis je me suis dit que ça en devait ridicule. J'ai donc arrêté ma lecture après la page 200 ce qui est très rare. Habituellement, quand un livre ne me plait pas, je lis une centaine de pages...

 

C'est que oui, ce livre est intéressant et même nécessaire comme disent certains de ses lecteurs. Mais bon, pourquoi toujours ressasser la même chose? Pour ajouter des pages au livre? 

 

Oran, 2018, Aube (renommée ainsi) vit avec sa mère, tient un salon de coiffure, est dans le collimateur des islamistes et...est enceinte ! Elle n'a pas de mari et va mettre un enfant au monde ! Ça craint ! 

 

En 1999, alors qu'elle avait 5 ans, la fillette a subi une attaque qui a décimé sa famille. Elle seule s'en est sortie avec un drôle de sourire : une cicatrice qui va d'une oreille à l'autre, les cordes vocales coupées et une canule dans la tranchée pour respirer. 

 

Aujourd'hui, dans ce monde-là, Aube ne veut pas mettre une fille au monde. Elle va donc avorter pendant que sa mère est partie à la recherche d'un chirurgien qui pourrait rendre sa voix à la jeune femme. 

 

Aube se remémore la guerre, pas celle que tout le monde connait, celle de la France contre l'Algérie, mais celle des années 90, celle qu'on doit oublier, celle dont on ne peut plus parler : la guerre civile ! Celle des Algériens contre les Algériens, celle qui a tué des civils (combien? personne n'est d'accord sur le nombre), des femmes, des enfants, des vieillards. Celle qui a tué ses vrais parents et qui l'a rendu différente des autres. 

 

Oui, un livre poignant dont le début m'a beaucoup plu, mais mon intérêt a diminué petit à petit, au fil de ma lecture pour finir par s'éteindre complètement lors de la 2e partie du livre.

 

J'ai donc décidé d'arrêter la torture. Et j'ai fait un truc que je ne fais jamais : j'ai lu les dernières pages du livre. Je voulais savoir si la jeune femme allait réellement avorter. 

 

Ce n'est pas une histoire vraie, mais c'est une fiction ancrée dans un pays qui ne connait pas les droits des femmes et elle aurait très bien pu être réelle.

 

Je serais heureux de connaitre votre avis si vous avez lu ce Goncourt et si vous avez eu la même impression que moi sur l'aspect redondant du livre. 

 

PS J'aurais vraiment préféré que Norek obtienne le Prix avec son génial "Les guerriers de l'hiver". 

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Commentaires
H
Franchement et malgré les avis de la presse favorables, je préfère me fier aux blogueurs et ne pas m'infliger cette lecture.
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A
Le sujet est important mais je m'ennuie très vite quand ça devient redondant dans la narration...
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A
Je n'avais déjà pas très envie de le lire et les polémiques récentes ont achevé de me détourner de ce roman.
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F
J'avoue qu'il ne me tentait déjà pas trop à la base donc je passe sans regret...
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B
J'avais très envie de le lire avant qu'il obtienne le Goncourt. J'ai assisté à plusieurs soirées littéraires. Les personnes qui l'ont lu, l'ont trouvé très dur. Je n'ai plus envie de le lire.
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