La Rosa Perdida de Christopher Laquieze
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Je suis Christopher Laquieze sur Instagram. J'aime beaucoup ses réflexions et ses analyses des bouquins qu'il a lus.
Mon fils m'a offert son premier roman pour mon anniversaire. Je l'ai lu aussitôt.
Quand on présente ce bouquin, on le fait en racontant un épisode de l'histoire : Sofia est pendue sur la place publique de son village dénoncée par son propre fils !
Or, cet événement important de ce récit se trouve dans le prologue puis ne revient qu'à la fin du livre en ces termes : "Lorsque Sofia interpella son fils, il ne la regarda pas. Et quelques heures plus tard, les soldats vinrent la chercher. La suite, nous la connaissons."
Pourquoi ce fils a-t-il dénoncé sa mère et soumise au bourreau? Christopher Laquieze ne donne pas d'explications sur cet acte insensé. Il faut lire entre les lignes pour entrevoir une vérité incertaine...
C'est un peu comme ça dans tout le bouquin : il faut parfois lire entre les lignes.
En plus, Christopher Laquieze a une écriture très particulière, poétique par moments et, comme dans beaucoup de poésies, certaines phrases semblent obscures. Il m'est arrivé de ne pas les comprendre !
Bon, vous aurez compris que cette lecture n'est pas un coup de cœur pour moi, même si je ne l'ai pas détesté et que je dois lui reconnaitre certaines qualités.
L'histoire se passe à San Jacinto del Rio, un village imaginaire, loin des cartes et du temps, marqué par une atmosphère lourde, sous le joug d'une dictature. On peut aisément le situer en Amérique latine.
La Rosa Perdida, c'est le nom d'un bordel dirigée par Sofia, la mère de Matias Ordonez qui a dénoncé sa mère aux autorités. Dans cette maison de passe se croisent l'armée du dictateur et les opposants au régime. Ces derniers trouvent refuge entre ses quatre murs. Les femmes font parler les militaires et les informations qu'elles récoltent servent aux opposants.
L'auteur mêle à ce récit des légendes, des éléments fantastiques comme l'ami de Matias qui n'a pas de nombril et dont le corps se couvre d'écailles ou une voyante qui lit l'avenir dans les coutures des vêtements. Je n'adhère pas à ce procédé !
Ce roman est pétri de réalisme magique. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas ce terme, voici une définition de Google : genre littéraire où des éléments surnaturels, mythiques ou oniriques sont intégrés dans un cadre par ailleurs tout à fait réaliste et banal. Ces événements extraordinaires sont présentés comme normaux, aucune explication rationnelle n'est apportée. Ce genre a explosé en Amérique latine dans les années 40-60.
Pas mon truc, ça !
En conclusion : je suis content de l'avoir lu; je n'ai pas détesté, mais je ne crois pas que je lirai un deuxième roman de Christopher Laquieze.
Si ce roman vous intéresse, allez lire l'avis d'Aude, elle en parle bien mieux que moi.