Là où chantent les écrevisses par OwensIl y a des livres qui passent inaperçus et d'autres qu'on voit partout et tout le temps sur les réseaux sociaux. "Là où chantent les écrevisses" fait partie de cette deuxième catégorie. 

A force de voir toujours et encore le même livre, ma curiosité est titillée et je finis toujours par lire le "chef-d'oeuvre littéraire". Et...parfois...souvent...je suis déçu. Pourquoi un tel roman remporte tant de succès alors que d'autres restent ignorés? 

Eh bien, cette fois, je fais partie des fans de Delia Owens et je trouve que son succès est tout à fait mérité. 

Il m'a fallu du temps pour entrer dans l'histoire (une centaine de pages sur les 460), mais une fois attaché à l'héroïne, j'ai eu de plus en plus de mal à lâcher le livre et à la quitter. 

Pour ceux qui ne connaissent pas (à mon avis, ils ont fait un tour sur la lune), je résume un peu l'histoire. 

Kya, surnommée par le village "la fille des marais" vit seule dans la nature avec les animaux qui peuplent le marais. 

Toute petite, elle a été abandonnée par sa mère, une femme battue qui a tout quitté pour fuir la violence. Kya attendra son retour pendant des années. 

Ensuite, ce sont ses grands frères et soeurs qui ont mis les bouts, la laissant seule avec un père alcoolique et souvent absent. Il finira par l'abandonner lui aussi. Elle ne saura jamais ce qu'il est devenu. 

Toute petite, donc, elle a appris à se débrouiller seule. Comme on ne peut vivre sans argent, elle s'est mise à ramasser des moules et les vendre à un couple de noirs (nous sommes aux USA, dans les années 60, la séparation des races existe encore ! )qu'elle finira par considérer comme ses parents. 

Un beau jour, l'amour lui tombe dessus en la personne de Tate, un ami d'enfance d'un de ses frères. Mais lui aussi l'abandonnera...

Toute sa vie, elle sera abandonnée par ceux qu'elle aime. 

Elle rencontrera un autre garçon, un vrai play boy, qui la quittera lui aussi pour une autre. 

Le coeur meurtri plusieurs fois, elle ne fera plus confiance à personne. 

Puis un jour, c'est le drame ! La voilà accusée de meurtre. 

Elle quittera sa chère nature pour vivre deux mois dans une prison en attendant le procès...

Kyla est très attachante. La nature avec qui elle vit en harmonie fait presque partie des personnages du récit. Je me serais bien vu vivre là, dans ses chers marais, en communion totale avec les animaux. 

Un hymne à la nature? Oui, sans doute, mais en aucun cas ennuyeux car parfaitement intégré dans le récit. 

Pour un premier roman, c'est vraiment réussi ! Bravo Delia Owens. Je me demande ce que vous allez nous pondre dans un deuxième roman...

coeur