Celle que je suis par NortonAttention ! Ames sensibles, s'abstenir ! 

Je ne connaissais pas Claire Norton avant que ma belle-fille ne me prête "Celle que je suis" en me disant :"C'est beau, mais c'est triste". Je dirais même plus : "C'est très beau, mais très dur !" Vous le comprendrez aisément si je vous dis que le thème développé ici est "les femmes battues". 

Valentine semble heureuse, elle est souriante, aime les livres et travaille à temps partiel dans une librairie, a un petit garçon, Nathan, qu'elle adore, mais elle cache, tant bien que mal, un secret : elle vit dans la terreur. En effet, son mari la bat depuis plusieurs années, l'humilie, la traite de bonne à rien. 

Valentine reste parce qu'elle croit que son mari a peut-être raison, parce que si elle part, il retrouvera et la tuera, pour son fils aussi. Pourtant, le petit se rend compte de tout, vit dans la crainte perpétuelle de voir sa mère blessée, a une peur bleue de son père. 

Valentine n'a personne à qui se confier jusqu'au jour où des nouveaux voisins s'installent dans l'appartement en face. Grâce à Suzette, la voisine, sa vie va changer un peu, mais le mari veille et Valentine est, plus que jamais en danger. 

Ce n'est pas un thriller, mais c'est quand même un vrai page-turner ! Le lecteur vit avec Valentine, a peur pour elle et le petit, exècre le mari violent, a tellement de peine pour cette femme (qu'il a pourtant parfois envie de secouer) et pour ce petit garçon tellement charmant ! 

Une heureuse découverte d'une auteure que je lirai sans doute encore ! 

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