Né sous une bonne étoile par ValognesComme beaucoup, j'ai découvert Aurélie Valognes avec "Mémé dans les orties", un livre que j'avais bien aimé contre toute attente. J'ai alors lu ses autres bouquins avec plus ou moins de plaisir, mais aucun ne m'a touché comme celui-ci. 

Ce roman est un condensé d'optimisme et de positivisme, il ne peut faire que du bien ! Je l'ai beaucoup aimé. 

On suit Gustave depuis son entrée en CP jusqu'au brevet (il me semble car je ne connais pas bien le système français), mais Gustave n'est pas fait pour l'école à moins que ce soit l'école qui n'est pas faite pour lui.

Le petit garçon est un enfant gentil, sensible, qui a toujours envie de faire plaisir (surtout à sa mère), mais pas très doué sur le plan scolaire malgré tous les efforts qu'il fournit. L'orthographe et la gramme font partie de ses bêtes noires, mais les mathématiques font partie de ce qu'il ne comprend pas (en général, il trouve les réponses, mais n'est pas capable d'exprimer son raisonnement).

Gustave a toujours entendu dire qu'il était nul, bon à rien ou si on ne lui dit pas, il le ressent fortement. Cette idée, il l'a ancrée fortement dans sa tête et pourtant Gustave est intelligent, mais son intelligence s'exprime autrement que sur les bancs de l'école. 

Tout va mal dans la scolarité de Gustave (Tiens, je vous ai parlé d'optimisme et de positivisme!!!!) jusqu'au jour où ses pas croisent ceux de Mademoiselle Bergamote, une professeure de français qui donne des cours de soutien. A partir de ce jour, tout n'ira pas comme par enchantement, mais, petit à petit, l'oiseau fera son nid et à force de volonté et de travail, Gustave montera une à une les marches du podium de la vie...

J'ai eu, à plusieurs reprises, les larmes aux yeux, en pensant à ce petit garçon mécompris, qu'on compare trop couvent à sa soeur, première de classe, qui se croit et se dit surdouée, égocentrique au possible (mais qui aime son frère sans l'avouer) et qui n'a besoin de personne. Juliette s'occupe d'elle et le monde peut tourner comme il veut, elle sortira de ce milieu de niveau moyen. Elle en veut terriblement à sa mère de ne pas faire tout ce qui est en son pouvoir pour sortir ses enfants de la cité grise dans laquelle ils vivent. 

Un roman qui montre qu'on peut si on veut, que rien n'est perdu, qu'il faut toujours aller au bout de ses rêves et même viser plus haut. 

Du feel good? Peut-être ! Et alors? Il n'est pas interdit de se faire du bien ! 

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Il me reste à lire "La cerise sur le gâteau" et bien sûr, son dernier : "Le tourbillon de la vie".