La sentence par GrishamVoici le 26e roman que je lis de John Grisham et je ne m'en lasse pas. Celui-ci fait, selon moi, partie des meilleurs. 

Bizarrement, les 200 premières pages peuvent se résumer en une phrase, allez, disons deux : 

1946, dans le Mississippi, Pete Banning, décoré des plus hautes distinctions militaires, tue le pasteur de son village de sang froid. Il refuse d'en donner la raison et emportera son secret dans la tombe. 

Et bizarrement, ces 200 pages ne m'ont pas semblé longues pour autant. On découvre qui est Pete Banning, on fait connaissance avec sa famille, on se bat avec ses avocats pour lui éviter la peine de mort,... Jusqu'au moment où la sentence tombe. 

Le roman pourrait s'arrêter là, mais la deuxième partie nous ramène quelques années en arrière, après Pearl Harbor, aux Philippines, après la reddition aux Japonais. Ce sont là des images plutôt insoutenables que nous confie John Grisham (j'ai d'ailleurs sauté quelques passages) qui raconte l'Histoire avec une grand précision. 

Pete Banning est prisonnier, mais il parvient à s'enfuir et devient un membre éminent de la guérilla d'où il sortira gradé et blessé. 

La troisième partie du récit raconte le destin de la famille Banning (sa femme, sa soeur, ses enfants) ainsi que la nouvelle vie de l'épouse du pasteur assassiné. 

Et puis, bien sûr, à la toute fin, le lecteur apprend la cause de cet assassinat...basé sur un mensonge. Une fin attendue donc, mais avec une belle surprise pour conclure. 

Le roman fait également la part belle au rôle de la femme dans la société américaine d'il y a 70 ans ainsi qu'à l'existence des "nègres" employés dans les exploitations agricoles de coton ou comme serviteurs des blancs. 

Un très bon roman que je conseille à tous les amateurs de pavés (500 pages en grand format). 

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