Bakhita - Véronique Olmi - BabelioVéronique Olmi était une auteure que je ne connaissais que de nom jusqu'ici. J'ai beaucoup vu son roman "Bakhita" passer sur les réseaux sociaux et j'ai, comme souvent, voulu voir quel était ce phénomène que tout le monde s'arrachait. 

Oui, je sais, je suis faible...

 

Je dois dire que j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Je crois que c'est surtout dû au style de l'auteure, un style qui ne me convient sans doute pas. 

Le livre compte 470 pages et je pense que j'ai dû arriver environ à la page 200 avant d'apprécier vraiment ce récit, comme quoi il ne faut pas abandonner trop vite. 

Le livre n'est pas divisé en différentes parties, tous les chapitres se suivent sans interruption. Pour moi, la première partie est la vie de Bakhita, enfant, enlevée à ses parents dans un village du Darfour à 7 ans. Nous sommes à la fin du XVIII e siècle et la pauvre petite qui lui demande bien ce qu'il lui arrive va connaitre les horreurs et les souffrances de l'esclavage : vendue, battue comme plâtre, elle gardera toujours le courage de vivre et d'aider les autres esclaves qu'elle rencontrera en route, surtout les enfants comme elle ou plus petit qu'elle. 

La deuxième partie de ce récit serait la vie de Bakhita à Venise. En effet, affranchie, elle débarque en Italie où l'esclavage n'existe pas, mais elle doit, de toute façon, obéir au doigt et à l'oeil  à ses maitres. Elle n'aura de cesse d'aimer et d'être aimée. 

La voilà tout à coup accueillie dans un couvent d'où elle ne sortira plus. Elle apprendra à connaitre le Dieu des chrétiens et à l'aimer. Toujours elle obéira à ses supérieur(e)s sans jamais se révolter même si son coeur se déchire à plusieurs reprises. 

A l'époque, les Noirs étaient très peu nombreux en Italie et celle qui deviendra soeur Bakhita est regardée avec curiosité, une certaine crainte parfois avant d'être adorée par tout le monde, surtout par les enfants à qui elle dévoue sa vie. 

Bakhita sera canonisée par le pape Jean-Paul II le 1er octobre 2000, ce qui répond à la question que je me suis posée durant tout le récit : "Cette histoire est-elle vraie? Bakhita a-t-elle vraiment existé?"

Un récit bouleversant. 

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