Sous le rideau, la petite valise brune par ThiryMerci aux éditions MEO pour l'envoi de ce livre. 

Quand on est noir, on appartient à une communauté. Quand on est blanc, on appartient à une communauté. Mais quand on est métis, on n'appartient ni vraiment à l'une ni vraiment à l'autre. 

C'est cette difficulté qu'a connue France débarquée de Bujumbura un beau jour de 1966. Elle a 6 ans, on l'a enlevée à sa mère et a été adoptée chez nous. 

Ses parents adoptifs l'aiment, mais finalement elle remplace l'enfant qu'ils n'ont pas eu et son père veut la modeler à son image, sans tenir compte de sa propre personnalité. 

En grandissant, France va retourner vers son passé, un passé difficile, sa naissance sous la colonisation belge à l'heure de l'indépendance, les mensonges qu'elle a entendus, les faux-papiers qu'elle va retrouver, tout va la pousser vers ses origines...

Le récit est écrit de façon particulière (qui m'a perturbé un peu, je dois le dire) puisqu'il est écrit à la 2e personne du singulier. C'est la part noire de l'enfant qui parle à la part blanche européanisée. Un jour, les deux parts devront bien se rejoindre afin que France retrouve son identité propre. 

Un livre intéressant sur ces enfants différents nés sous la colonisation belge à qui on prédit un meilleur avenir en Europe, sur le métissage et ses difficultés, sur l'appartenance à un groupe et sur la recherche de soi. 

NB Je pensais que la Belgique n'avait eu qu'une seule colonie : le Congo. Apparemment, je me trompais. Ce livre permet d'en apprendre plus sur le sujet. 

service de presse