Résultat de recherche d'images pour "alors, c'est du jazz"Les éditions Quadrature (que je remercie ici pour ce partenariat) ne publient que des nouvelles. La nouvelle comporte au moins un personnage principal, une intrigue et se termine par une chute qui doit, de préférence, étonner le lecteur. 

Rien de tout ça ici. Les textes sont très courts et n'ont, à mes yeux, (je m'excuse vraiment auprès de l'auteur) aucun intérêt. Ce sont des textes de quelques lignes seulement qui n'ont pas le temps de prendre corps ! 

Il m'arrive de lire des textes courts au style très poétique et, en général, je les apprécie. 

Ici, le style, sans être mauvais, est commun, et ne m'a pas du tout attiré. Alors, même si ces textes se lisent très vite, j'ai abandonné ma lecture à un peu plus de la moitié du bouquin. 

J'ai toutefois relevé un texte qui m'a bien plu, je vous le confie aujourd'hui. 

Grand reporter.

La photo avait fait le tour du monde. Prise sur le vif, cette petite vieille qui sortait une poupée d'une poubelle - sans doute pour l'offrir à sa petite-fille - avait fait pleurer dans les chaumières.

Mieux que des centaines de mots, ce cliché exprime à lui seul toute l'étendue de la misère humaine. C'étaient les mots du chroniqueur artistique du Matin, je ne les ai jamais oubliés. Cette photo me valut, du jour au lendemain, une notoriété que d'autres mettent des années à obtenir. 

Quant aux retombées financières...disons qu'elles me mirent à l'abri du besoin pour un bon moment. Comme je n'étais pas un ingrat, j'offris une croisière à ma vieille maman. Elle en avait rêvé toute sa vie.

Et puis...c'était quand même elle qui avait posé pour la photo. 

 

Dommage que tous les textes ne sont pas de cet acabit, aussi surprenants !