Résultat de recherche d'images pour "Mes mots sont les fleurs de ton silence"C'est le troisième livre d'Antoine Paje que je lis. Après "Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne" que j'ai déjà offert plusieurs fois et "Et elle me parla d'un érable, du sourire de l'eau et de l'éternité" dont il ne me reste rien, je me suis lancé sur son troisième roman et je ne le regrette pas. Il est du niveau du premier. 

Antoine Paje a le don de choisir ses titres, je trouve et ses couvertures sont très belles et attirent toujours mon attention.

Je n'ai pas été emballé par ce récit original au début de ma lecture, puis quand j'ai bien compris le principe, que je me suis mis à la place du héros qui est dans le coma et entend tout ce qui se dit autour de lui, j'ai dévoré le bouquin. 

Arnaud a, en effet, eu un accident de voiture alors qu'il parlait au téléphone avec son meilleur ami et se retrouve dans le coma. Les médecins affirment qu'il ne réagit à rien alors qu'il entend tout. 

Les gens se succèdent à son chevet et lui parlent, persuadés qu'il ne saisit aucune de leurs paroles. Ils se confient, mais aussi lui parlent énormément de lui. 

Arnaud gagne bien sa vie, a une femme à la maison, épouse qu'il trompe dès qu'il en a l'occasion, deux enfants qu'il voit le matin au petit déjeuner et deux amis dont l'un vit en Australie, sans oublier une mère pour qui il est le plus grand trésor de l'univers. 

Tous viennent lui parler. Lui n'a d'autres choix que de les écouter sans les interrompre, sans pouvoir donner son avis ou se défendre. C'est ainsi qu'il découvre que sa fille a avorté, que son fils l'aime même s'il fait tout pour l'énerver, que son meilleur ami le trompe sur toute la ligne (il convoite sa femme et son entreprise), que sa femme si douce et conciliante veut divorcer...

Petit à petit, Arnaud se rend compte qu'il est très égoïste, qu'il est passé à côté de beaucoup de choses et il voudrait tout réparer. Mais, pour ça, il faudrait qu'il sorte de ce silence...

Un auteur que je vais suivre, c'est sûr.