Résultat de recherche d'images pour "la patience du diable"Voici le deuxième volet des aventures de Ludivine Vancker, lieutenant à la section de recherches de Paris. 

Le diable semble sévir dans la cité. Massacres dans un TGV, bombes dans un cinéma, acide dans une grande surface, et même trafic de peaux humaines ! Découvertes également de personnes qui semblent être mortes de terreur. C'est possible, ça, de mourir de peur? 

Ludivine devra vaincre ses propres démons pour vaincre le diable.Celui-ci n'est autre que... Non, je ne vous dirai pas qui est le maitre du  Mal, mais c'est quelqu'un qu'on n'attendait pas évidemment ! 

Je crois qu'en écrivant ses romans, Maxime Chattam se pose beaucoup de questions sur la société et la violence qui la gangrène. Il pense qu'il y a de plus en plus de psychopathes, de détraqués et il a peur qu'un jour ils deviennent majoritaires. Autrefois, la religion faisait peur. Aujourd'hui, la plupart des gens n'ont plus peur de l'enfer ou de ce qui pourrait leur arriver après la mort. Tout leur est donc permis...

Une fois n'est pas coutume, je vous cite l'auteur : 

"Le monde perdait la foi.
Ça se voyait à l'attitude des gens dans la rue. Plus personne n'avait de bonté pour son prochain. On laissait moins souvent passer son voisin de caisse sans rechigner. On ne tenait plus beaucoup les portes. On ne se faisait plus cadeau de quelques centimes chez les commerçants lorsqu'il manquait le compte. L'amabilité dans la rue n'était plus ce qu'elle était autrefois. Il suffisait de prendre le métro à Paris pour s'en rendre compte, une véritable bataille pour sortir, les usagers cherchant à s'engouffrer sans même laisser les autres sortir. Et au volant c'était pire encore ! Et que dire du manque de sourires ou d'actes purement gratuits, purement altruistes ! Non, vraiment, le père Simon Vatec en était convaincu, au-delà du dépeuplement des églises, les réactions du quotidien le prouvaient, la France et certainement beaucoup d'autres nations industrielles avaient de moins en moins la foi. Les gens se repliaient sur eux-mêmes, sur leur égoïsme. Sur leur peur. 
Cette peur dangereuse, berceau de toutes les folies, des pires tentations, source des désespoirs, des extrémismes."

Je suis d'accord avec ce constat : le monde va mal, l'incivilité s'étend, la violence augmente,... Mais au-delà de tout ça, il existe encore des gens toujours prêts à rendre service, à faire le bien autour d'eux. 

Après ces pensées très pessimistes, je vais lire un livre sur le bonheur...

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Séries et trilogies de l'été". 

trilogie de l'étéTome 2