Résultat de recherche d'images pour "A Juliette"Merci aux éditions Flammarion de m'avoir permis de lire ce témoignage plus qu'émouvant ! 

Sortez vos mouchoirs ! 

Juliette a 14 ans. Comme beaucoup d'ados de son âge, elle est amoureuse, mais pas heureuse. Elle vit pourtant dans une famille unie, avec des parents aimants et deux soeurs plus âgées avec qui elle s'entend bien, mais cela ne lui suffit pas. 

Elle est mal dans sa peau et trouve que l'amour fait mal. 

Comme beaucoup d'ados aussi, elle se confie plus à ses copains qu'à sa famille. Ses parents ne voient rien venir et pourtant...

Le 31 décembre 2015, elle participe à une soirée à laquelle son petit ami ne participe pas. Elle se laisse embrasser par un autre garçon et boit de l'alcool, même si elle avait promis à sa mère de ne pas y toucher. 

Le 1er janvier 2016, elle envoie un SMS à sa mère : "Maman, tu peux monter me faire un câlin, stp?". Sa mère la rejoint, la câline à l'heure où les ados évitent les effusions parentales. Juliette ne se confie pas ou si peu : "C'est trop dur d'aimer!". Elle lui raconte la bêtise qu'elle a faite à la soirée, mais rien de plus. 

Le lendemain, elle quitte la maison "pour un court instant", mais elle n'y reviendra jamais. Elle se jette sous un train...

Là commencent le chagrin, l'incompréhension, la révolte, la souffrance, le sentiment d'impuissance, la culpabilité,...

Comment survivre à ça? Comment survivre à la perte de son enfant? Comment survivre à l'absence et au silence? 

C'est à l'écriture et à la rencontre avec Patrick Poivre d'Arvor que Fabienne Le Clauze doit son salut, mais le chemin est long jusqu'à la guérison et souvent parsemé d'embûches...

Un témoignage qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Celui-ci ne peut se mettre qu'à la place de la mère (ou du père, ou des soeurs) : "Et moi, qu'aurais-je fait à la place de ces gens? Comment aurais-je réagi?" Heureusement, le lecteur ne connaitra pas la réponse à ses questions ! Enfin, espérons-le ! 

smiley 1

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte : tout au féminin". 

challenge Lire sous la contrainte