Résultat de recherche d'images pour "le bonheur est une valise légère"J'aime bien lire des romans qui parlent du bonheur. J'aime aussi Frank Andriat, un auteur que je lis depuis pas mal d'années (découvert avec "Le journal de Djamila", roman que mon fils a dû lire pour l'école). Le thème de ce roman est le burn-out, thème qui m'intéresse tout particulièrement aujourd'hui puisque je suis, parait-il, dans un état "d'épuisement émotionnel". 

Trois éléments donc qui m'ont fait sauter sur le tout nouveau roman de l'auteur bruxellois, professeur de français, à la retraite depuis septembre. 

Selma passe sa vie à courir d'un endroit à un autre pour faire signer des contrats juteux qui enrichissent son patron, un type jamais content. Celui-ci mise sur le physique de la jeune femme pour influencer des hommes d'affaires. 

Selma gagne bien sa vie, mais réussir sa vie n'est pas nécessairement réussir dans la vie ! 

Un jour qu'elle est très énervée car elle n'a pas pu prendre le TGV qui devait l'emmener à Angers à l'heure prévue à cause d'une grève, elle rencontre un homme. Il a la cinquantaine, est directeur commercial dans une maison d'édition et c'est un homme très paisible. 

Ils discutent tous deux pendant un bon moment avant de se quitter sans l'intention de se revoir un jour. 

Selma arrive à son rendez-vous, séduit les mâles qui doivent signer le contrat, a bien du mal à se débarrasser d'un type un peu trop entreprenant, mais qu'elle ne peut pas vexer, et rentre chez elle. 

Dans son appartement, une enveloppe et une rose. Elle ouvre l'enveloppe et trouve un mot de rupture de Rodrigue, son petit-ami. C'en est trop : Selma craque complètement et, pour la première fois, elle se retrouve en arrêt maladie. Elle s'enfonce dans la dépression avant de penser à contacter l'homme du train, Grégoire, qui accepte de la revoir. 

Ils se rencontreront souvent et discuteront de choses et d'autres. Grégoire ouvrira les yeux de la jeune femme qui finira par démissionner de son travail. 

Ses rencontres lui font du bien et, petit à petit, elle reprend du poil de la bête, se rend compte de l'inutilité de la vie qu'elle menait et commence à changer de vie. C'est alors qu'elle rencontre Rodrigue qu'elle n'a plus vu depuis leur rupture...

Je me suis un peu reconnu dans le personnage de Selma et certaines phrases de Grégoire m'ont fait sursauter et réfléchir. Ce roman est vraiment le livre qu'il me fallait en ce moment. 

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Je vous livre les extraits que j'ai soulignés dans le bouquin : 

- Il serait triste d'attendre la retraite pour vivre ! 

- Il faut pouvoir faire la différence entre ce que l'on fait et ce que l'on est.

- La poésie ouvre des fenêtres dans le noir. 

- Quand on vit mieux dans le présent, on ressent davantage les êtres et les choses qui nous entourent.

- Travailler plus pour gagner plus en vivant moins ! 

- En vouloir aux autres lorsque l'on va mal est plus facile que de s'interroger sur soi.

- Le fait que l'on craque nous oblige à nous remettre en question.

- Si ma vie ne sert plus à rien, à quoi sert la vie?

- Est-ce parce que je ne fais plus rien que je ne suis plus personne?

- Nous possédons tous cette capacité de nous connecter avec nos semblables, d'être à l'écoute de leurs joies et de leurs peines.

- Si nous établissons nos choix en fonction du regard que les autres posent sur nous, nous devenons des girouettes et nous nous soumettons aux caprices des vents.

- On n'éclaire pas son chemin tout seul, pas plus que l'on n'avance en ne s'occupant que de son nombril. 

- Le bonheur ne peut pas chanter dans l'oreille de celui qui ne veut rien entendre.

- Si tu veux de nouveau propulser ta vie vers la joie, tu ne pourras pas faire l'économie de quelques dégâts. 

- Le bonheur est si léger qu'il se propage dans l'air à la vitesse de la lumière.

- Ce sont les obligations qui alourdissent notre existence. 

- Chaque phrase peut se muer en une arme et inventer une guerre.

- Chacun de nous vit la réalité qu'il croit vivre. Nous transformons le réel par le regard que nous portons sur lui et nous avons tendance à croire que ce qui est vrai est ce que nous avons créé. 

Livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte".

challenge Lire sous la contrainteLe bonheur est une valise légère.