Résultat de recherche d'images pour "tu comprendras quand tu seras plus grande"Voici un livre que je n'avais pas trop envie de lire. La couverture et le titre me faisaient penser à un de ces livres réservés à la gent féminine et je ne pensais pas qu'il pourrait me plaire. 

Toutefois, le thème de la maison de retraite me plait. J'y suis particulièrement sensible depuis qu'il a fallu placer maman dans une maison médicalisée. 

Et puis, comme le titre comporte le verbe "être", c'était le moment de le sortir de ma PAL. Et je dois dire que je ne le regrette pas. 

Oh ! ce n'est pas véritablement un coup de coeur, mais j'ai passé de bons moments entre le rire et l'émotion. Ces deux ingrédients sont mêlés dans le récit et reviennent régulièrement. Ajoutons-y quelques réflexions qu'on peut tirer de cette lecture et ça en fait un bon livre sans prise de tête. 

Julia a perdu son père puis son fiancé et ensuite sa grand-mère (une surprise à propos de celle-ci attend le lecteur à la fin du livre). Le premier est mort subitement, le deuxième ne l'a pas soutenue lors du décès de son père, elle l'a donc viré et la troisième...(c'est la surprise !).

Julia fuit, fuit son passé, la douleur de sa mère et de sa soeur, se fuit elle-même en espérant que sa détresse ne la suivra pas et vient s'enfermer dans une maison de retraite basque où elle obtient un poste de remplaçante comme psychologue. 

Elle regrette bien vite son acte, mais petit à petit, elle change d'avis. Elle s'attache à ses "petits vieux" et vit avec eux des moments inoubliables. 

La vie aux "Tamaris" n'est pas entièrement dédiée aux résidents. Julia rencontre Greg et Marine qui travaillent et logent là. Très vite des liens forts vont se créer entre eux. 

Quant aux "petits vieux", ils sont tellement attachants (à part Léon, le bougon) que Julia craquera pour eux. Avec eux, elle regardera Plus Belle la Vie, elle fera de la gymnastique douce, elle participera à différentes activités et deviendra même la complice de certains d'entre eux...

Puis, aux Tamaris, il y a également Raphaël, le petit-fils d'une résidente et le garçon ne laisse pas Julia indifférente...

Bienvenue dans le monde des Bisounours ! Ça fait du bien parfois, non? 

J'ai relevé quelques phrases que je partage avec vous : 

"Si la vieillesse était douce à vivre, personne ne voudrait que ça s'arrête. Le fait qu'elle soit si rude rend l'existence moins attachante. La vieillesse a été inventée pour se détacher de la vie."

"Depuis le temps que je suis ici, je devrais m'habituer. J'en ai vu partir d'autres. Mais c'est au-dessus de mes forces. Je ne m'y ferai jamais. On vit, on respire, on fait des projets, et soudain, on n'existe plus. La vie est comme un château de cartes. On met un temps infini à le construire, on essaye de poser des bases solides, on monte un étage après l'autre, et puis, un jour, tout s'effondre et quelqu'un les range dans une boite. A quoi bon, vous pouvez me dire?"

Sixième livre lu dans le cadre de mon challenge "Lire sous la contrainte". 

challenge Lire sous la contrainteTu comprendras quand tu seras plus grande.