J'ai beaucoup rencontré ce livre sur les blogs (les poissons rouges ne passent pas inaperçus ! ). Quand j'ai vu ce roman dans une brocante (ce sont les poissons que j'ai vus en premier lieu), je n'ai pas hésité. J'allais, moi aussi, lire ce livre qui a assez vite rencontré le succès.

En lisant ce roman, j'ai un peu râlé de m'être une fois de plus laissé prendre par l'effet de masse (je me demande souvent pourquoi un livre rencontre le succès alors qu'un autre - peut-être aussi bon - est ignoré). Je n'ai rien trouvé d'attirant dans l'histoire de Guylain qui travaille dans une usine de recyclage qui accueille chaque jour des milliers de bouquins qui passent au pilon ! 

Le héros de Didierlaurent lit, à haute voix,  un extrait de livre, chaque jour, dans le RER qui l'emmène à son travail, un extrait volé à la Chose, cette machine qui réduit les livres en bouillie ! (Je pensais que j'allais lire des extraits de livres connus, mais non, d'où une partie de la déception ressentie !) 

Plus tard, notre héros se retrouve dans une maison de retraite où son talent de lecteur lui permet de rencontrer des personnes avides de mots. là, le roman a commencé à m'intéresser... Et puis, finalement, comme pour le livre "Je suis ton soleil" lu précédemment, vers la fin du bouquin, j'ai vraiment accroché au héros solitaire qui vit avec son poisson rouge. 

Histoire de livres, mais aussi d'amitié avec notamment le gardien de l'entreprise dans laquelle travaille notre héros ou avec le cul-de-jatte qui a laissé ses jambes dans cette horrible "Chose" que Guylain entretient aujourd'hui. 

Un billet en mi-teinte donc, mais un bouquin que je ne regrette pas d'avoir lu. Un livre sans prétention qui se lit très vite. A tenter donc par ceux qui ne l'ont pas encore lu...