Et voilà, j'ai terminé ma première trilogie de l'été. J'ai découvert Maxime Chattam il y a deux ans avec la trilogie du Mal qui m'avait scotché à ma chaise. 

Cette année, je me suis lancé dans "Le cycle de l'homme", une trilogie dont les livres peuvent être lus indépendamment les uns des autres, et sans ordre précis. 

Le premier s'intitule "Les arcanes du chaos" et a pour thème la manipulation du peuple, les mensonges de ceux qui nous dirigent, la recherche du pouvoir et de l'argent. 

Le titre du deuxième est "Prédateurs". Je me suis rendu compte que j'ai lu ce roman l'an dernier. Je ne savais pas alors qu'il faisait partie d'une série. Il parlait des serial killers et de leur enfance. Dans ce tome, Maxime Chattam s'est intéressé à l'essence même du meurtre.

Et le troisième "La théorie Gaïa" met l'homme en cause dans les dérèglements climatiques. 

Les arcanes du chaos

Résultat de recherche d'images pour "les arcanes du chaos + blog"Si on m'avait donné ce roman en cachant le nom de l'auteur, je n'aurais pas trouvé Maxime Chattam. J'aurais plutôt pensé à Dan Brown tant la construction m'a rappelé le "Da Vinci Code" ou encore "Anges et démons". 

Une héroïne, un compagnon, des courses-poursuites, des tueurs, la recherche de la vérité, des faits historiques, font de ce roman un page-turner dans le style de ceux cités plus haut ! 

Yael vit seul dans un appartement au-dessus des catacombes de Paris. Chez elle, le sol est en verre, et en allumant des lampes, sa vue plonge dans les profondeurs de la ville lumière ! 

Un jour, des ombres se manifestent à elle. Des messages apparaissent sur son ordinateur ou ailleurs. Elle prend peur, se croit folle, et en parle à Thomas, un reporter rencontré dans un bar. 

Les voilà pris dans un tourbillon infernal dont nul ne peut sortir indemne ! 

De l'assassinat de Lincoln ou de Kennedy à la mort de Marylin Monroe, en passant par le Titanic ou l'explosion des tours jumelles, Maxime Chattam veut faire croire à ses lecteurs que rien n'est dû au hasard, que des "ombres" agissent dans l'ombre pour nous manipuler, pour changer l'Histoire, pour accéder au pouvoir et à la richesse, nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, éliminant toux ceux qui pourraient mettre un frein à leur gourmandise sans fin, manipulant la presse,...

Et le pire, c'est qu'à la fin du livre, on se demande où est la part de vérité dans ce roman dérangeant...

Maxime plonge également ses lecteurs dans des organisations secrètes genre Illuminati ou Skulls  and Bones dont je n'avais jamais entendu parler. 

Un roman très différent de ce que j'ai lu de Chattam jusqu'à présent. Je m'attendais à tout autre chose. Un roman intéressant pour ceux qui ont des connaissances historiques mondiales, difficile pour les autres...

Ce qui m'a le plus embêté, c'est le genre "super woman" de l'héroïne qui échappe à tout ... ou presque. De sa voiture criblée de balles, elle sort, par exemple, indemne et n'est même pas interpellée par la police. Et puis, pourquoi doit-elle aller chercher les messages qui lui sont destinés à des endroits inaccessibles? Les lui donner directement aurait été beaucoup plus simple ! 

Un billet en mi-teinte donc. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voir ce billet très complet : ici

Prédateurs.

Résultat de recherche d'images pour Je vous remets mon billet de l'année dernière puisque je l'ai lu en septembre 2016 :

Avec Chattam, il faut s'y attendre : le sang coule et les tortures sont partie prenante du récit.

L'histoire se passe pendant la guerre, au milieu de soldats. 

Tout d'abord, un homme a été assassiné sur un bateau de guerre. Il a été décapité et l'on a changé sa tête par celle d'un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police Militaire est chargé de l'enquête. 

Une infirmière, Ann Dawson, veut absolument l'aider à démasquer le psychopathe qui agit dans l'ombre. 

Les meurtres se poursuivent et l'enquête se dirige vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme quasiment une secte dans laquelle chacun s'entraide. 

Le meurtrier finit par être tué ! 

L'histoire s'arrête là? Impossible car il y reste plus de cent pages à lire ! C'est donc sans surprise que les meurtres reprennent. Six mois ont passé depuis l'assassinat du présumé coupable. Frewin et Ann Dawson se sont perdus de vue. Le lieutenant la rappelle pour continuer l'enquête...

Le Mal rôde, le Mal est là, tout autour de nous. Il est partout. Frewin l'a en lui également, il cache une partie de son passé. Quant à Ann Dawson, elle ne veut rien révéler de son enfance et du Mal qui la ronge...

Un thriller qui m'a beaucoup plu malgré les détails de torture ou d'autopsie que je n'aime pas lire et malgré quelques imperfections. Le meurtrier tue de manière barbare. Comment peut-il rentrer au camp sans se faire remarquer. Ses vêtements doivent être maculés du sang de ses victimes ! Et même s'il arrive à passer inaperçu, le sang est très difficile à faire disparaitre des tissus. Comment y arrive-t-il?

Un petit truc qui m'a embêté aussi : les 3 premières victimes sont tuées selon un rite basé sur l'astrologie. Les suivantes n'ont plus rien à voir avec l'art de la divination. C'est rare un serial-killer qui change de modus operandi, même si c'est pour tromper les enquêteurs...

Les chapitres sont courts, se lisent vite. Les pages se tournent très vite avec l'envie d'en savoir plus sur le tueur qui pourrait être n'importe quel personnage finalement. Aucun indice ne permet de découvrir son identité...

La théorie Gaïa

La théorie Gaïa par Chattam Je pensais que le thème de ce roman était les changements climatiques provoqués par les activités humaines, mais si le mauvais temps joue un grand rôle dans le récit, ce n'en est pas le thème principal. Maxime Chattam plonge, dans ses trois romans, au coeur de l'âme humaine. Des expériences sur des tueurs en série ont lieu sur une île de Polynésie. Tout est orchestré et analysé depuis l'observatoire du Pic du Midi. 

C'est dans ces deux endroits que sont envoyés Peter, biologiste et son beau-frère Benjamin, sociologue tandis qu'Emma, la femme de Peter, paléoanthropologue part pour Fatu Hiva. 

Tous les trois y sont bloqués par les conditions atmosphériques. C'est la Commission Européenne qui les a envoyés là afin de vérifier les agissements de chercheurs. 

Chaque chapitre du roman alterne les découvertes faites en métropole ou sur l'île. 

Si dans le premier tome de cette trilogie j'ai pensé à Dan Brown, dans la partie de l'histoire qui se déroule avec Emma à Fatu Hiva, j'ai cru être plongé dans un roman de Stephen King. Ici, les monstres sont des hommes, des tueurs en série "volés" dans les prisons, le pire que la terre peut engendrer ! Et la pauvre Emma devra faire face à ces démons échappés de leur enclos où leur cerveau était sujet d'étude. 

Qu'est-ce qui fait qu'un quidam, un jour, se révèle être un monstre? Certains gènes sont-ils à l'origine de la violence dont font preuve bon nombre de nos compatriotes? 

Réponse dans l'excellent tome 3 de la série " Le cycle de l'homme", une trilogie que je conseille vivement. 

Réflexion supplémentaire issue du bouquin : Dans la cour des petits de l'école maternelle, on peut remarquer des enfants dominateurs, violents, sans pitié. Sont-ce de futurs leaders ? dictateurs ? manipulateurs? Il semblerait que tout enfant qui nait a cette violence en lui, cet instinct de prédateur qui date de la préhistoire; c'est l'éducation que l'enfant reçoit qui enfermerait cette violence à l'intérieur de lui ou qui la ferait exploser... C'est grave, non? 

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