ciel

Il y a quelque temps, j'ai lu et beaucoup aimé "36 chandelles" de Marie-Sabine Roger

"Le ciel est immense" est son premier roman. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises et j'ai eu envie de le lire. Il fait une bonne centaine de pages; il y a donc moyen de le lire en un jour. 

Ce livre fait partie, selon moi, de ceux "qui font du bien". 

Je me pose souvent la question de savoir pourquoi on aime ou on n'aime pas un bouquin. Ici, il ne se passe pas grand-chose. L'héroïne va avoir 60 ans, elle se voit vieillir et le supporte mal. 

"La soixantaine? Elle frapperait le glas des illusions. Vieillir, c'est mourir à tout enchantement."

Elle est divorcée, n'a pas entretenu de bonnes relations avec son fils et a abandonné la peinture. Elle est seule et pense le rester.

"Le bel âge, c'est quand on aime, quand quelqu'un serre votre main."

Elle fuit et pense en finir. C'est alors qu'elle rencontre un petit garçon qui fait furieusement penser au Petit Prince que l'auteure évoque d'ailleurs. 

Une conversation s'engage entre l'adulte et l'enfant, un enfant qui pose des questions sur la vie, un enfant qui remet la vie de l'adulte en question.

"Quand tu peins, ça te fait comme du bonheur. Tu peins plus, parce que tu ne veux plus être heureuse, voilà."

La soixantenaire repousse son suicide. Peut-être arrivera-t-elle à revivre...

J'aime l'écriture de Marie-Sabine Roger. C'est vrai que l'histoire se traine un peu puisqu'il n'y a pas de rebondissements, qu'on pourrait reprocher à l'auteure les similitudes avec le roman de Saint-Ex, mais bon, pourquoi ne pas se laisser porter par les mots de l'auteure tout simplement? 

J'ai envie de continuer à lire cette auteure, aussi j'ai acheté "La tête en friche", à lire prochainement.