Ô Verlaine !

De Teulé, j'ai lu "Le magasin des suicides" qui fut un grand succès mais qui ne m'a pas enthousiasmé, ensuite "Charly 9" que je n'ai pas aimé du tout et "La Montespan" qui m'a moyennement plu.

Sur ce score pas très élevé, pourquoi ai-je lu un quatrième livre de cet auteur? Tout simplement, parce que j'avais envie de lire quelque chose sur Verlaine, un des rares poètes que j'apprécie, et que j'ai lu sur la 4e de couverture que Teulé était un grand amoureux de Verlaine. 

Alors? Verdict? Bof ! Décidément, je n'accroche pas trop à la plume de Jean Teulé.

L'auteur a choisi de raconter la dernière année de vie du poète, ne faisant que citer l'agression contre Rimbaud et la violence de Verlaine envers sa propre mère. 

Aucun doute, le poète a été détruit par l'alcool, cette absinthe, appelée fée verte, qui était à la mode au XIXe S et qui a bousillé bien des cerveaux ! 

Jean Teulé raconte cette période de la vie du poète à travers le regard d'un adolescent, Henri-Albert Cornuty, arrivé de Béziers pour rencontrer l'auteur du recueil de poèmes offert par son oncle. Le gamin fut bien déçu lorsqu'il rencontra son idole pour la première fois, c'est une épave qu'il découvrit dans son lit ! Pourtant l'enfant ne se découragea pas, fréquenta le poète de plus en plus et n'hésita pas à tuer pour lui. (Je ne sais pas si l'ado a réellement existé ou si c'est un personnage imaginaire).

Bien des artistes "connaissent" une vénération posthume. Ce ne fut pas vraiment le cas de Verlaine qui, à la fin de sa vie, était l'idole des étudiants du Quartier latin. Ses vers se vendaient bien, mais l'argent lui servait à payer l'alcool qui le détruisait ou les femmes qui ne valaient guère mieux ! 

Il mourut donc dans la misère de par son attitude face à sa propre vie.

Je connaissais assez bien la vie de ce génie du XIXè, mais les détails lus ici le dépeignent vraiment comme un "Pauvre Lelian", anagramme de ses nom et prénom, à la sexualité plus que douteuse ! 

Premier livre lu dans le cadre de mon challenge de ce mois. 

challenge Lire sous la contrainte