musso

Si j'avais arrêté ce bouquin avant la fin, je vous aurais dit qu'il était plutôt nul, le moins bon de tous les Musso. Mais je suis allé au bout de ce récit et mon avis est maintenant beaucoup plus mitigé.

Je vous explique. 

Arthur Costello est un jeune médecin qui subit une malédiction. Son père lui a interdit d'ouvrir une porte cachée derrière un mur de briques dans le phare qui lui appartient. En même temps, il lui fournit tous les outils pour démolir le mur. Arthur comprend bien que son père n'attend qu'une chose : que son fils lui désobéisse et qu'il sache avant sa mort ce que son propre père lui a caché.

Arthur s'empresse de forcer la porte, entre dans une pièce vide et la malédiction s'abat sur lui.

Pendant 24 ans, il ne vivra qu'un jour par an. Le reste du temps, il n'existera pas. 

Et, au bout de ces 24 années/journées, plus rien de ce qu'il a connu n'existera. C'est ce qui est arrivé à son grand-père qu'il retrouve dans un asile psychiatrique. Il le fait évader avec l'aide de Lisa, jeune femme qui rêve de devenir comédienne, et dans la chambre de laquelle il est atterri lors d'un de ses "premiers voyages". 

En effet, à la fin de la journée vécue réellement, le monde s'écroule sous les pieds d'Arthur et il atterrit dans un lieu différent à chaque fois.

Evidemment, le lecteur ne comprend rien et se pose mille questions auxquelles il n'aura les réponses qu'à la fin du récit. Tout cela est bien sûr voulu.

Là, où, pour moi, le bât blesse, c'est que ces journées sont très répétitives et, finalement, ennuyantes. C'est pourquoi j'ai trouvé ce roman bien en dessous de ce que fait Guillaume Musso habituellement.

Et puis, pouf, à la fin, tout s'éclaire et je me suis dit que le roman est fichtrement bien ficelé. D'où le revirement dans mes pensées et mon opinion sur le livre.

A lire donc si le côté répétitif ne vous ennuie pas.