gounelle

Dans chacun de ces livres, Laurent Gounelle glisse des messages positifs, des phrases qui font du bien, des moments de bonheur. C'est encore le cas pour ce quatrième roman (Merci à Mousse pour ce cadeau).

 Son héros, Jonathan a une vie trépidante mais qui ne lui procure pas beaucoup de joie. Il est associé avec un ami, Michaël et sa femme, Angela, qui l'a quitté parce qu'il l'a soi-disant trompée. Leur objectif : gagner de l'argent et tant pis si ce n'est pas de manière tout à fait honnête.

Un jour, une bohémienne lit dans les lignes de sa main. Il se laisse faire parce que ça l'amuse mais ce qu'il voit dans le regard de la gitane lui fait peur. Elle s'enfuit; il lui court après et elle finit par lui dire qu'il va mourir.

A partir de là, sa vie ne peut plus être la même. Il ne sait pas quand il va mourir mais si la bohémienne a dit vrai et si ses jours sont comptés, il faut qu'il "apprenne à vivre". 

Il va voir sa tante qui lui donne un tas de bons conseils et le voici qui change de tout au tout. Ce qui lui reste de vie servira à faire du bien autour de lui...

Comme d'habitude, j'ai souligné quantité de passages importants qu'il me plaira de relire un jour et que je vous transcris ici : 

- La société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu'il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d'être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets.

- Quand on est fatigué, c'est que notre corps nous réclame du repos, et notre cerveau, du sommeil. Et nous, qu'est-ce qu'on leur donne? Un café ! 

- Il faut rester suffisamment connecté à soi-même pour bien vivre sa vie, pas celle des autres.

- Pour bien vivre sa vie, il est nécessaire d'être à l'écoute de ce qui vient du plus profond de nous-mêmes.

- On a un cerveau archaïque hérité de nos ancêtres reptiliens. C'est cette couche du cerveau qui nous donne des réflexes primitifs de lutte pour la survie, de territorialité, d'agressivité. 
Il y a le cerveau limbique, grâce auquel on ressent nos émotions et celles des autres, et qui nous permet de développer notamment nous qualités relationnelles. 
Et enfin le néocortex, siège de ce qu'on pourrait appeler le mental : la pensée logique, la capacité de conceptualisation, etc...
L'idéal, dans la vie, est de trouver un équilibre entre ces trois cerveaux pour être en fin de compte aussi à l'aise dans l'action, l'émotion que dans la pensée abstraite.

- Ce que l'on déteste chez les autres est parfois ce qu'on n'accepte pas en soi. 

- Ce qui est troublant, dans la vie, c'est que tout ce qui nous arrive, en positif comme en négatif, en joies comme en drames, sert secrètement un seul but : éveiller notre conscience, car c'est seulement là que nous devenons pleinement nous-mêmes.

- On est loin de se douter que ce que l'on voit parfois comme un problème en est parfois la solution!

- Le simple fait de marcher dans la forêt renforce notre système immunitaire.

- La présence de plantes dans les bureaux fait baisser les maux de tête de 30%, la fatigue de 20% et les maux de gorge de 20%. On sait qu'une personne ayant subi un infarctus a 23% de chances de plus d'être encore vivante un an après si elle vit avec un chien à la maison.

- L'être humain est un être de relations. Relations avec les autres, avec les animaux, avec les plantes. Ce sont les relations qui nous font vivre. 

- Nos yeux glissent sur les gens sans les détailler, sans leur prêter attention.

- La vie est fantastique, et quoi qu'on dise, malgré la crise, on vit une époque formidable.

- Le présent ne se revit pas une seconde fois. Les moments perdus le sont pour toujours.

- Il ne sert à rien de regretter des choix passés. La vie est ainsi, elle est jalonnée d'erreurs, et sans doute ces erreurs ont-elles leur raison d'être, sans doute nous apportent-elles quelque chose malgré tout. 

- La vie est trop courte pour se lamenter sur nos déceptions.

- Si chacun de nous était conscient de l'immense valeur qui est la sienne, c'est toute la face du monde qui serait changée.

- La conscience de la mort est essentielle à la vie. La conscience de la mort permet de se libérer de ses illusions. Bien vivre, c'est se préparer à mourir sans regrets.

J'aime beaucoup les romans qui ne sont qu'un prétexte pour distiller de bons conseils de vie. Celui-ci en fait partie. Je ne peux que le conseiller aux amateurs du genre. 

Le roman est ponctué d'exemples, d'expériences vécues par l'auteur ou par d'autres et je salue ici son érudition et son travail de recherche. 

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