pars

Celui-ci, il n'aura pas eu le temps de prendre la poussière dans ma bibliothèque. Reçu lundi, lu vendredi et samedi. Difficile de m'arrêter une fois que je l'ai commencé. 

Quand un auteur a un gros succès avec un livre, il est très difficile de récidiver avec le suivant. Et pourtant, pour moi, "Pars avec lui" est meilleur que "Juste avant le bonheur", moins dur, moins "plombant" mais on y retrouve autant de sentiments. 

Je sens que je vais avoir du mal à vous en parler, alors, je dirai simplement que j'ai adoré ce bouquin. Un gros coup de coeur pour moi.

Roméo est pompier. Voulant sauver un enfant, il tombe du 8e étage d'un immeuble en feu et se retrouve en réanimation, déchiqueté de partout. 

Juliette est infirmière et s'occupe de Roméo avec beaucoup de tendresse.

Trois années passent sans qu'ils ne se revoient.

Un jour, Juliette a un accident. Les pompiers sont appelés sur place et ce sont les retrouvailles. Juliette est enceinte d'un homme qu'on peut qualifier de "manipulateur", le gendre parfait, celui que tout le monde apprécie mais que personne ne connait. Il maltraite sa femme qui, petit à petit, se coupe du monde...

Je ne vous en dirai pas trop sinon qu'Agnès Ledig décrit ses personnages et les situations avec beaucoup de soin, beaucoup de justesse, et que les émotions passent. 

On adore Juliette et sa grand-mère Malou. On adore Roméo et sa petite soeur Vanessa que la vie n'a pas épargnée. On adore aussi Guillaume, le collègue de Juliette et le futur époux de Vanessa. 

Par contre, on déteste Laurent et on lui souhaite tous les malheurs du monde. 

Agnès Ledig est, sans aucun doute, quelqu'un de sensible. Ses personnages sont un peu fragiles, meurtris par la vie mais l'amour triomphe toujours. 

J'ai souligné beaucoup moins de passages que dans "Juste avant le bonheur". Les voici : 

- "Le progrès, c'est dans la tête."

- "C'est quand j'y crois que je progresse."

- "C'est la première fois que je vois mon pépé pleurer. Peut-être l'âge? On peut devenir incontinent de cet endroit là?"

- "Nous ne faisons tous que passer, et il est bon d'en avoir conscience pour garder l'humilité."

Et puis ce passage, dur, vrai, qui doit parler à certaines femmes qui subissent la même chose que Juliette : 

"Combien de femmes aujourd'hui vivent sans se respecter, en acceptant d'être dévalorisées par leur conjoint, ou par leur patron, au quotidien, à la maison, au travail.
Combien essayent de faire mieux, et encore mieux, pour plaire à leur mari qui les a séduites un jour, mais qui oublie qu'un jour ne veut pas dire toujours et que ce qu'il tient pour acquis serait complètement remis en question si seulement elles exigeaient le respect. Mais elles ont peur d'être abandonnées, d'être seules parce que pour beaucoup la solitude est devenue insupportable.
Combien font l'étoile de mer au lit parce qu'elles pensent que le devoir conjugal est une obligation quand monsieur a besoin de se soulager, même si elles n'en ont pas envie ou qu'il oublie de leur dire qu'elles comptent pour lui. Elles écartent les jambes pour avoir la paix. Elles pensent faire de leur mieux mais elles sont loin, très loin de se respecter elles-mêmes."

coeur

Si vous ne me voyez plus sur votre blog, c'est que je ne peux plus laisser de commentaires chez certains. C'est surtout Eklablog et Blogspot qui posent problème. C'est très ennuyeux!