Alors qu'Armel Job n'était, pour moi, qu'un nom dans la littérature belge, le voilà devenu en peu de temps un de mes auteurs préférés. 

Après "Loin des mosquées" que je voulais lire absolument et "Dans la gueule de la bête" lu parce que le sujet m'intéressait, je me suis lancé dans "Tu ne jugeras point" tout simplement parce que je l'ai trouvé dans une brocante.

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Il y a peu à dire au sujet de ce roman, c'est une simple enquête policière sans effusion de sang, sans psychopathe, mais également un drame familial.

L'auteur est parti d'un fait d'actualité : une poussette vide devant un magasin. La mère a abandonné son enfant quelques instants, le temps de faire une course. L'enfant a disparu.

J'explique :

Denise Desantis est une mère exemplaire qui s'occupe merveilleusement de ses enfants. Alors, pourquoi, un jour, laisse-t-elle son bébé endormi sans surveillance devant un magasin? Et qu'est devenu le bambin? A-t-il été kidnappé par une fille en mal d'enfants? Va-t-on demander une rançon? La mère est-elle pour quelque chose dans la disparition de son bébé? 

Les témoins se contredisent. Il n'y avait pas d'enfant dans la poussette selon les uns. D'autres l'ont bien vu, c'est certain.

Les enquêteurs et le juge chargés de l'enquête croient à la culpabilité de la mère. Son récit est plein d'incohérence mais elle a réponse à tout. 

Se peut-il que cette mère aimante (tout le monde peut en témoigner) soit responsable de la mort de son fils (puisqu'il est finalement retrouvé flottant sur les eaux d'une rivière)?

Le lecteur ne peut pas y croire et, pourtant, des détails prouvent que la mère ment ou du moins qu'elle ne dit pas tout.

Le dénouement tout a fait inattendu laisse le lecteur pantois! 

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