terminus

De Karine Giebel, je n'avais lu que deux nouvelles dont une que j'avais adorée. Je voulais donc continuer à la découvrir et j'ai acheté Terminus Elicius par hasard. Mauvaise pioche sans doute car je n'ai pas aimé plus que ça. 

J'aime les "page-turner" et ce n'en est pas un. J'aime être surpris par la fin d'un polar et je ne l'ai pas été. Ce n'est pas un mauvais roman mais un policier comme il en existe des centaines.

Jeanne a une vie monotone : elle vit avec sa mère, elle prend le train tous les jours à la même heure pour se rendre au commissariat marseillais où elle travaille. Sa mauvaise vue ne lui a pas permis de devenir commissaire malgré ses capacités intellectuelles. 

Jeune, elle a trouvé son frère pendu, son père a fui ainsi que son fiancé, Michel. Elle en est restée quelque peu perturbée et entend des voix dans sa tête. 

Ce sont ces voix qui m'ont dérangé dans ma lecture. Jeanne se parle sans cesse ou parle à "l'entité" qui l'habite. Je n'ai pas accroché à cette partie du récit.

Un jour, quelque chose vient rompre la monotonie de son existence : elle découvre une lettre qui lui est adressée, dans le train qui la ramène chez elle. Un homme qui se fait appeler Elicius est amoureux d'elle.

Dès la deuxième lettre, il lui avoue qu'il est celui que la police recherche activement : il a tué des femmes et continuera car il doit accomplir sa vengeance. Il lui fait comprendre qu'elle n'a pas intérêt à le dénoncer à la police si elle tient à la vie. Mais, justement, est-ce qu'elle y tient?

Jeanne se tait, par peur, ou parce qu'elle est enfin aimée? 

Les meurtres continuent et les lettres se suivent jour après jour jusqu'au jour où Elicius la teste...

Il parait que ce n'est pas le meilleur roman de Karine Giebel. Je ne demande qu'à voir. J'ai acheté "Les morsures de l'ombre" que je lirai probablement pendant les vacances qui s'annoncent. 

Petite déception donc pour celui-ci.