cerisiers

Je classerais ce roman dans la catégorie des "livres qui font du bien". 

Où ai-je vu ce bouquin? Sur quel blog? Je ne sais plus mais j'ai été attiré par ce titre un peu spécial et par la couverture qui rappelle les estampes japonaises.

Un livre de 140 pages qui m'a fait de l'oeil dans ma librairie. Je l'ai emporté et j'ai bien fait.

Le thème de ce roman est la peur. Tout le monde a peur même si personne ne l'avoue. On a peur de la souffrance, de la mort, de ne pas être aimé, de ne pas être à la hauteur, ... 

Souvent il s'agit de fausses peurs, des peurs que nous créons dans notre esprit mais qui n'existent pas et dont on peut se débarrasser à condition d'en prendre conscience.

Le livre parle aussi du passé qui est bien passé et qui n'existe plus. Sa seule importance, c'est qu'il sert à vivre l'instant présent et à préparer l'avenir.

J'ai souligné pas mal de passages dans ce bouquin, ce qui est bon signe.

"Le passé n'a d'importance que parce qu'il a tissé le moment présent".

"La fausse peur nous donne honte de nous."

"La peur est une maladie insidieuse et très grave, qu'on ne peut éradiquer que lorsqu'on se rend compte de sa progression et de ses ravages en nous. Malheureusement, certains d'entre nous ne s'en apercevront jamais. D'autres se rassureront en se disant qu'ils sont juste prudents, sur leurs gardes."

" La fausse peur, celle qu'on se fabrique pour des raisons stupides, te tue. Elle t'empêche de réagir correctement, elle te fait faire des tas de conneries ou t'empêche de faire ce qui compte."

"Un mec qui a peur, et ça vaut aussi pour les nanas, ça se voit, ça se renifle et ça donne envie aux tordus, qui ne s'attaqueraient jamais  à plus fort qu'eux. Ils te sautent à la gorge, juste pour te prouver qu'ils te dominent."

"Sois respectable à tes propres yeux, en toute lucidité."

"Tout est déjà en toi. Il suffit de le laisser parler."

"On apprend à marcher à petits pas, un pied devant l'autre. On tombe? Pas grave. Ca arrive à chacun de nous. On se relève et on repart, pour ne plus jamais ramper."

Et l'histoire? Puisque c'est un roman, il y a forcément une histoire. Bien sûr! Même si elle est un prétexte, une façon de faire passer un message; 

Paul Lamarche pense que réussir sa vie, c'est réussir.  Il s'ennuie dans son boulot et, pour conclure une affaire, se rend en Californie. Là, il se retrouve en prison pour faits de moeurs. Il devra cohabiter avec un gigantesque noir américain qui lui fout une trouille immense jusqu'au jour où ... jusqu'au jour où ce noir se met à parler.

Parmi les hommes d'affaires que rencontre le héros, il y a un Japonais qui parle peu mais parle juste. 

Ces hommes lui feront comprendre qu'on ne peut marcher que lorsqu'on dépasse les craintes qui nous entravent et nous empoisonnent...

Sans être un véritable coup de coeur, ce roman m'a plu et je vous le recommande.