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Pascale Soleil a connu la pire souffrance morale qui, je pense, puisse exister : la perte d'un enfant.

C'est pour pouvoir accepter cette douleur, comprendre cette perte (si c'est possible) et, sans doute, survivre à cette mort atroce (la petite fille s'est noyée à l'âge de deux ans dans une piscine) que Pascale s'est lancée dans une quête.

Dans ce livre où on retrouve souvent la petite Julia en filigrane, l'auteure nous parle du pouvoir de la conscience, de la pensée créatrice, de l'ultra-conscience, de l'intelligence émotionnelle, de la gestion des émotions et de bien d'autres notions plus compliquées comme le kundalini ou le saut quantique. Pascale Soleil essaye d'expliquer tout cela dans un langage simple qui, toutefois, reste assez compliqué pour les non-initiés. 

Un petit détour chez les schizophrènes, chez les Bouddhistes ou encore chez certains philosophes est également proposé. 

La quête en question s'articule autour de 4 thèmes principaux.

Mais laissons parler l'auteure :

"Ces voix du silence" fait d'une part référence à cette notion d'un univers à la fois potentiel et manifesté, à la fois multiple et unique. 

"Ces voix du silence" illustre également le deuxième aspect de ma quête, celui qui concerne les contraires. 

"Ces voix du silence" rencontre aussi le troisième volet de ma quête. Celui qui a trait à la pensée créatrice. Notre représentation du monde et des événements de nos vies a une répercussion directe sur la vie elle-même. 

Les voix du silence réfèrent aussi à ces synchronicités, ces "hasards" au sens fort que lui donnait Einstein pour qui "Le hasard, c'est Dieu qui parle incognito". 

Reste le titre "Les voix du silence". Tout comme Gérard de Nerval (le soleil noir de la mélancolie) ou Corneille (cette obscure clarté) ou encore Molière (jeune vieillard) ou Victor Hugo (cette petite grande âme), Pascale utilise ici l'oxymore : la voix s'opposant radicalement au silence. 

J'insisterai ici sur le travail sérieux et rigoureux de l'auteure qui s'inspire de nombreux livres qu'elle a lus lors de sa quête.

Je terminerai avec cette phrase relevée dans le bouquin :

"Dès que tu nous as quittés, j'ai eu l'intuition que tu n'étais ni venue ni partie pour rien. Ta mort m'immergea instantanément dans l'essentiel : je devais m'éveiller et tu étais venue me le rappeler. Ta mort fut pour moi un électrochoc vaguement similaire à la NDE" (expériences aux frontières de la mort que l'auteure développe dans un chapitre).

 

 

En guise de fin, ce poème dApollinaire intitulé "L'adieu" que l'auteure a souhaité pour épitaphe :

J'ai cueilli ce brin de bruyère

L'automne est morte, souviens-t'en

Nous ne nous reverrons pas sur terre

Odeur du temps Brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends

Neuvième livre lu pour mon challenge.

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