borgia

Ce livre est le 24è que je lis de cette auteure très érudite qu'est Juliette Benzoni. Cette dame née en 1920 à Paris a publié un nombre impressionnant de romans ou de fresques historiques dont certains ont été adaptés pour le cinéma ou la télévision comme sa série des "Catherine", "Marianne" ou "Le gerfaut des brumes" ou encore "La Florentine".

En 1994, elle lance une nouvelle série "Le boiteux de Varsovie" ou apparait un antiquaire vénitien Aldo Morosini qui deviendra célèbre puisque "La chimère d'or des Borgia" en est le 11è tome. 

Ruiné par la guerre 14-18, le prince Morosini devient antiquaire et spécialiste des bijoux anciens. Dans chaque tome, il part à la recherche d'un bijou célèbre, maudit parfois, qui lui vaut de vivre des aventures extraordinaires.

J'ai lu le premier volume de la série "L'étoile bleue" en 2002.

Je viens donc d'achever le 11è volume qui, je dois le dire, m'a un peu déçu. J'ai trouvé cette histoire tirée en longueur. L'écriture est parfaite, les références historiques intéressantes mais, même si le livre ne compte que 400 pages, quelques dizaines de pages en moins n'auraient rien enlevé à l'intrigue.

Morosini est chargé par un Américain amoureux d'une cantatrice célèbre de retrouver un bijou qui devrait reposer depuis un siècle au fond des mers. C'est, en effet, la chimère d'or ayant appartenu à César Borgia et qui a coulé en même temps que le Titanic que le richississime Américain veut offrir à sa belle.

Mission impossible pour l'antiquaire? Peut-être pas car il se pourrait que la fameuse chimère ait été volée avant que le célèbre navire ne heurte l'iceberg et qu'il ait donc pris la voie des airs avec sa voleuse et meurtrière...

Dans ce tome, Aldo retrouvera une ancienne maitresse à qui il a bien du mal à résister malgré son amour pour la femme qu'il a épousée quelques années plus tôt et se brouillera avec Vidal-Pelicorne, son presque frère, qui tombe amoureux de la belle cantatrice devenant ainsi le rival de l'Américain.

On y retrouve aussi, bien évidemment, la vieille tante Amélie, toujours de bon conseil et Angéline Plan-Crépin toujours prête à rendre service et à mettre son nez là où elle ne devrait pas.

Le livre se termine de façon tout à fait inattendue ou plutôt ne se termine pas puisque, à la dernière page, le lecteur a la surprise de lire que quelqu'un a tiré sur le prince Morosini juste avant qu'il ne voie sa femme fuir avec un illustre inconnu. Cette "non-fin" annonce, bien sûr, le douzième tome de la série " La collection Klerdermann" dont je vous parlerai bientôt.

Ce roman entre dans le cadre de mon challenge du mois "Nom de famille" avec, pour la deuxième fois, le célèbre nom des Borgia. 

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