Qu'est-ce que le temps passe vite quand on est plongé dans un bon bouquin, quand les pages tournent les unes après les autres, entrainant le lecteur là où il ne s'y attendait pas, quand pris par l'histoire, on oublie la réalité du monde qui nous entoure, quand on n'entend plus aucune conversation, aucun bruit, quand nos pensées restent figées dans l'histoire que l'on lit ! 

Mais comme le temps semble long quand l'ennui succède à l'ennui, quand l'héroïne de l'histoire que vous lisez ne vous est aucunement sympathique, quand elle vous énerve même avec son obsession d'une maladie qu'elle aura peut-être, peut-être pas. Comme c'est mortel de lire une histoire décousue dans laquelle les paragraphes semblent avoir été placés n'importe comment découpés et recollés peut-être par un enfant.

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Vous l'aurez deviné, je n'ai pas aimé du tout ce roman que j'ai choisi dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister.

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Alors, pourquoi ai-je choisi ce bouquin?

Pour son côté fantastique décrit par le texte sur la 4e de couverture.

"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire, la terrifie....

Des mystères corrompent le quotidien de la jeune femme...

En faisant visiter un appartement, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant".

Oui, Laura qui travaille dans une agence immobilière (et couche avec son patron qu'elle ne nomme jamais autrement que "Patron") est obsédée par un rêve, le rêve d'une maison qu'elle n'a jamais vue mais qu'elle reconnaitrait immédiatement si elles devaient se trouver face à face. D'ailleurs ce rêve (le même mais décrit avec des mots différents) revient sans arrêt dans le récit. Tant et tant que j'ai passé les derniers chapitres qui le décrivent!

Oui, Laura est témoin de la dispartion d'un enfant qui réapparait aussi subitement sans explications (je pense que l'auteure n'en a pas trouvé elle-même!).

Oui, on peut trouver un petit côté fantastique à ce récit mais...

Laura est surtout obnubilée par une maladie appelée "chorée de Huntington" (il m'a fallu du temps avant de découvrir pourquoi Hélène Frappat a donné ce titre à son roman). Cette maladie orpheline (qui existe vraiment, voyez le lien) a tué son père et elle a très peur d'en avoir hérité (ainsi que sa soeur qui fait de brèves apparitions dans le récit). Mais elle ne veut pas savoir. Des tests sont possibles pour déceler la maladie mais Laura refuse de les passer et sa maladie devient celle du doute.

Son père (et sa maladie) revient sans cesse même s'il est mort depuis un bout de temps. Sans que le lecteur ne s'y attende, l'auteure passe du rêve qui l'obsède à la maladie qui l'obsède encore plus en passant par des visites d'appartements, rencontrant ainsi des gens qui "ont le don"! 

J'ai détesté cette façon qu'à l'auteur de passer d'un sujet à l'autre sans aucun lien, de sauter du coq à l'âne.

Je trouve que les thèmes ne sont jamais exploités. On apprend, par exemple, que la femme du Patron est alcoolique puis on n'y fait presque plus allusion. On apprend que le Patron a quitté sa femme mais ça reste lettre morte. 

Je n'ai peut-être pas bien compris l'histoire et, dans ce cas, je m'excuse auprès de l'auteur pour cette critique négative. Mon manque d'intérêt m'a fait sortir du récit plusieurs fois et je n'ai pas compris qui est ce personnage appelé "Pierre" qui survient à la fin du roman.

Ce livre est ponctué de poèmes en anglais (excusez-moi de ne pas connaitre la langue de Shakespeare), extraits d'un recueil que lui a légué son père. J'aurais d'ailleurs aimé que les phrases en anglais qui surviennent de çà, de là soient traduites. 

Vous trouverez des avis bien différents du bien sur divers blogs : Mya, par exemple ou Sous les galets qui se rend quand même compte que ce livre ne plaira pas à tous. 

Un avis similaire au mien ici

Alors, ma note : 10/20. Désolé de faire baisser la moyenne!