Il est des livres qui, dès les premiers mots, vous transportent et vous savez qu'ils vont vous plaire. C'est le cas de "Totto-Chan", petite fille à la fenêtre.totto-chan

Dès les premières secondes, j'ai sauté à pieds joints dans l'histoire autobiographique de Tetsuko Kuroyanagi.

L'histoire commence quand Totto-Chan a 6 ans. Elle ne le sait pas mais elle vient de se faire renvoyer de son école primaire. Sa maman ne la gronde pas, ne lui fait pas de reproches, ne lui dit pas qu'elle s'est fait renvoyer, elle lui demande simplement si ça lui plairait de changer d'école.

Manifestement l'enseignement de cette école ne convient pas à la petite fille. Elle devra prendre le train (que l'auteure qualifie plus tard de "train du bonheur") pour se rendre dans sa nouvelle école. Celle-ci est composée de wagons qui servent de classes et l'enseignement prodigué est très différent de ce que Totto-Chan a déjà connu. Un enseignement comme doivent en rêver la plupart des enseignants (et des enfants). Le directeur est un grand pédagogue qui a visité des écoles européennes et qui en a ramené une pédagogie adaptée aux enfants. 

A la veille de la guerre, Kobayashi crée sa propre école. L'avant-midi est consacrée à l'étude, l'après-midi est plus libre (découverte de l'environnement, lecture, sport, ...).

Les enfants reçoivent, en début de journée, la liste de ce qu'ils doivent faire jusqu'à midi. Ils travaillent dans l'ordre qu'ils veulent. Ils travaillent seuls (pas de longs cours ennuyeux à écouter en bâillant) ce qui demande beaucoup d'autonomie de la part de l'enfant et un soutien constant de la part de l'enseignant. Dans cette école, les enfants vivent heureux ... jusque quand la guerre est déclarée.

Si j'ai été happé par le début du roman, mon plaisir s'est petit à petit amenuisé au fur et à mesure de ma lecture. Le livre est divisé en une multitude de petits chapitres qui relatent des faits de vie (sans grande originalité parfois) et il ne se passe pas toujours quelque chose.

On se rend compte que Totto-Chan et les autres élèves sont heureux de vivre et de travailler ensemble. Ils ne manqueraient l'école pour rien au monde et n'ont aucune envie de retourner chez eux et c'est le principal. 

Lorsque la guerre est déclarée, la petite fille part avec ses parents. J'aurais voulu une suite à ce livre, j'aurais aimé savoir ce qu'ils ont fait lorsqu'ils étaient en exil, ce qu'ils ont fait après la guerre, quelles écoles la fillette a fréquentées par la suite, quel enseignement elle y a trouvé, ... Un deuxième tome serait donc le bienvenu.

A la fin du roman, l'auteure nous explique ce que sont devenus les différents protagonistes de l'histoire. 

Je ne sais pas d'où vient ce livre; je ne me souviens pas l'avoir acheté, je ne me souviens pas qu'on me l'ait prêté. C'est peut-être le Père Noël qui l'a glissé entre deux bouquins dans ma bibliothèque. Si c'est le cas, il a bien fait.

Un livre pour jeunes adultes qui me permet de participer au challenge de Muti.

 

challenge jeunesse