C'est le premier matin du monde

Comme une lueur confuse exhalée de la nuit

Au souffle nouveau qui se lève des ondes

Un jardin bleu s'épanouit...

 

Cependant le jour passe, et vague, comme à l'aube

Au crépuscule, peu à peu,

L'Eden s'endort et se dérobe

Dans le silence d'un songe bleu...

                                                                          Charles Van Lerberghe (1861)